Archives de Tag: nul

The Deep – Baltasar Kormakur (2012)

The Deep

Ça, pour l’avoir eu bien profond, on l’a eu. Kormakur, ça doit vouloir dire « enculer les mouches » en islandais tellement son film n’atteint jamais l’ampleur espérée, la faute à un rythme digne d’un téléfilm France Télévisions avec Thalassa en sponsor. Alors qu’il tenait un solide fait divers qui aurait pu accoucher d’un survival maritime introspectif, il se contente de nous balancer un naufrage filmé avec les pieds et une errance de 10 minutes top chrono sur 1h30 de bobine. Le reste du temps, on voit le quotidien d’un type avec lequel on a aucune empathie et qu’on aurait aimé voir mourir noyé pour ajouter de l’action et raccourcir le film. Survivre, c’est bien ce que j’ai essayé de faire pendant le visionnage…

1,5/10

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G.I. Joe: Conspiration – John M. Chu (2013)

Encore un film Hasbro tout pourri !

Encore un film Hasbro tout pourri !

Pour ceux qui sont fans de la saga (s’il existent), je m’excuse de ne pas avoir vu le premier film. Mais est-ce si important vu le niveau auquel on est confronté durant 2 heures ? Lorsqu’un film d’action m’ennuie au point de regarder ma montre toutes les vingt minutes, il peut me balancer toute l’énergie qu’il veut sur la fin, il n’atteindra jamais la moyenne. Loin de moi l’envie de vouloir me mettre à dos les adolescents qui ont du adorer cette bouillie visuelle (rien n’est fluide à part les ralentis) et scénaristique (un énième complot foutraque visant la Maison-Blanche) mais c’est clairement le point mort de l’entertainment et un beau gâchis de potentiel (Dwayne Johnson et Lee Byung-hun en tête).

Tous les pires clichés sont réunis autour de cette table.

Tous les pires clichés sur les pays sont réunis autour de cette table.

Pourquoi ont-ils besoin d’aller se fourvoyer dans des daubes comme celles-ci alors qu’ils n’ont clairement plus besoin de cachetonner, ayant fait montre de leurs talents et de leur charisme ? Cette méthode est uniquement réservée à Bruce Willis qui nous refait un John McClane mâtiné de…de…et bien de John McClane. Le pauvre n’a plus que cette corde à son arc et elle est tellement usée que j’ai hâte qu’elle lui pète à la gueule. Mais il est loin d’être le pire acteur du film et rien que ça, c’est une performance en soi. Car Jonathan Pryce lui vole la vedette en président américain aussi mou que François Hollande et veut à tout prix rester sur le trôle de la médiocrité tant il semble à son aise dedans.

Heureusement que The Rock est là pour pimenter l'action.

Heureusement que The Rock est là pour pimenter l’action.

Alignant les pires stéréotypes dans une réunion de crise concernant la dénucléarisation du monde, le film peut se vanter d’avoir la meilleure scène comique dans un film d’action. Encore une contre-performance à son actif qui permet de juger le travail du scénariste et encore plus celui du producteur. Car il faut 5 ans d’âge mental pour accepter qu’une telle scène soit présente dans un blockbuster. G.I. Joe se fout tellement de notre gueule à tous les niveaux que ça en devient gênant et que je me suis senti insulté dans mon statut de spectateur. Toutes les scènes d’actions sont visible dans le trailer et pas un seul moment de bravoure iconisera nos soldats patriotiques.

Les seuls moments forts sont les apparitions des ninjas.

Les seuls moments forts sont les apparitions des ninjas.

Ah si ! Ils parviennent à déjouer le complot visant le président grâce à une série d’enregistrements vidéos qui montre qu’il ne croise pas les mains de la même façon. Incredible ! Autant d’éléments qui justifient le QI d’huître de l’élite de l’armée américaine qui, additionné à celui des responsables de cette purge, doit plafonner à 100. Les raccourcis sont tellement « autres » que j’avais l’impression d’assister à une adaptation d’un épisode de La quatrième dimension. Le film prend des tournures épiques de débilité à de nombreuses reprises, permettant de maudire en silence le réalisateur en rentabilisant la séance par un aspect nanardesque pas piqué des vers.

Les bizuts sont prêts. Leur gage: faire une fellation à The Rock...

