Archives de Tag: mafia

Gibraltar – Julien Leclercq (2013)

Gibraltar

Après avoir écrit les script de deux Mesrine et du célèbre Un prophète, le scénariste Abdel Raouf Dafri commence à se construire une belle petite carrière et continue sur sa lancée de pointer du doigt le grand banditisme en mettant à mal l’état et ses représentants, les transformant en girouette médiatico-politique. Gibraltar n’échappe pas à la règle et c’est avec une histoire solide, inspirée de la vie du véritable « aviseur » Marc Fievet, qu’il va permettre à Gilles Lellouche d’incarner autre chose qu’un méchant ou un type drôle. Et d’ailleurs, il s’en sort plutôt bien en père de famille tiraillé entre l’amour qu’il porte à sa femme et son enfant et le besoin irrépressible de gagner de l’argent facile pour rembourser ses emprunts.

Gibraltar clopes

Si la décision est prise un peu trop rapidement à mon goût, c’est pour mieux exploiter le monde du trafic de drogues et ses cartels plus dangereux les uns que les autres qui utilisent Gibraltar comme une autoroute criminelle (d’ailleurs, le générique d’introduction est génial pour ça). Jamais manichéen, le film joue constamment avec nos nerfs en nous faisant suivre les pérégrinations de plus en plus dangereuses de Marc Duvall, petit poisson inoffensif envoyé petit à petit dans un banc de requins. Mais en l’engageant comme « aviseur » (un autre terme pour « balance »), l’Etat n’avait pas compté sur l’intelligence et la réactivité de cet homme qui va sans cesse se raccrocher aux branches pour limiter la casse et amortir sa chute (qui sera tout de même au rendez-vous).

Gibraltar échange

La mise en scène est très soignée, la photographie et la très bonne retranscription de l’époque (le milieu des années 80) aidant le spectateur à s’immerger complètement dans le détroit. Surfant sur le même rythme qu’Un prophète – à savoir de la violence sèche amenée par une grosse part dramatique – Gibraltar se pose en film à l’aspect quasi documentaire par la qualité des conversations. On sent qu’il y a du vécu derrière cette histoire et que Marc Duvall n’est pas que le produit de l’imagination fertile d’un scénariste. Y’a des gueules terribles qui surnagent de chaque côté de la barrière de la loi: entre bandits de Tanger, mafieux ritals et flics véreux, y’a largement de quoi faire pour que le casting paraisse véritable et sincère.

Gibraltar douane

Très bonne surprise que ce Gibraltar qui utilise un endroit sous-estimé du monde de la pègre au cinéma et qui montre que Julien Leclercq a une maîtrise peu originale mais efficace de sa caméra. Dommage que le film ne  balance pas plus sur les dessous politiques de ce genre d’affaire, éclaboussant au passage quelques anciennes têtes couronnées qu’on aurait aimé voir tomber de l’échafaud.

7,5/10

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Dead Man Down – Niels Arden Oplev (2013)

Un sous-Tarantino ou un sous Guy Ritchie ?

Les monteurs de trailers ne savent plus quoi faire pour vendre un film…

Il fût un temps où le nom d’un cinéaste, d’un acteur voire même même d’un compositeur ou d’un scénariste suffisait à vendre un film. Le public y allait les yeux fermés en faisant confiance à une cinéphilie longuement établie. De nos jours, la chose se fait plus rare. Mis à part quelques rares cinéastes élus, le public veut tout savoir et tout comprendre avant même d’avoir vu le film. En quoi est-ce jouissif d’aller voir quelque chose dont on connaît tout à l’avance ? Est-ce que c’est une manière de se rassurer avant d’aller débourser 10 à 15 euros pour une séance dont on n’est pas sûr de ressortir conquis ? De plus, en quoi un trailer de 3 minutes est-il plus efficace qu’un autre d’une seule et unique minute ?

Y'a une photographie assez soignée malgré le manque d'originalité de l'ensemble.

