Archives de Tag: Baltasar Kormakur

The Deep – Baltasar Kormakur (2012)

The Deep

Ça, pour l’avoir eu bien profond, on l’a eu. Kormakur, ça doit vouloir dire « enculer les mouches » en islandais tellement son film n’atteint jamais l’ampleur espérée, la faute à un rythme digne d’un téléfilm France Télévisions avec Thalassa en sponsor. Alors qu’il tenait un solide fait divers qui aurait pu accoucher d’un survival maritime introspectif, il se contente de nous balancer un naufrage filmé avec les pieds et une errance de 10 minutes top chrono sur 1h30 de bobine. Le reste du temps, on voit le quotidien d’un type avec lequel on a aucune empathie et qu’on aurait aimé voir mourir noyé pour ajouter de l’action et raccourcir le film. Survivre, c’est bien ce que j’ai essayé de faire pendant le visionnage…

1,5/10

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2 Guns – Baltasar Kormakur (2013)

2 Guns

Buddy movie fainéant surfant sur la vague des bobines à la cool qui semble réinvestir les salles depuis le début de l’année, 2 Guns est symptomatique de cette génération de films qui tentent désespérément de souffler sur les braises des années 80 en éveillant la nostalgie du spectateur trentenaire nourri aux péloches burnées et badass. Mais à force de vouloir bien faire, on se retrouve avec une compilation de scènes déjà vues, de répliques déjà entendues et aucun risque n’est pris pour apporter un peu de nouveauté dans un genre bien embouteillé.

2 Guns duo

Adaptation d’un roman graphique comme l’était Une balle dans la tête sorti plus tôt, 2 Guns ne cherche rien de plus qu’à être divertissant. Par son côté décalé et pacifiste (seule une mort violente survient), sa galerie de personnages taciturnes et pseudo-charismatiques (le vieux parrain mexicain, l’agent de la CIA), il arrive à décrocher quelques sourires. Mais ce qui fait la force de la séance, c’est la symbiose parfaite entre Denzel Washington et Mark Whalberg. Difficile de parier un copeck sur ce duo mais il s’avère qu’il fonctionne du feu de Dieu. Entre le black sympa qui nous rejoue un Man on fire à la cool et Wahlberg qui reprend son personnage de Shooter mixé à celui de Pain & Gain, on a le cotât assuré de répliques bien sentis qui passe comme une lettre à La Poste.

2 Guns hélico

Ajouté à cela un bonus boobs de la part de Paula Patton (qui ne devrait se cantonner qu’à se montrer nue en susurrant des mots cochons avec sa voix torride) et des références à la pelle (le final ressemble à celui de Way of the gun), on se retrouve donc devant un film assez balourd en termes d’intention,s si ce n’est celle de décalquer ses aînés avec plus ou moins de réussite. 2 Guns permet tout de même de passer un agréable moment. C’est toujours ça de pris.

5,5/10

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