Archives de Tag: Samuel L Jackson

Very Bad Cops – Adam McKauy (2010)

Very Bad Cops

L’humour mongol, j’ai déjà du mal à accrocher quand ça vient d’Asie. Alors chez les Américains, je crois qu’on passe un stade où mes neurones arrêtent de réfléchir. Obligé de passer par la case VF étant donné que la séance a été familiale, je dois dire que j’ai vraiment du mal avec les doublages dans les comédies, qui font perdre 200% de la qualité des blagues. Mon avis est donc à prendre avec des pincettes car je suis persuadé (caution Ferrel oblige) que la VO doit être un peu plus tordante que ce ramassis de gags ratés que j’ai vu. Même si le côté buddy movie fonctionne plutôt bien et que les personnages, même s’ils sont des caricatures ambulantes, sont attachants, je n’ai jamais réellement ri aux éclats (sauf quand l’Australien sort « On voit bien qu’il maîtrise GTA« ) durant la course poursuite :eheh: ). Mention A+ à Eva Mendès qui arrive à m’exciter quelque soit le rôle qu’elle a.

4/10

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187 code meurtre – Kevin Reynolds (1997)

Quand Boy'z n the hood rencontre The substitute...

Quand Boy’z n the hood rencontre The substitute

Il y a une dizaine d’années (au bas mot), j’ai vu la bande annonce de ce film en regardant un DVD (je me souviens encore qu’après, il y avait celle de Spawn). Et étrangement, ces quelques scènes que j’avais vus et cette musique m’avaient marqué. Sans doute régi par le fait que j’étais justement dans ce milieu hostile qu’est le collège/lycée, mon cerveau a enregistré ce film comme un incontournable à voir un jour ou l’autre. Et ce jour est arrivé… Et c’est toujours étrange de trifouiller sa mémoire et de retrouver ce moment de nostalgie pure. Car si à l’époque je m’attendais à un film qui allait me vriller la tête (dans le bon sens du terme), le résultat est tout de même mitigé. Mais je vais essayer d’écarter ce sentiment et de critiquer ce film à sa juste valeur en faisant preuve de la plus pure objectivité.

On est loin des 50 élèves par classe d'aujourd'hui, mais le bordel qu'ils font compte pour double.

On est loin des 50 élèves par classe d’aujourd’hui, mais le bordel qu’ils font compte pour double.

Je dis toujours que si un cliché a la vie dure, c’est qu’il est pétri d’une grande part de vérité. Et 187 code meurtre n’échappe pas aux sirènes du genre, brandissant fièrement l’étendard de la diversité culturelle dans les classes, même si elles ne sont principalement composés que de Latinos pour la banlieue Los Angeles et de Blacks pour Brooklyn (vive les idées reçues). Bien loin d’attenter un procès d’intention au cinéaste, je dois avouer que si on y regarde plus près, ça n’est pas le racisme qui est pointé du doigt mais bien le système scolaire et ses dérives. Les fonctionnaires apparaissent tels des pions sur un échiquier géant où la politique et l’éducation s’affrontent sans pitié, à coup de procès verbeux, coûteux et interminables.

Savoir séparer vie privée et vie professionnelle quand on est professeur ne semble pas être chose aisée.

Savoir séparer vie privée et vie professionnelle quand on est professeur ne semble pas être chose aisée.

Autant dire que tout le film repose sur les épaules solides de Samuel L. Jackson, incarnant un professeur vétéran d’un lycée de Brooklyn, appelé en remplacement à Los Angeles après une blessure infligée par un élève éconduit du système. Comme dit la devise: on sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on gagne. Et ce que ce David des temps modernes va trouver sur son chemin est un Goliath de déchéance intellectuelle et morale. Les gangs semblent avoir la main mise sur la scolarité de tout un chacun, perturbant les cours et portant fièrement les couleurs de leur appartenance sous couvert de virilité.

Tiens bon Sam: une petite ligne de craie blanche avant de reprendre et c'est reparti !

Tiens bon Sam: une petite ligne de craie blanche avant la fin de la récré et c’est reparti !

Oeuvre sociale mâtinée de thriller scolaire, 187 code meurtre se suit sans mot dire, les souvenirs de notre propre scolarité refaisant surface au fur et à mesure. Croisé fonçant tête baissée dans la libération de l’éducation pour tous, Mr G. (« G like Gangsta » comme dirait certains de ses élèves) soulève les pierres qui ne devraient pas l’être et attrape le taureau par les cornes pour que le lycée retrouve de sa superbe. Et même si la quête semble perdue d’avance, ces élèves belliqueux nourris au rap et aux films violents semblent peu à peu comprendre une seule chose: la violence en retour.

Une fois que les leaders de classe sont matés, le travail du prof est quasiment fini.

Une fois que les leaders de classe sont matés, le travail du prof est quasiment terminé.

Kevin Reynolds ne nous plombe pas son film avec une mise en scène classe ou révérencieuse, il se contente de suivre son pèlerin perdu dans un océan de paumés qu’ils va tenter d’emmener sur la bonne voie. Et si certains préfèrent suivre celle de la violence, libre à eux de le faire mais comme on dit à l’école: celui qui tue par le glaive périra par le glaive.

7,5/10

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