Y’a une photographie assez soignée malgré le manque d’originalité de l’ensemble.

C’est sur cette gamberge que je suis allé me frotter au nouveau film d’Oplev, que je ne connaissais que de renom pour avoir signé la trilogie Millenium. Dead Man Down semble suivre la même ligne directrice par sa froideur, son actrice et sa volonté de proposer un cinéma intéressant mais dénué de prise de risque. Tout a déjà été vu, parfois en mieux, et il manque très nettement un style ou une patte graphique au cinéaste pour s’imposer dans le registre. Moins proche d’un Tarantino que d’un Guy Ritchie, ce thriller verbeux à la sauce mafieuse ne brille pas par sa capacité à aborder un registre déjà bien balisé mais par celle de nous perdre grâce à des non-dits qui donnent envie d’en savoir plus sur les agissements du personnage incarné par Farrell.

Si on oublie les mimiques de l'acteur, ça passe.

Si on oublie les mimiques de l’acteur, ça passe.

Sans en dévoiler davantage que la bande annonce, il est de bon ton d’y aller en ayant oublier tout comme moi de quoi le film parler afin de profiter un maximum de l’écriture en mille-feuilles du scénario. Si on ne comprend rien au début, c’est parce que tout nous est expliqué au fur et à mesure et c’est seulement au bout de la première heure que les enjeux se mettent en place. Entre temps, on aura eu droit à des envolées d’action plutôt bien gérées (la fusillade chez les Jamaïcains), une romance peu conventionnelle et une bande originale qui porte bien son nom. Mais c’est peu comparé au potentiel qu’avait cette histoire gravitant autour d’un gangster aux idées noires.

La vengeance est un plat qui se mange froid.

La vengeance est un plat qui se mange froid.

Rien de nouveau sous le soleil même si ça fait toujours plaisir de voir que des réalisateurs sont encore capable de sortir des films dénués de shakycams ou de ralentis (le trailer, en plus de spoiler, ment sur la marchandise). Basique, il ne faudra retenir du film que le charme de Rapace qui, même défigurée, arrive à rester agréable à regarder ainsi que les références nombreuses au monde du jeu vidéo (Far Cry et GTA en tête).

6/10

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Gangster Squad – Ruben Fleischer (2013)

J'arrivais pas à trouver une affiche qui ressemble pas à celle d'un jeu vidéo...

J’arrivais pas à trouver une affiche qui ressemble pas à celle d’un jeu vidéo…

Quand on la regarde, tout est dit: du vide avec quelques éclairs de violence, deux acteurs intéressants (mais pas ceux (in)visibles sur l’affiche) et un look tout droit sorti d’une PS3. Toujours propre que ce soit dans sa mise en scène clinquante ou ses décors sans âme (à l’instar de ses personnages), Gangster Squad se fout de la gueule du monde, à commencer par celle de Sean Penn: sa tronche caricaturale de youpin vénère est sacrément est une sorte de faciès en papier mâché, recraché et remâché pour le rendre immonde. Comme le scénario en fait qui reprend toutes les ficelles de celui des Incorruptibles sans jamais lui rendre un hommage. Ici, on joue clairement dans la catégorie des poids légers, à peine intéressant pour celui qui n’a jamais vu un seul film de gangsters de sa vie.

"- Vas-y, c'est comme ça qu'on fait ! J'ai vu ça dans Mafia 2 !"

« – Vas-y, c’est comme ça qu’on fait pour avoir l’air cool ! J’ai vu ça dans Mafia 2 ! »

Et pourtant, l’entreprise fait saliver car peu de gens s’intéressent à cette période. En même temps, celui qui s’y attelle passe forcément derrière de très grands noms comme Coppola ou De Palma et le niveau très élevé donne le vertige à celui qui se lance un tel défi. Mais Ruben Fleischer n’a pas peur. Ruben Fleischer, c’est un déglinglo qui additionne les trophées sur sa console en faisant à fond les niveaux de ses jeux vidéos préférés. Du coup, il a terminé plusieurs fois L.A. Noire avec toutes les fins possibles pour savoir comment on donne de la profondeur à son récit et qu’on montre la cité des anges dans les années 50. Et ça, pour nous la mettre profond, y’a pas mieux que lui…

Un enfant doit s'y retrouver vu que l'intrigue ressemble à une baston de cour de récré niveau CE2...