Les bizuts sont prêts. Leur gage: faire une fellation à The Rock

Après un Battleship plus que mauvais où la seule scène à sauver étant le naufrage du bateau en plan séquence, G.I. Joe n’a qu’une seule scène véritablement intéressante au compteur. Et bien qu’elle soit à moitié visible dans la bande-annonce, elle reste très agréable à regarder pour son côté décomplexé et ralenti (c’est pas rempli de plans cut). Hasbro continue de nous faire doucement sourire avec une politique de marketing grosse comme le poing. Et je ne sais pas qui est à la tête de cette société mais ils nous ressortent la même scène que dans Battleship, avec les vieux de la vieille qui rempilent pour aller casser du méchant. Aussi ridicule qu’inutile (on les voit en action 5 secondes), elle plaira aux pensionnaires des maisons de retraite qui resteront bloqués sur ce film lors de sa diffusion télé, les piles de la télécommande ayant lâchés et la supérette étant fermée le dimanche.

Londres est détruite ? On s'en branle !

Londres est détruite ? On s’en branle !

Encéphalogramme plat pour ce film qui arrive à être aussi nul que Die Hard 5, aussi jouissif que Spring Breakers et aussi maîtrisé que Rengaine. J’aurais mieux fait d’aller voir Jack: le chasseur de géants. Au moins, on est pas volé sur la marchandise…

2,5/10

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Le flic de Hong-Kong – Sammo Hung (1985)

Dix minutes pour trouver une affiche qui pique pas les yeux...

Dix minutes pour trouver une affiche qui pique pas les yeux…

Décidément, 1985 est un excellent cru pour Jackie Chan. Après un Police Story tout pourri rattrapé de justesse par ses cascades impressionnantes, son pote Sammo Hung le fait apparaître dans son film au titre qui fleure bon le polar de triade, Le flic de Hong Kong. Sauf qu’en fait, on s’en bat les couilles qu’il vienne de Hong-Kong vu que l’histoire se passe…à Tokyo. Oui, sans aucune raison aucune, on passe d’un pays à l’autre sans que ça soit jamais indiqué (une réplique au bout d’une heure de film viendra nous expliquer dans quelle ville on se trouve). Un tel niveau d’écriture et une telle gestion du suspense ne se trouve que dans des productions tels que Les Teletubbies, où la totale improvisation est de mise.

C'est bon, y'a le pourcentage d'handicapés dans le film. Ah merde ! On s'est trompé de chiffre

Je crois qu’à ce moment précis, j’ai eu le plus gros facepalm de toute ma chienne de vie.

Y’a un pourcentage d’handicapés mentaux dans ce film qui frise le record. On dirait qu’on est en face d’une réclame pour le Téléthon chinois. Y’en a pas un pour relever l’autre, l’humour de Police Story passe pour du Molière à côté de celui-ci et Jackie Chan n’a jamais été aussi peu présent dans un film et autant visible sur une affiche (peut être battra-t-il son record dans Expendables 3). Je m’attendais à avoir un minimum de bastons et je me retrouve à suivre les aventures débilitantes de Sammo et sa bande (Block Head, c’est juste un putain d’autiste quoi !). Après une introduction assez généreuse (ça se bagarre et y’a une course poursuite sympa), on se retrouve face à des ninjas aux gestuelles et aux accoutrements dignes du pire épisode des Powers Rangers.

- Pitié, je dirais tout mais arrêtez ce film de merde !"

– Pitié, je dirais tout mais arrêtez ce film de merde ! »

La chorégraphie des bagarres est poussive, les blagues sont drôles si on sort d’une lobotomie, les sketches sont d’une débilité à toute épreuve et sont d’une longueur digne d’un viol ou d’un dîner avec la belle-famille. Impossible d’attaquer la VF qui n’est aucunement responsable de la pitrerie dégénérescente des acteurs et la stupidité de l’histoire, tout juste bonne à enchaîner des situations comiques et des combats d’une platitude navrante. La seule scène à sauver est celle où Jackie Chan a un temps de présence rallongé par son entrée dans la maison hantée. Le flic de Hong-Kong n’est ni plus, ni moins qu’un film de kung-fou à l’instar de Crazy Kung Fu, le talent en moins. Le genre de film à faire passer dans les hôpitaux spécialisés.

1,5/10

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Spring Breakers – Harmony Korine (2013)

Après Martine, les aventures estivales des Puputes !

Après Martine, les aventures estivales des Puputes !

