Archives de Tag: Jackie Chan

Niki Larson – Jing Wong (1993)

City Hunter / City Hunter

Non content de faire une parodie d’un manga estimé pour les jeunes français de ma génération, Jackie Chan se ridiculise encore plus que ses propres productions. Si la faute d’orthographe dans le prénom (Niki au lieu de Nicky) permet de sortir du cadre de l’adaptation pure et dure en proposant un spectacle de guignols grandeur nature, la déception est bel et bien présente au vu du potentiel du personnage de détective obsédé mais sombre gâché. Si Jackie le transforme en ersatz de Bruce Lee débile (la scène du cinéma est la meilleure du film), il n’y a pas que Nicky Larson qui en prend pour son grade: Laura est d’une nullité affligeante, d’un charisme aussi improbable que les dialogues.

Niki Larson cartes

Car il faut se farcir une bonne demie heure de film bien inférieur au niveau comique du Flic de Hong-Kong avant de voir apparaître les prémices d’un film d’action divertissant. Et même les scènes de combat sont navrantes (sauf l’affrontement final qui élève le niveau mais ça n’est pas bien difficile). Seul le combat à la sauce Street Fighter fonctionne à 200% dans ce grand n’importe quoi totalement assumé. Si la version originale rend le film bien fade, la version française ne lui rend pas service mais permet de justifier cet humour de mongolien et est un excuse valable pour discréditer le film.

Niki Larson combat

Je ne sais pas si ça vient de moi ou si Jackie Chan a réellement joué dans 90% de bouses mais je commence à me lasser de le voir faire les mêmes mimiques de films en films. Même si son niveau martial était encore très bon lors du tournage, il devrait plutôt aller prendre des cours de théâtre tant son niveau d’acteur est pitoyable. Si Bruce Lee n’assurait pas non plus, il avait au moins le mérite de chercher à s’investir.

3/10

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Le flic de Hong-Kong – Sammo Hung (1985)

Dix minutes pour trouver une affiche qui pique pas les yeux...

Dix minutes pour trouver une affiche qui pique pas les yeux…

Décidément, 1985 est un excellent cru pour Jackie Chan. Après un Police Story tout pourri rattrapé de justesse par ses cascades impressionnantes, son pote Sammo Hung le fait apparaître dans son film au titre qui fleure bon le polar de triade, Le flic de Hong Kong. Sauf qu’en fait, on s’en bat les couilles qu’il vienne de Hong-Kong vu que l’histoire se passe…à Tokyo. Oui, sans aucune raison aucune, on passe d’un pays à l’autre sans que ça soit jamais indiqué (une réplique au bout d’une heure de film viendra nous expliquer dans quelle ville on se trouve). Un tel niveau d’écriture et une telle gestion du suspense ne se trouve que dans des productions tels que Les Teletubbies, où la totale improvisation est de mise.

C'est bon, y'a le pourcentage d'handicapés dans le film. Ah merde ! On s'est trompé de chiffre

Je crois qu’à ce moment précis, j’ai eu le plus gros facepalm de toute ma chienne de vie.

Y’a un pourcentage d’handicapés mentaux dans ce film qui frise le record. On dirait qu’on est en face d’une réclame pour le Téléthon chinois. Y’en a pas un pour relever l’autre, l’humour de Police Story passe pour du Molière à côté de celui-ci et Jackie Chan n’a jamais été aussi peu présent dans un film et autant visible sur une affiche (peut être battra-t-il son record dans Expendables 3). Je m’attendais à avoir un minimum de bastons et je me retrouve à suivre les aventures débilitantes de Sammo et sa bande (Block Head, c’est juste un putain d’autiste quoi !). Après une introduction assez généreuse (ça se bagarre et y’a une course poursuite sympa), on se retrouve face à des ninjas aux gestuelles et aux accoutrements dignes du pire épisode des Powers Rangers.

- Pitié, je dirais tout mais arrêtez ce film de merde !"

– Pitié, je dirais tout mais arrêtez ce film de merde ! »

La chorégraphie des bagarres est poussive, les blagues sont drôles si on sort d’une lobotomie, les sketches sont d’une débilité à toute épreuve et sont d’une longueur digne d’un viol ou d’un dîner avec la belle-famille. Impossible d’attaquer la VF qui n’est aucunement responsable de la pitrerie dégénérescente des acteurs et la stupidité de l’histoire, tout juste bonne à enchaîner des situations comiques et des combats d’une platitude navrante. La seule scène à sauver est celle où Jackie Chan a un temps de présence rallongé par son entrée dans la maison hantée. Le flic de Hong-Kong n’est ni plus, ni moins qu’un film de kung-fou à l’instar de Crazy Kung Fu, le talent en moins. Le genre de film à faire passer dans les hôpitaux spécialisés.

