World War Z – Marc Forster (2013)

World War Z

Après avoir écrit le Guide de survie en territoire zombie (que tout amateur de films de zombies se doit d’avoir dans sa bibliothèque), Max Brooks a décidé de passer à la vitesse supérieure avec World War Z, un faux roman d’anticipation regroupant différents témoignages de survivants d’une épidémie mondiale transformant les êtres humains en morts vivants. Réputé inadaptable à cause d’un style de narration très spécial, Brad Pitt et sa boîte de production décide tout de même de tenter leur chance, après avoir damé le pion à Leonardo DiCaprioStraczynski, auteur de comics et scénariste débutant (L’échange ou Thor, soit le coq à l’âne) est choisi pour s’occuper du scénario, très vite remplacé pour des raisons de planning par le frère de Joe Carnahan puis par Damon Lindelof, qui accouchera de la version définitive que l’on connaît.

World War Z groupe

Si le résultat donne un blockbuster estival et familial qui se laisse regarder, les fans du genre regretteront amèrement que les studios aient choisis une classification PG-13, donnant lieu à des scènes nettoyées de toute violence et de toute représentation graphique de celle-ci. Et un film de zombies sans hémoglobine ou tripes à l’air, excusez-moi du peu mais ça n’est pas un film de zombies. World War Z se veut une réponse décomplexée à des œuvres tels que 28 jours plus tard où la survie au quotidien prend le pas sur la défense d’un objectif précis. Et malgré le survol complet de la psychologie des personnages, certaines scènes aident à faire passer la pilule par leur intensité dramatique. Bien que le film soit une vitrine pour Brad Pitt (il est de chaque plan), certains personnages parviennent tout de même à exister (la militaire israélienne).

World War Z avion

Le rythme est calqué sur les jeux d’aventures bigger & louder tels qu’Uncharted 3 ou Tomb Raider, où on ne laisse souffler le spectateur qu’à de rares occasions, tout étant prétexte à une avalanche d’effets spéciaux (dégueulasses pour la plupart) et de suspense pas toujours bien géré. Le problème de World War Z vient justement du fait qu’il cherche à être trop généreux avec son public alors qu’il suffisait de garder les ramifications politiques, économiques et humanistes du livre d’origine. Une arlésienne qui va peiner à trouver son public sur la durée, même s’il arrive à rembourser le budget colossal alloué pour faire naître ce bébé mort né (190 M de $).

6,5/10

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