Un enfant doit s’y retrouver vu que l’intrigue ressemble à une baston de cour de récré niveau CE2…

Insipide du début à la fin, le scénariste devait être doué en arts plastiques tant son calque du chef d’oeuvre écrit par Mamet ne permet aucun distinction avec le sien. Du coup, le producteur lui a tapé sur les doigts en lui disant que c’était pas bien de reprendre les devoirs des anciens élèves pour faire croire à un nouveau scénario. Il a donc changé le lieu de l’action, le nom des protagonistes (Al Capone devient Mickey Cohen) et mis des ralentis en argumentant que le bullet time, De Palma il sait pas l’utiliser et c’est passé comme une lettre à la Poste. Mais attention, les frais de port vont douiller. Parce que lâcher 10€ pour voir Gangster Squad, je prend ça comme un viol. Et ma rétine ne s’en est toujours pas remise tant les flashs de couleur, les tons criards des décors et des costumes et la netteté chirurgicale du film lui fait perdre toute humanité.

Emma Stone, 24 ans, rousse, femme fatale. Cherchez l'intrus.

Emma Stone, 24 ans, rousse, femme fatale. Cherchez l’intrus.

Tout le monde est retouché: prothèses ou botox, maquillages ou lumières flatteuses. Ça ne m’étonne pas que Sean Penn trouvait des adversaires en tant que Mickey Cohen vu qu’on a envie de lui taper dessus rien qu’en le regardant. Emma Stone fait croire qu’elle est mystérieuse et qu’elle a vécu une longue vie et rencontrée plein d’hommes. C’est peut être vrai si son anniversaire tombe tous les 6 mois et qu’elle a commencé à avoir des relations sexuelles au lieu de la tétée. Ryan Gosling n’est présent que pour jouer le beau gosse de la bande qui fait roucouler le public féminin, âgé de 15 à 18 ans. D’ailleurs, Fleischer a vu juste car il lui a attribué toutes les répliques marrantes et les sous-entendus sexuels comme ça on croit qu’en plus d’être un bon acteur, il est trop cool. Nicolas Winding Refn avait vu juste en faisant de lui quelqu’un de mutique dans Drive car il a tellement une voix de fausset que ça en devient gênant lorsque Fleischer filme une discussion avec le cireur de chaussures de 10 ans et qu’ils sont de dos. On a du mal à reconnaître lequel des deux parlent. Les autres ne valent pas mieux, même si on est content de voir Nick Nolte et Robert Patrick le temps de quelques scènes.

Son personnage est sympathique mais Gosling n'arrange rien à l'affaire...

Son personnage est sympathique mais Gosling n’arrange rien à l’affaire…

Etant donné que j’étais complètement sorti du film après une heure de tournante subliminale, je me suis attardé sur la musique et les mouvements de caméra. Et il faut reconnaître que même si le réalisateur de ZombieLand a cru bon de faire un HollywoodLand, il arrive tout de même à nous gratifier de quelques bons moments comme ces plans séquences nerveux ou des bouts de fusillades pas trop mal torchés (quand Gosling et Brolin sont à couvert). On reprochera quand même la platitude des personnages qui agissent comme des attardés mentaux (« Allez les gars, on va attaquer le casino de Mickey Cohen sans préparation et sans connaître les lieux. ») ou qui ne se posent jamais de questions (ils brûlent un paquet de pognon sans même cligner de l’oeil: ça, c’est des vrais incorruptibles…). Et quand ils s’en posent, Fleischer fait abstraction des déboires de ses personnages pour se concentrer sur l’action (l’expert en renseignement flanche, on lui tape sur l’épaule, il est reparti de plus belle: un vrai coucou suisse).