Mais qu’est-ce que je pouvais attendre d’un tel film où la bande annonce, superficielle à outrance, montrait déjà tout ce que j’allais devoir subir durant plus d’1h30 ? Oubliez l’expérimentation de la mise en scène ! Korine nous met deux trois ralentis de fessiers juvéniles et de décolletés aguicheurs sur fond d’électro, mixant le noir et blanc et les couleurs criardes comme pour nous expliquer à nous, abrutis consommateurs de publicités et de clips musicaux, que notre génération ne se base que sur le physique et sur le buzz, sur l’apparence et la transparence médiatique. Oubliez la subversion espérée ! Korine prend des égéries Disney toutes proprettes pour que son message vomitif à souhait soit compris par le plus idiot de ses spectateurs. Oubliez le franchissement des limites propre au statut indépendant d’un tel cinéaste ! Korine nous balance dix milles plans de boobs sans qu’aucun ne dépasse vraiment 2 secondes, le tout sans jamais mettre le sexe au centre de son message racoleur et pervers.

Puputes en cours de gym.

Puputes en cours de gym.

Fort d’un buzz alimenté par des milliers de puceaux en chaleur, rodés à l’idée de voir se faire dépuceler de jeunes ados pré pubères par de jeunes adultes testostéronés à Miami, capitale du bling bling assumé, Spring Breakers est le genre de film aussi inoffensif qu’un exhibitionniste sur une plage nudiste. Autant la mise en scène fait l’effort de subjuguer par des idées clairement à l’opposé de ce que le public rameuté attend (le braquage filmé de l’extérieur, nous ramenant à notre état de voyeur), autant la philosophie qui se dégage des scènes, des images et des dialogues est d’une connerie abyssale. Le tout chaperonné par un James Franco en totale roue libre, sorte de chapelier fou dans un monde de vices et d’interdits.

Pupputes en balade.

Puputes en balade.

Alien ! Non mais le type s’appelle Alien ! Comme si on avait pas compris que cette période de Spring Break était l’occasion de voir un monde nouveau, interdit, dangereux et excitant. Comme si cette planète de faux-semblants ne pouvait pas nous être présentée autrement que par un type qui s’appelle Alien. Comme si le film n’était voué à être visionné que par des Mormons. De toute manière, c’est sûr que la planète MTV, j’en suis mais alors à des années lumière. Il y a une telle quantité de scènes hilarantes qu’on est en droit de se demander si Harmony Korine n’a pas louper sa vocation. Il faut voir des jeunettes inconscientes se vanter d’avoir braquer un fast food, voir James Franco chanter et jouer au piano du Britney Spears, voir la femme du réalisateur se faire limite violer par une bande d’ados en rut pour se rendre compte qu’on touche là au sublime de la déliquescence. Dutroux approved !

Puputtes en vendetta.

Puputtes en vendetta.

Spring Breakers est une farce acidulée, à la psychologie de bazar et à la photographie aussi somptueuse qu’un cocktail mais tout aussi faible en punch. Je préfère me regarder un clip MTV d’un groupe de rap américain lambda. Au moins ça dure 5 minutes à tout casser et ça essaye pas d’être intelligent.

3/10

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Die Hard 5: a good day to die hard – John Moore (2013)

J'ai été obligé de choisir une affiche au niveau du film...

J’ai été obligé de choisir une affiche au niveau du film…

Un DTV roumain de luxe. Voila ce qu’est la nouvelle aventure explosive de John McLane. Oui, dans cette critique, je ne dirais jamais Die Hard car pour moi, ce film n’existe pas. Je sais ce que vous devez penser mais vous verrez par vous même le jour où ce tissus de conneries vous passera devant les yeux que j’avais raison de renier cette daube infâme. Je ne dirais jamais Die Hard pour la simple et bonne raison que Moore salit le nom de McLane, mais encore plus le travail effectué par McTiernan pour élever au panthéon des mecs badass le personnage désincarné par Bruce Willis. Désincarné,c’est bien le mot. John McLane n’est plus que l’ombre de lui même. Son fils, qui semble avoir pris la relève autant au niveau physique que charismatique (c’est dire le niveau de jeu de Willis), est une véritable endive bodybuildée qui a un regard d’ahuri une fois sur deux, c’est à dire lorsqu’il ne ferme pas les yeux à cause de toutes les explosions qu’ils se prennent dans la tronche.

- "C'est faux ! J'ai pas un regard d'endive !"

