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Changement de site

Bonjour à toutes et à tous !

Ceci est le dernier article qui sera posté sur Holy Paper Shit. J’ai décidé de rebooster ma motivation en créant un nouveau blog beaucoup plus clair et qui sera plus agréable à lire pour vous.

A partir de la semaine prochaine, vous pourrez donc continuer à me suivre sur Critical Error, une sorte de version 2.0 de Holy Paper Shit.

Bien entendu, HPS ne fermera pas ses portes et vous pourrez toujours venir lire mes anciennes critiques si le coeur vous en dit.

J’espère vous voir très nombreux sur Critical Error et que vous vous plairez sur cette nouvelle interface.

A bientôt 😉

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Dr. Kinsey – Bill Condon (2003)

Dr Kinsey

Personnalité controversée de la médecine moderne, le professeur Kinsey a publié à la fin des années 40 deux études qui ont fait grand bruit dans l’Amérique puritaine de l’époque: Comportement sexuel de l’homme et Comportement sexuel de la femme. C’est par le biais d’un biopic richement documenté qu’on apprend à connaître la vie et l’oeuvre de ce prodigieux scientifique qui a ouvert depuis la voie à la sexologie telle qu’on la connaît aujourd’hui. Bill Condon se dissimule derrière l’histoire et la prestation grandiose de Liam Neeson pour livrer un point de vue neutre mais qui cache derrière lui une facette impure de l’Amérique. Cette époque où le racisme et la délinquance sexuelle (ou associée comme telle, la masturbation et les relations homosexuelles étant formellement interdites par l’église et la loi) se tiraient la bourre et étaient sur toutes les langues. Intéressant bien qu’un peu longuet, Dr Kinsey nous ouvre les portes d’un savoir que l’on juge comme trop rapidement acquis à notre époque.

6,5/10

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Bonnes vacances !

2013-01-08_1307

A toutes celles et ceux qui me lisent de manière régulière et même à ceux qui ne m’ont pas encore découvert, je vous souhaite de passer un excellent été et de fabuleuses vacances.

Pour ma part, je m’en vais me ressourcer en Irlande durant 2 semaines dans ses paysages pittoresques et relaxants et compte revenir dans une forme olympique pour avaler avec toujours autant de plaisir du cinéma sous toutes ses formes et vous livrer des avis toujours plus ou moins inspirés.

Merci de votre fidélité et à bientôt sur Holy Paper Shit !

La cité sans voiles – Jules Dassin (1948)

Un pilier fondateur du genre qui aurait pu être meilleur.

Un pilier fondateur du genre qui aurait pu être meilleur.

La cité sans voiles a grandement contribué à l’image que l’on se fait du polar de nos jours. Auparavant, tous les films noirs étaient intégralement tournés en studios, hormis certaines scènes de films de gangsters qui nécessitaient de filmer des extérieurs, notamment lors des poursuites véhiculées. Jules Dassin pousse le réalisme à son paroxysme avec une volonté d’illuminer d’une aura quasi documentaire ce genre confiné aux limites de quatre murs. Longtemps théâtralisé (peu de personnages et lieu de l’action souvent unique), le cinéaste explose le carcan et libère le genre, trouvant dans La cité sans voiles une manière de dépeindre certains maux de la société, en plus de permettre une inspiration décuplée.

Barry Fitzgerald bouffe l'écran à chaque apparition.

Barry Fitzgerald bouffe l’écran à chaque apparition.

Mais cet aspect documentaire domine sur l’impact du procédé, la faute à une voix off aux limite de l’insupportable (on se croirait chez Woody Allen). Elle nous décrit absolument tout ce que l’on voit à l’écran, alors que les images, passées sous silence ou agrémentées d’une musique dans l’air du temps, aurait pu faire cent fois mieux le travail. Un élément regrettable qui plombe l’ambiance noire du projet et nous rappelle sans cesse que l’on a à faire à un nouveau genre de film. Une sorte de fausse modestie mal assumée qui fait la part belle au producteur au détriment de l’inventivité artistique de Dassin.

La violence prend le grand air et s'empare de la vie new-yorkaise.

La violence prend le grand air et s’empare de la vie New-Yorkaise.

L’ambition du cinéaste de vouloir faire partager au  public la vie et le quotidien des New-Yorkais, allié à une intrigue policière correcte, est bafouée par un Hollywood castrateur qui préfère rester sur ces acquis, le film étant principalement composé d’intérieurs. Par chance, la poursuite finale, qui vaut à elle seul le visionnage du film, permet à La cité sans voiles d’être revu à la hausse et d’entrer dans le panthéon du film noir par sa sécheresse, sa brutalité et son rythme percutant. Une conclusion qui ne laisse présager rien de bon pour ceux qui se mettent la justice à dos.