Sean Penn a longuement médité au musée Grévin pour savoir comment il allait jouer Mickey Cohen.

Sean Penn a longuement médité au musée Grévin pour savoir comment il allait jouer Mickey Cohen.

Je vais rester généreux car comme je le disais, les tentatives de se heurter au monde de la pègre des années 50 se comptent sur les doigts d’une main. Mais si vous recherchez du vrai cinéma, retournez voir vos classiques. Et pour les fans de séries télé, tournez-vous plutôt vers Boardwalk Empire.

4/10

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Cat Chaser – Abel Ferrara (1989)

Il est clair qu'en terme de titre, on a vu plus subtil...

Il est clair qu’en terme de titre, on a vu plus subtil…

Abel Ferrara étant capable du meilleur (Bad Lieutenant) comme du pire (Christmas), Cat Chaser fait malheureusement partie de la seconde catégorie. Même si la patte d’Elmore Leonard est très présente (il a co-écrit l’adaptation de son roman), on est très loin de la réussite qu’il aurait pu être. Et pourtant, tous les éléments d’un polar funky sont là: Miami, une jolie blonde, des mafieux pourris jusqu’à la moelle et un héros torturé. La tambouille habituelle pour l’écrivain dont les répliques géniales et les idées ingénieuses permettent au film d’éviter la bulle.

Les méchants passent toujours pour des débiles profonds chez Leonard.

Les méchants passent toujours pour des débiles profonds chez Leonard.

Ferrara est carrément passer à côté de son sujet, ne daignant même pas s’occuper du montage du film tant il se moquait de le réussir ou non. Et même s’il nous a sorti The king of New York juste après (c’est d’ailleurs une des raisons de ce manque d’investissement de sa part sur Cat Chaser), ça n’excuse pas son geste de considérer les écrits de Leonard comme des bouches-trous financiers (Tarantino saura lui rendre justice avec son Jackie Brown). Simple mais efficace, le film aurait gagné à être davantage materner afin de faire exploser toute la force qui s’en dégage.

Y'a une chose qu'on ne peut pas lui retirer à Ferrara, c'est que ses scènes de sexe sont excitantes.

Y’a une chose qu’on ne peut pas lui retirer à Ferrara, c’est que ses scènes de sexe sont excitantes.

Tourné comme un téléfilm fauché, Cat Chaser supporte mal le visionnage tellement aucun soin n’a été apporté à l’image et au son. Monté à la va-vite dans l’ordre chronologique, aucun style ne se dégage de la pellicule. Même si on peut apercevoir un ou deux plans sympathiques (l’explosion du ponton en arrière plan durant une discussion, le tout vu d’une fenêtre), on est loin de ce à quoi le cinéaste underground nous a habitué avant (le délirant slasher qu’est Driller Killer) et par la suite (le trip existentiel qu’est Bad Lieutenant). Une prise de risque et un effort minimum alors que le sujet méritait qu’on y prête attention (c’est le genre de péloches qui passaient très bien dans les 90’s).

Héros malgré lui, Peter Weller a la gamberge rapide quand il s'agit de sauver ses miches.

Héros malgré lui, George Moran a la gamberge rapide quand il s’agit de sauver ses miches.

Même s’ils assurent le minimum syndical, Peter Weller et Kelly McGillis forment un couple très glamour à l’écran, édulcoré par les couleurs chaudes et les paysages tropicaux de Miami. On ne s’ennuie pas vraiment, on regrette juste que le résultat soit si bâclé que le visionnage en devient difficile et que Ferrara se tire une balle dans le pied à cause de sa procrastination.

4/10

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Friend – Kwak Kyung-taek (2001)

Détrompez-vous, ça n'est pas un film de baston...