1,5/10

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Police Story – Jackie Chan (1985)

Mais quelle affiche de merde !!!

Mais quelle affiche de merde !!!

Autant j’adore Double dragon et Jackie Chan dans le Bronx, autant ce Police Story est une véritable farce. L’aspect comique et guignolesque plombe toute la partie polar qui aurait pu être géniale si des scènes sorties d’un théâtre de marionnettes ne faisaient pas leur apparition. Entre le tueur trisomique qui répète dix fois la même réplique, les tartes à la crème qui amorcent l’auto-destruction policière et le procès qui annihile toute la tension naissante autour de l’enquête, on peut dire que Jackie Chan fait tout ce qu’il ne faut pas faire. Dommage car Police Story aurait pu faire partie de la crème de la crème du polar chinois grâce à ses combats d’une fulgurance rarement vu dans les chorégraphies et les enchaînements (Jackie Chan est le Chow Yun Fat des high-kicks).

Chan n'aurait pas du recruter à tour de bras dans les hopitaux psychiatriques.

Chan n’aurait pas du recruter à tour de bras dans les hôpitaux psychiatriques.

Je suis conscient que ce côté burlesque est nécessaire pour que Chan puisse s’exprimer physiquement, le spectateur attendant avidement les scènes de cascades. Et je sais pertinemment que la majeure partie de ses films marchent grâce à ce procédé. Mais ça n’est pas une raison suffisante pour se reposer sur ce concept et tourner une histoire qui avait tout pour être sympathique, même si elle était banale, en eau de boudin. Toute l’introduction sérieuse et plutôt bien foutue (en terme de rythme et d’action) perd de sa crédibilité lorsqu’on aperçoit Jackie faire le guignol auprès de la témoin qu’il est chargé de protéger.

La pseudo romance n'est présente que pour donner lieu àdes scènes...embarassantes.

La pseudo romance n’est présente que pour donner lieu à des scènes… embarrassantes.

J’aurais tendance à croire que les films de Jackie Chan sont intemporels dans un certains sens (on peut toujours apprécier le style et la qualité des cascades) mais que leurs impacts sont limités dans la durée. Passé un âge où l’on a vu un peu de tout en terme de cinéma, les gesticulations autistes des acteurs, tels des pantins désarticulés, ne font plus effet et l’action, aussi efficace soit-elle, ne suffit plus à vendre le produit. Jackie Chan est destiné à un public jeune, en quête de repères dans le divertissement et l’ouverture à un cinéma étranger. C’est déjà une bonne chose que de réussir à investir plusieurs genres avec toujours la même générosité pour le spectateur.

C'est violent et ça fait mal. Toute la maîtrise des combats donne un charme inaltérable à la pellicule.

C’est violent et ça fait mal. Toute la maîtrise des combats donne un charme inaltérable à la pellicule.

Malgré quelques ingrédients intéressants disséminés ci et là (la prise d’otage du commissaire, le coup monté,…), on est plus en face d’une comédie potache que d’un véritable polar. Le problème vient du fait que le personnage du super flic joué par Jackie ne peut pas se rabaisser à faire des galipettes et des grimaces à l’instant A et être sérieux dans son discours et ses actes (la scène du kidnapping où il déballe tout ce qu’il a sur le coeur) à l’instant B. Jonglant sans cesse entre ces deux personnalités, ce flic ne sert qu’à faire le ménage et le spectateur ne peut pas le considérer comme un personnage tangible tant il est mal écrit. De plus, la mise en scène est faiblarde et ne porte jamais au firmament le héros, sorte d’idéal policier déchu.

Certains moments sont empreints d'un sérieux surprenant.

Certains moments sont empreints d’un sérieux surprenant.

Police Story a vraiment le cul entre deux chaises, sorte de bâtard entre la poilade cartoonesque et le film policier traditionnel. Quand je pense que la saga est relativement longue pour avoir acquis assez de crédit auprès des producteurs, je me dis qu’on ne doit pas voir le même film. Mais bon, le principal, c’est que Jackie assure le boulot.

6,5/10

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