On n'échappe pas au cliché de la victime: jeune, jolie et blonde.

On n’échappe pas au cliché de la victime: jeune, jolie et blonde.

En se promenant par mi des milliers d’inconnus filmés malgré  eux, l’effervescence qui habite les rues et ruelles de New-York est propice au traitement choc des images. Les badauds, tour à tour surpris et curieux, participent à leur insu à la réussite du film en administrant une dose non négligeable de réalisme pur. Les effets de foule font passer le tournage pour sauvage et le cadrage millimétré de certaines scènes (la majeure partie des idées géniales du script étant en dernière bobine). Un effet contradictoire qui apporte un certain cachet non négligeable au film, plongé entre le souci du détail et l’urgence des scènes filmées à l’extérieur.

Le noir et blanc renforce l'aspect tentaculaire de la ville.

Le noir et blanc renforce l’aspect tentaculaire de la ville.

Il est regrettable que La cité sans voiles ne puisse pas aller jusqu’au bout de son idée afin d’explorer une nouvelle méthode de travail et un nouveau traitement du genre. Cependant, on ne pourra pas nier que ce film a ouvert la porte à de nombreux autres cinéastes, peut être plus talentueux, mais qui n’aurait  jamais pu tenter de mettre la ville à nue jusqu’au point que le spectateur en devienne voyeuriste (la caméra qui passe par la fenêtre pour filmer le meurtre) et se permette une lecture personnelle de l’action et de l’intrigue, chose impossible lorsque le décor unique ne permet aucune improvisation.

7,5/10

 

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John Carter – Andrew Stanton

Je donne toute ma fortune sur celui qui me ramènera le scalp du doubleur français de John Carter...

Grand Edgar Rice Burroughs Exumé, autrement dit GERBE lorsqu’elle est confiée à un petit studio répondant au nom de Walt Disney. Un héros d’une virilité sans bornes, de l’action en barres et une princesse aussi sensuelle que charismatique. Tous les ingrédients étaient là pour forger un divertissement haut de gamme. Et haut de gamme il l’est, mais dans la fainéantise. Une mise en scène relativement plate, un acteur inexpressif et…et c’est déjà pas mal.

Les scènes réhabilitées par Georges Lucas sont légions.

Père de Tarzan, Burroughs aurait été fier de lui aujourd’hui. Alors qu’à l’époque de la parution de sa première histoire mettant en scène un confédéré en cavale qui voyage entre les planètes avait fait sourire, John Carter se retrouve adapté sur grand écran. Mais trop tard malheureusement. Toutes les fabuleuses idées que l’écrivain avait semé ont germé pour donner de plus ou moins belles plantes, celui ayant parfaitement su intégrer l’imagination foisonnante de son ancêtre étant Georges Lucas en personne. De nombreuses choses, qu’elles soient infimes ou grosses comme le nez au milieu de la figure (la main coupée, les Jedaks) renvoie aux évangiles qu’ont été les histoires de John Carter pour de nombreuses personnes en quête de voyages et d’aventures. Le contre-coup est donc fatal pour John Carter car vu avec un regard étranger à tout ça, c’est du déjà vu pour le spectateur.

Une vraie princesse doit faire fantasmer le héros. A moins que John Carter soit gay, j'vois pas ce qu'il lui faut d'autre là !

Néanmoins, le film a son identité propre et un charme exotique qui transporte. Le parti pris esthétique est dépaysant à souhait, nous plongeant directement au cœur de Mars sans préliminaires. L’immersion est complète et l’identification au personnage principal parfaite. Mais y’a ce petit truc, ce côté enfantin, qui bousille tout. Certes, c’est avant tout un divertissement et Disney oblige, les ennemis ont le sang bleu (ou alors c’est que ça se passe comme ça sur Mars). Mais même dans les scènes censées émouvoir (comme le carnage ponctué de flashbacks mélancoliques), on assiste impuissant à un une scène risible qui vire au ridicule et efface aussi rapidement qu’elle est apparue la figure matrimoniale.

Le sous-texte écologique est également omniprésent entre la cité d'Helium et ces vaisseaux aux ailes photovoltaïques.

En deçà de mes attentes, John Carter assure tout de même le spectacle. Sans se placer au panthéon du genre, il apporte un peu de fraîcheur à un genre souvent trop réduit à la saga Star Wars, même si la qualité est bien inférieure à ce qu’elle aurait pu être.

7/10

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