Archives de Tag: Vin DIesel

Riddick – David Twohy (2013)

Riddick

A l’instar de son titre, la suite des aventures du guerrier nyctalope tend vers le minimalisme. Tout en reprenant les codes du premier film qui avait fait la renommée du personnage, David Twohy cherche à faire table rase de son second opus surchargé et à combler le fossé qui le sépare du public en livrant un film dépouillé de tout gras. Riddick est donc un huis-clos musclé ce qui est assez antithétique avec le film en lui même car la prison est une planète entière et les grandes décisions se feront à coups de punchlines bien senties plutôt qu’à la force des armes. Tout dans le film sent l’hommage, fleure bon la dévotion à son anti-héros par excellence. Il l’iconise sans cesse au détour de scènes plus ou moins violentes (la menace de Riddick mise à exécution est jouissive), il en fait à la proie et le chasseur et Vin Diesel n’a pas d’autre choix que de porter e film sur ses épaules baraquées. Mais le personnage lui colle tellement à la peau qu’on a l’impression qu’il n’a même pas besoin de faire l’effort de la jouer. Ce qui le rend d’autant plus terrifiant aux yeux des mercenaires et aux nôtres, qui avons l’impression de ne l’avoir jamais quitté. Les retrouvailles sont terriblement excitantes et la promesse d’avoir su redonner un second souffle à la saga est tenue. Merci David.

8/10

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Fast & Furious 6 – Justin Lin (2013)

Fast & Furious 6

Au vu de la tournure que prenait la saga lors de la sortie de Fast & Furious 5, on pouvait augurer du bon pour que la suite de la franchise soit pérenne et donne lieu à des blockbusters d’action parfaitement calibrés. Mais au vu de la bande annonce de Fast & Furious 6, on pouvait regretter une surenchère dans l’action qui pouvait nuire au tissu familial et dramatique qui se nouait autour des personnages phares de la saga (O’Conner et Torreto, via leurs relations fraternelles et amoureuses). Même si certains passages laissent à désirer en terme de crédibilité (les vols planés ou le côté bigger & louder trop prononcé de la scène finale), FF6 est un muscle car du genre, un panard fantastique dans le cinéma d’action actuel et un doigt d’honneur au côté beauf qui définissait de plus en plus la saga (le côté tuning et ce qui en découle) avant le lifting opéré par Justin Lin.

Fast & Furious 6 run

Avec un souci de continuité dans sa saga, Justin Lin opère des ramifications intéressantes entre ses différents protagonistes, quitte à en faire revivre un pour le bien fondé de son scénario. Et si le côté « petit malin » de la chose est loin d’être invisible, on est bien loin d’Anderson et de ses héros de Resident Evil qui sont censés être morts et revivent comme par magie (tiens, Michelle Rodriguez encore !). Ici, la pirouette scénaristique a du sens et est même plutôt maligne, passant en douceur et s’oubliant très rapidement pour laisser place aux enjeux dramatiques aux envergures prodigieuses. Car le côté familial est de plus en plus poussé, jusqu’à transformer le gang de runners en une véritable famille mafieuse, luttant pour leur pérennité (Torreto) et leur descendance (O’Conner). Et ce sont ces liens du sang, de plus en plus profond, qui se tissent et poussent les personnages à se sacrifier, à aller de l’avant, droit vers le danger et une mort certaine.

Fast & Furious 6 cascade

Face à eux, le gang de Shaw est le côté sombre du gang Torreto, le revers de la médaille. Alors que l’amour filial et la loyauté sont leurs mots d’ordre, ceux de Shaw, incarné par un Luke Ewans ultra charismatique, sont précision et sang froid. La lutte est donc impitoyable entre ces deux modèles de clan, ramenant Fast & Furious à l’échelle d’une fresque familiale luttant contre une autre, le tout catapulté dans la catégorie blockbuster par des scènes d’action d’une maîtrise absolue, toujours lisibles et jouissives. Lin ne se moque pas de son public et offre des scènes anthologiques aux climax incroyables. On ne sait jamais où et quand ça va s’arrêter, qui va s’en sortir et qui va y rester. De l’adrénaline brute coule dans les veines du spectateur qui ouvre grand les mirettes devant cet étalage de puissance de feu (les cascades en dur, les destructions monumentales, les dommages collatéraux,…).

Fast & Furious 6 team

Hormis l’humour qui peut paraître parfois lourdingue à certains moments, l’action est brute de décoffrage, notamment grâce à la présence d’une montagne de muscles du nom de Dwayne Johnson. Lui et Vin Diesel compose le duo le plus badass de la saga, alignant les punchlines et les punchs comme autant d’arguments chocs, s’imposant comme des leaders incontestables de la virilité qui se dégage du film. Il faut voir ce mélange de crainte et de respect qu’ils s’accordent mutuellement, exploser dans des scènes géniale comme la confrontation Torreto/Shaw après un run nocturne ou l’aide inespérée de The Rock lors du combat Diesel/Kold lorsque la caméra se décale sur l’expéditeur du coup de poing l’assommant presque, faisant se tenir côte à côte deux nouvelles faces d’une seule et même pièce. Des mises en abîme continues entre les personnages, entre les clans, entre la notion de justice policière et personnelle, entre celle du bien et du mal.

Fast & Furious 6 combat

Et que dire de la scène post générique qui voit l’intérêt que l’on peut désormais porter à la saga exploser avec la présence de Jason Statham, s’iconisant en deux répliques en bad guy encore plus vicieux dans le prochain opus. Ça faisait de longues années qu’un blockbuster d’action ne m’avait pas autant foutu la trique. Fast & Furious, c’est un peu le Expendables du film de bagnoles.

8,5/10

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