No Pain No Gain – Michael Bay (2013)

Pain and Gain

2013 est l’année à marquer d’une pierre blanche. C’est l’année où Michael Bay à décider de sortir de l’adolescence, lui qui était retombé en enfance primaire avec ses films bac à sable Transformers. Entre deux épisodes, un regain de vitalité s’empare de lui et il annonce vouloir tourner Pain & Gain, l’histoire de trois culturistes qui, par la force des choses, vont se transformer en ennemi public et en ami du rêve américain. Si le casting peut surprendre à première vue, les première images font montre d’une envie d’en découdre sévère avec le vernis qui recouvre peu à peu le cinéma hollywoodien, le trailer finissant de prouver que Bay est loin d’être mort et qu’il en a encore sous le pied.

Pain & Gain avion

10 ans d’attente pour que ce film voit le jour. Il en faudra beaucoup moins pour nos trois larrons qui s’empressent de kidnapper un homme d’affaire pour vivre leur part d’American Way of Life. Si le cynisme et le second degré affiché dans le trailer semble donner une portée tragi-comique à cette histoire, il ne faut pas oublier pour autant qu’elle est vraie et que ce genre de personnages, coéniens en diable, existe réellement. D’ailleurs, Bay n’oublie pas de nous rappeler aux 2/3 de son film que nous sommes toujours dans une histoire vraie, au détour d’un encart un peu abrupt mais efficace.

Pain & Gain UV

S’il cultive la mode du bling bling à outrance par le biais d’une imagerie ultra colorée et un déploiement de moyens faramineux en apparence, le budget du film est l’un des plus faibles de sa filmo, revoyant ainsi ses exigences de show-man à la baisse pour se concentrer sur la narration et le développement de ses personnages. Et on peut clairement affirmer que les acteurs se sont investis, entre apparence monstrueusement musclée et mimiques d’attardés mentaux. Seul le leader du Sun Gym Gang incarné par Mark Whalberg (toujours aussi bon dans l’art de l’auto-dérision) amène une réelle empathie tant il semble vouloir s’accrocher à une vie « normale ».

Pain & Gain taser

Toujours plus bigger and louder dans son propos, Pain & Gain termine sur une note ultra pessimiste mais politiquement correct qui montre que l’American Dream ne peut se vivre qu’à la sueur de son front, dans les limites du raisonnable et qu’il peut vite se transformer en cauchemar si on essaye d’y parvenir par ds moyens détournés.

7,5/10

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