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Le flic de Hong-Kong – Sammo Hung (1985)

Dix minutes pour trouver une affiche qui pique pas les yeux...

Dix minutes pour trouver une affiche qui pique pas les yeux…

Décidément, 1985 est un excellent cru pour Jackie Chan. Après un Police Story tout pourri rattrapé de justesse par ses cascades impressionnantes, son pote Sammo Hung le fait apparaître dans son film au titre qui fleure bon le polar de triade, Le flic de Hong Kong. Sauf qu’en fait, on s’en bat les couilles qu’il vienne de Hong-Kong vu que l’histoire se passe…à Tokyo. Oui, sans aucune raison aucune, on passe d’un pays à l’autre sans que ça soit jamais indiqué (une réplique au bout d’une heure de film viendra nous expliquer dans quelle ville on se trouve). Un tel niveau d’écriture et une telle gestion du suspense ne se trouve que dans des productions tels que Les Teletubbies, où la totale improvisation est de mise.

C'est bon, y'a le pourcentage d'handicapés dans le film. Ah merde ! On s'est trompé de chiffre

Je crois qu’à ce moment précis, j’ai eu le plus gros facepalm de toute ma chienne de vie.

Y’a un pourcentage d’handicapés mentaux dans ce film qui frise le record. On dirait qu’on est en face d’une réclame pour le Téléthon chinois. Y’en a pas un pour relever l’autre, l’humour de Police Story passe pour du Molière à côté de celui-ci et Jackie Chan n’a jamais été aussi peu présent dans un film et autant visible sur une affiche (peut être battra-t-il son record dans Expendables 3). Je m’attendais à avoir un minimum de bastons et je me retrouve à suivre les aventures débilitantes de Sammo et sa bande (Block Head, c’est juste un putain d’autiste quoi !). Après une introduction assez généreuse (ça se bagarre et y’a une course poursuite sympa), on se retrouve face à des ninjas aux gestuelles et aux accoutrements dignes du pire épisode des Powers Rangers.

- Pitié, je dirais tout mais arrêtez ce film de merde !"

– Pitié, je dirais tout mais arrêtez ce film de merde ! »

La chorégraphie des bagarres est poussive, les blagues sont drôles si on sort d’une lobotomie, les sketches sont d’une débilité à toute épreuve et sont d’une longueur digne d’un viol ou d’un dîner avec la belle-famille. Impossible d’attaquer la VF qui n’est aucunement responsable de la pitrerie dégénérescente des acteurs et la stupidité de l’histoire, tout juste bonne à enchaîner des situations comiques et des combats d’une platitude navrante. La seule scène à sauver est celle où Jackie Chan a un temps de présence rallongé par son entrée dans la maison hantée. Le flic de Hong-Kong n’est ni plus, ni moins qu’un film de kung-fou à l’instar de Crazy Kung Fu, le talent en moins. Le genre de film à faire passer dans les hôpitaux spécialisés.

1,5/10

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Mort sur le grill – Sam Raimi (1985)

Mais comment on peut pondre un truc pareil ?

Mais comment on peut pondre un truc pareil ?

Sam Raimi n’est pas le plus à plaindre dans l’histoire. Même s’il nous balance son histoire de manière fainéante et foutraque après le génie dont il avait fait preuve dans son Evil Dead, ce sont les scénaristes qu’ils faudrait passer sur la chaise électrique. Et c’est dur pour moi de dire une telle chose car ce sont les frères Coen qui sont derrière ce massacre narratif. Mort sur le grill se veut un épisode de Tex Avery avec de véritables acteurs sauf que je ne les ai jamais vus à l’écran. Ou alors il s’agissait de ces attardés mentaux tout droit sortis d’un asile qui gigotaient en riant à tue tête et en grognant à l’écran. Trop foutraque, quelques idées intéressantes mais jamais exploitées au maximum (le méchant qui tire le tapis) et un sens du rythme très personnel ajouté à une bande sonore et musicale trop omniprésente. Je ne le conseillerai même pas à mon pire ennemi !

0,5/10

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Dead or alive 3: Final – Takashi Miike (2002)

A côté de ce film, l'adaptation de Dragon Ball Z est un chef d'oeuvre.

A côté de ce film, l’adaptation de Dragon Ball Z est un chef d’oeuvre.

Je vais faire court car cette purge ne mérite pas que je m’attarde dessus ni que je prenne sur mon temps de repos pour vous expliquer à quel point c’est mauvais. Cette fois, vous pouvez faire confiance à l’affiche les yeux fermés (si si, j’vous l’autorise). C’est aussi débile et mauvais que ce dont ça a l’air. On dirait un film de Kitamura mais en pire. Miike clôture sa saga d’une manière si ignoble qu’il mériterait qu’on lui repasse en boucle son propre film pendant 24h (soit 12 visionnages). Sorte de Blade Runner du pauvre, Dead or alive, troisième du nom, n’est pas digne de recevoir le point symbolique qui le sauverait de l’odorante « boîte à bouses » (au même titre que Rengaine) dans laquelle j’enferme tous les navets irregardables (c’est à dire là où ne se trouvent pas les films d’Andy Sidaris). Passez votre chemin !