Détrompez-vous, ça n’est pas un film de baston…

D’ailleurs, c’est quoi ? A vrai dire, je ne sais pas trop si c’est sérieux ou non. Au dos du boîtier, il est expliqué que l’histoire de Friend narre la véritable enfance du réalisateur. Sauf qu’on ne sait jamais quel personnage le représente et s’il n’en fait pas trop. Car le film est une pâle copie du fabuleux Il était une fois en Amérique, la longue durée et le génie visuel de Leone en moins. On y suit quatre mômes inséparables de leur plus tendre jeunesse (on accumule les clichés du passage à l’âge adulte en 20 minutes de film) jusqu’à leur mort (pour certains d’entre eux). Et que se passe-t-il durant tout ce temps ? J’aurais bien du mal à vous l’expliquer…

Les relations fraternelles qui se tissent entre certains personnages sont mal développées.

Les relations fraternelles qui se tissent entre certains personnages sont mal développées.

Kwak Kyung-taek enchaîne les années de son diaporama aussi rapidement qu’on s’ennuie. Les différents protagonistes, se devant d’être iconisés au détour d’une scène ou d’une tirade lorsqu’on touche à la fresque familiale ou filiale, sont présentés par un ralenti sorti de derrière les fagots durant lequel une voix off (on ne sait pas à qui elle appartient, sans doute au personnage qui incarne le cinéaste) nous décrit en deux phrases courtes la personnalité de l’un et de l’autre des joyeux drilles. C’est aussi efficace que de regarder la bande annonce de la vie d’un aveugle.

La théâtralité du jeu coréen allié à la longueur inutile de certaines scènes fond un remède idéal contre les insomnies.

La théâtralité du jeu coréen allié à la longueur inutile de certaines scènes font un remède idéal contre les insomnies.

Mimant fébrilement les codes de son aîné (musique à la Morricone, karaoké de Sinatra, destins divergents mais proches), Friend ne sort jamais de l’ombre de ce dernier, la faute à un manque cruel de travail en amont. On dirait que le cinéaste relate des évènements de sa vie comme ils lui passeraient par l’esprit, de la même manière que l’on essaye de mettre des images sur nos souvenirs. Les scènes s’enchaînent donc de manière aléatoire, sans véritable but ni aucune empathie ou chaleur dans le récit. D’ailleurs, deux des quatres personnages (la moitié donc pour ceux qui aurait du mal en cette veille de fête) ne servent à rien et apparaissent juste de temps à autre, telles des consciences cherchant à remettre dans le droit chemin les deux gangsters.

La seule bagarre du film n'a ni queue ni tête.

La seule bagarre du film, élément pourtant rassembleur du groupe, n’a ni queue ni tête.

Car en fin de compte, il ne s’agit que de ça. Friend relate une rivalité naissante entre deux anciens meilleurs amis qui cherchent leur place dans le monde de la pègre, tout en étant rivaux. Du vu et revu sans aucunes saveurs, n’innovant jamais et n’apportant aucune pierre à l’édifice du genre. Les rapprochements entre les personnages arrivent comme un cheveu sur la soupe, sans aucune explication ni rationalité par rapport aux évènements  Le montage ressemble à une cour de récré grandeur nature ou les rushes ont été disposés ça et là sur des cases de marelle et où le cinéaste s’est amusé à lancer des cailloux sur des cases au hasard.

" - Non ! Il a osé ! Le chacal, il va le payer de sa vie ! Donne-moi mon couteau à sashimi !"

 » – Non ! Il a osé ! Le chacal, il va le payer de sa vie ! Donne-moi mon couteau à sashimi ! »

Rien de neuf sous le soleil, une interminable plongée dans le coma conscient et une accumulation de scènes frelatés et de morceaux de bravoures impensables. Le cinéma coréen dans tout ce qu’il a de plus mauvais.

3,5/10

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