– « C’est faux ! J’ai pas un regard d’endive ! »

Oui ! Car le maître mot du film, c’est de tout faire péter ! Et que ça saute ! C’est ça qu’aime les jeunes de toute façon ! Sauf que John Moore a tablé sur un public abruti devant MTV ou aveuglé par l’aura mythique de John McLane pour faire son beurre. Mais moi, je ne suis pas dupe, je vois clair dans son jeu. C’est tellement une merde finie qu’il cache son manque de talent dans des explosions ou des fusillades qui, soit dit en passant, n’ont rien de jouissives. Je crois avoir vu, entre deux facepalms, un méchant russe danser la gigue devant McLane père et fils en mangeant une carotte. Arrêtez moi si je me trompe mais en quoi ça le rend plus méchant ? En plus, le coup de la carotte, ça a déjà été vu dans Shoot’em up et c’est pas parce que t’es le sosie soviétique de Clive Owen qui faut te la raconter.

Quand Yamakasi rencontre Wanted. En gros, quand Besson rencontre Bekmambetov...

Quand Yamakasi rencontre Wanted. En gros, quand Besson rencontre Bekmambetov

Entre dix ralentis et douze plans à la seconde, j’ai cru apercevoir un foutage de gueule. La moitié des scènes de la bande annonce ne sont pas dans le film. Et oui ! C’est une nouvelle forme de marketing ! On te met des scènes qu’ont l’air bien mais on les met pas dans la sortie salles. Si tu veux les voir, faudra venir acheter le Blu Ray, comme ça tu raques deux fois. Malin le lynx ! Sauf que celui qui voit le film en salles et qui achète également le film, soit il est très con, soit…soit …ben soit il est vraiment très con. Je ne le ferais même pas en cadeau à mon pire ennemi par peur de refiler des sous à John Moore. Il serait capable de faire un sixième épisode où John McLane devrait retrouver son frère, ancien marine reconverti en mercenaire au Cameroun où il a été fait capturé par des islamistes radicaux qui veulent faire péter les Etats-Unis avec des bombes au plutonium enrichi au lait de gazelle.

Ça doit être une image subliminale vu que j'ai rien vu de tel dans le film.

Ça doit être une image subliminale vu que j’ai rien vu de tel dans le film.

En même temps, il ne fallait pas s’attendre à ce que le scénariste fasse des étincelles puisqu’il est le géniteur du film Wolverine et Opération Espadon, soit deux actionners à la ramasse aussi bien sur le plan technique que narratif. J’avais l’impression de regarder un mauvais cartoonMcLane tombe et se relève sans cesse, chute d’étages en étages, se prend des explosions, retombe, se blesse, se relève. Tout ça jusqu’à plus soif. Au lieu de arder l’image d’un tough guy impossible à abattre mais qui est meurtri dans son amour propre et qui ressent la fatigue, Moore décide d’en faire un mec increvable, qui aligne les bads guys avec autant de facilité que les mauvaises punchlines.

J'ai lutter pour trouver des screens digne de ce nom.

J’ai lutter pour trouver des screens digne d’intérêt.

Ça flirte même sur la vague Skyfall avec une bande originale sans saveurs, qui peine à reprendre des airs déjà entendus dans d’autres films d’espionnage. La saga perd toute crédibilité lorsqu’on se rend compte que la moitié du budget est passé dans les bagnoles explosées, broyées, écrasées à la manière d’un Taxi. Ajouté à cela des scènes d’actions en CGI indignes de la trilogie originelle et vous obtenez la pire mayonnaise jamais créée en matière de film d’action. Une parodie débilitante qui ne prend jamais ses personnages au sérieux et chie sur toute la mythologie du flic increvable que tant de gens ont galéré à modeler. Et déplacer l’action en Russie n’apporte rien au film, si ce n’est de pouvoir détruire des immeubles à moindre coût puisqu’ils sont plus aux normes.

"- Vous êtes prêt ? On va se faire démolir par un vieillard et son fiston alors qu'on est surarmés."

« – Vous êtes prêt ? On va se faire démolir par un vieillard et son fiston alors qu’on est surarmés. »

Je sauverai juste la course poursuite en plein Moscou qui rend hommage à la saga qui, même si elle est filmée avec les pieds, reste assez efficace et très impressionnante. Pour ma part, John McLane est mort et enterré et ce patriotisme forcené qui cherche à ressusciter des légendes bons pour la casse a tendance à m’exaspérer. Yippie-ki-yai, pauvre con !

2,5/10

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