Commando – Mark L. Lester (1985)

Commando

Pas revu depuis ma tendre adolescence où j’enquillais les péloches burnées les unes après les autres. Et même si le film a pris un sacré coup de vieux en terme d’esthétisme (vêtements, musique), ça défonce toujours autant. Je ne reviendrais pas sur les multiples défauts du film (notamment les faux raccords qui frôlent l’amateurisme) mais plutôt sur cette capacité à se distancier d’un genre très codé pour en proposer une sorte de patchwork volontairement comique et régressif. Lester ne prend jamais au sérieux le personnage de John Matrix et l’envoie dézinguer pas loin de 150 gonzes juste pour sauver sa fille. Une certaine idée du jeu du massacre. Devenu culte pour beaucoup d’entre nous, Commando est une pépite d’humour cynique aux punchlines débiles complètement assumées (le personnage de Bennett est hilarant) et a la volonté inébranlable de proposer un film d’action conceptuel, d’une linéarité douteuse, où l’iconisation du héros est bigger & louder que dans les autres productions de l’époque. Schwarzy avouera bien plus tard qu’il n’a pas joué dans un film plus violent que Commando. On veut bien le croire.

8/10

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