0,5/10

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Troll Hunter – André Øvredal (2010)

L'affiche est le seul élément à sauver du naufrage.

L’affiche est le seul élément à sauver du naufrage.

On m’a toujours dit de ne pas se moquer des plus petits que soi. Mais on m’a jamais rien dit sur les plus grands. Je vais donc pouvoir m’en donner à coeur joie en annonçant que ces trolls sont ridicules. Mais ça n’est pas de leurs fautes après tout. Ils sont juste animés comme ça, dans des paysages aussi déserts que le script qu’on a fourni aux acteurs. Sérieusement, on est en face d’un nanar de compétition où l’improvisation des répliques nous emporte dans un délire brumeux, dans lequel le procédé du found footage reste le seul point positif du film.

Le type était en train de pêcher pèpère au bord du lac Tyrifjord quand on est venu le chercher pour tourner 2 ou 3 scènes...

Le type était en train de pêcher pépère au bord du lac Tyrifjord quand on est venu le chercher pour tourner 2 ou 3 scènes…

Et encore, lorsque ma vie est en jeu, je ne perd pas mon temps à filmer ce qui me suit ou à tenter d’accoucher d’un truc classieux en mode vision nocturne. Non, je me carapate vite fait en prenant mes jambes à mon cou, surtout quand la bestiole fait la taille d’un sapin millénaire. On ne s’affectionne jamais des étudiants tellement leurs actes sont aussi imprévisibles qu’immatures. Tout ce qu’on espère, c’est que les trolls s’en servent comme cure-dents tellement ils nous font chier à tenter de nous faire gerber par des mouvements de caméra aussi brutaux qu’inutiles. Leur personnalités aventureuses mais insipides me donnait envie de leur cracher dessus à chacune de leurs interventions.

Le found footage montre vite ses limites quand la moitié de ce qui t'es montré ne sert à rien...

Le found footage montre vite ses limites quand la moitié de ce qui t’es montré ne sert à rien…

Mais le pire n’est pas les jeunes corniauds qui, à chaque reprise, retournent à l’abattoir dans l’espoir de pouvoir s’assurer avec certitude la véracité de l’expression « avoir une haleine de troll ». Le pire, c’est cet espèce de plouc des fjords qui essaient de nous faire croire à l’existence des trolls. La seule chose qui nous fera croire à ses inepties sera de voir la bestiole en chair et en os. Rien de tout ce qu’il nous dira ne sèmera le doute chez nous jusqu’à ce moment précis. On a vraiment l’impression d’avoir à faire à un doux dingue, qui déblatère sur l’utilité des lignes à haute tension pour retenir les trolls dans leur territoire. Son pote de l’état en tient une sacrée couche aussi (il faut le voir leurrer les journalistes avec des fausses empreintes d’ours, c’est hilarant).

Mes films de vacances sont beaux aussi. Je les sors pas en salles pour autant.

Mes films de vacances sont beaux aussi. Je les sors pas en salles pour autant…

Aucune sensation de terreur face au gigantisme des monstres, aucune empathie envers la mort de leur cameraman (les personnages aussi s’en foutent, ça nous fait un point en commun), aucune vision personnelle de la mythologie. Rien ne donne envie si ce n’est admirer la qualité des CGI employés pour animer les bébêtes. Là dessus, j’ai pas grand chose à dire si ce n’est que c’est plutôt réussi, même si certaines espèces se tapent une tronche de cake pas possible (ceux de la mine, on dirait Depardieu avec des poils sur le visage). On aperçoit 50 fois le même décor en fond, preuve qu’ils tournent en rond et qu’ils cherchaient après le scénario qu’il avaient perdus dans la forêt ou ailleurs.

C'est sans doute le vent qui a fait ça...

 » – C’est sans doute le vent qui a fait ça… »

On dirait sincèrement qu’on assiste à un long métrage réalisé par l’équipe du Groland. Un « documenteur » à l’arrache, où l’humour qui se dégage de certaines situations tombe à plat lorsque l’on se rend compte que tout ce qui se dit est fait avec le plus grand sérieux du monde. Je déteste mettre des sales notes mais celui là ne mérite même pas de dépasser la moyenne de la moyenne.

2,5/10

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2000 Maniacs (1964)

Et dire que j’ai encore la suite à regarder…

Comme s’ils suffisaient de mettre des types en salopettes gominés à la bouse, des enfants faisant tournoyer des souris mortes par la queue et des joueurs de banjos furibards pour pondre le film d’horreur de tous les temps. Tobe Hopper nous montrera 10 ans plus tard qu’il faut beaucoup plus que ça avec son Massacre à la tronçonneuse. En attendant, ce 2000 Maniacs ne renierait pas le chemin de la poubelle tellement c’est mauvais et poussif. Les mises à morts sont longues en parlottes et ultra courtes en violences (souvent subjectives), les acteurs sortent des caniveaux et le scénario est…mais de quel scénario je parle ?

2/10 et encore je suis gentil…

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