L’homme aux poings de fer – RZA (2013)

L'homme aux poings de fer

Vouloir rendre hommage au cinéma de la Shaw Brothers, c’est bien. Le faire avec un scénario moyen, c’est moins bien. Se choisir le rôle principal quand on s’appelle RZA, c’est une belle erreur. Composer la musique u film quand on fait du rap, c’est complètement débile. RZA pense qu’il est aussi doué que Tarantino car il lui a demandé de signer quelques musiques de Kil Bill. Mais comme il a pas vraiment d’idées et que son script est à chier, il demande conseil à Eli Roth (tiens un ami de Tarantino) qui va lui servir de nourrice durant l’écriture. Un bon point vu que les productions du bonhomme sont pas négligeables. Pour un premier film, il est clair que RZA a eu de trop grosses ambitions. Et un égo surdimensionné. Parce qu’avec son charisme d’huître, comment faire vivre le personnage du forgeron ? Le personnage qui avait une aura incontestable et qui aurait pu donner lieu à un putain de personnage est réduit à un vulgaire artisan à la moue boudeuse.

L'homme aux poings de fer RZA

Si les combats sont plutôt bien chorégraphiés (même si ça reste très pauvre en bravoure), c’est filmé avec les pieds. On ne comprend rien, ça bouge dans tous les sens et pire, lorsque plusieurs combats se déroulent dans plusieurs pièces avec plusieurs personnages, on passe de l’une à l’autre sans crier gare. En plein coup de pied, on va passer à une autre scène qui n’a absolument rien à voir en terme de vitesse. La coordination des cascades est lamentable et je ne parle même pas du combat final du forgeron contre Corps de cuivre. RZA cherche à mettre 50 000 effets cools dans son film sans jamais vraiment y avoir réfléchi durant le tournage. Ça donne un film qui prend vie sur la table de montage où on a tenté tant bien que mal de cacher les défauts à grands renforts d’effets stylistiques.

L'homme aux poings de fer Russell

Et que dire du plan en 360° à vomir tellement la fluidité a été oublié. J’ai entendu dire que Brian De Palma a été hospitalisé à la vue de ce plan merdique où Russell Crowe cabotine comme un petit fou, en se demandant à chaque phrase qu’est-ce qu’il peut bien branler tout seul, perdu en plein Chine féodale. C’est donner du caviar aux cochons que de filer un tel budget et de tels moyens pharaoniques à un type n’ayant aucune vision artistique. Un sous Tarantino approuvé par Tarantino himself, ça fait mal.

3,5/10

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