Le dernier pub avant la fin du monde – Edgar Wright (2013)

The World's End

Ultime volet de la Blood & Ice Cream Trilogy initiée en 2004 avec le brillant Shaun Of The Dead, suivi du mitigé Hot Fuzz trois ans plus tard, The World’s End (le titre original est plus classe et plus court à écrire) sonne comme la fin de l’écho, les trois œuvres se répondant constamment par de multiples clins d’œils (à commencer par le duo d’acteurs principal) et des scènes toujours aussi jubilatoires et régressives. Et si le fameux écho se répercute encore assez, il est tout de même grand temps qu’Edgar Wright passe à autre chose tant la machine si bien huilée au début commence à prendre la rouille.  La vraie raison est certainement la VF obligatoire même dans des grandes villes, la faute à une distribution catastrophique. Mais aussi une seconde lecture moins réfléchie qu’auparavant. L’hommage aux films de science-fiction et d’envahisseurs extraterrestres est bel et bien présent (on pense tout du long à L’invasion des profanateurs de sépultures) mais est moins raffiné que chez ses deux prédécesseurs, Shaun Of The Dead en tête.

The World's End flic

Malgré le star system qui commence à entourer le duo Wright/Pegg (l’un signe avec Marvel, l’autre apparaît dans les franchises Mission Impossible et Star Trek), leur collaboration n’a rien perdu de sa superbe. Toujours le goût du bon mot et de la franche rigolade, le couple de scénaristes s’entoure d’un casting fait d’anciennes connaissances (des acteurs de Spaced sont présents) et de nouvelles recrues (Rosamund Pike mais aussi Pierce Brosnan). De plus, après avoir montré qu’il était capable de filmer des scènes d’actions immersives, délirantes et rythmées avec Hot Fuzz mais surtout Scott Pilgrim vs The World, le cinéaste remet le couvert avec une réalisation impeccable (la baston dans les toilettes en plan séquence est géniale).

The World's End voiture

Le principal problème vient du scénario qui peine à démarrer et pédale dans la semoule durant la première demie-heure, créneau fatidique pour une comédie. Mais le film se rattrape dès la présence de la fameuse menace, alignant les séquences cultes et bardées de références, des légendes arthuriennes aux Monty PythonSimon Pegg et Nick Frost tiennent encore et toujours la dragée haute au reste du cast, échangeant pour la première fois les caractères de leurs personnages. Et c’est dans la joie et la bonne humeur qu’on les voit courir leur barathon, au devant du danger, pour notre plus grand plaisir.

7/10

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