Archives Mensuelles: mars 2013

L’ange de la vengeance – Abel Ferrara (1981)

La vengeance est un plat qui se mange saignant.

La vengeance est un plat qui se mange saignant.

Après avoir percé avec son slasher Driller Killer (joke inside), Abel ferrara fait une tentative intéressante dans le thriller, tout en gardant à l’esprit cette fibre violente et désespérée propre aux tueurs en série. L’occasion pour lui de se démarquer dans le genre en faisant d’une pierre deux coups et en pondant un slasher vigilante. Coincé entre deux genres, L’ange de la vengeance fascine par sa capacité a rendre humain et surtout victime son personnage de tueuse en la transformant en martyr dès le début. De fait, tous ses actes, aussi cruels et calculés soient-ils, trouvent une échappatoire par le double viol dont elle a été victime.

Le genre d'images chocs qu'affectionne particulièrement Ferrara.

Le genre d’images chocs qu’affectionne particulièrement Ferrara.

Si la forme est peu maîtrisée (on sent que le réalisateur cherche à approcher le réalisme plutôt que la fiction), son fond est doublement intéressant. D’une part car derrière cette vulgaire histoire de vengeance se cache un film bien plus féministe qu’il en a l’air (la scène finale) et d’un autre côté car la folie est un thème sous-jacent qui réapparaîtra plus tard dans la filmographie du cinéaste. Une approche déjà frontale du problème et une envie d’en découdre avec un cinéma trop propre et qui ne propose pas de s’attarder sur les maux qui rongent la société et la gangrène de l’intérieur.

La gente masculine a du soucis à se faire...

La gente masculine a du soucis à se faire…

La rue, c’est le décorum préféré de Ferrara. Il la filme comme personne. Dans ses pires aspects (les ruelles sales et sombres), réinventant la manière de voir des endroits célèbres (la scène de Central Park) et mettant à la lumière un peuple de l’ombre agissant la nuit et invisible le jour. Car la nuit, c’est là que la peu causante Thana sévit, emportant dans la tombe les hommes susceptibles d’être dangereux pour elle ou pour autrui, de sexe féminin. Mais là où L’ange de la vengeance impose son côté horrifique, c’est dans cette excitation que Thana découvre dans le meurtre et qui ne la satisfait plus si ses victimes ne sont que des reflets de ces assaillants. Elle poussera donc le vice à s’attaquer à d’autres types de personnes jusqu’à un final dément où le carnage est inévitable.

Zoé à un charme à en perdre la tête...

Zoé à un charme à en perdre la tête…

Mais son visage juvénile amenant n’importe qui à la croire aussi innocente qu’inoffensive lui servira à traquer ses proies de plus en plus près, jusqu’à obtenir la satisfaction délicieuse de percevoir la douleur dans les yeux de sa victime. De plus, le fait qu’elle soit sourde et muette en fait une arme parfaite pour délivrer le message de Ferrara. Aussi faibles soit-elle comme représentatrice de son sexe, elle arrivera néanmoins à chasser l’image doucereuse de la gentille fille et à castrer les pulsions sexuelles de l’homme en général en transformant un fantasme inavouable (la nonne maquillée à outrance et pas farouche) en cauchemar ambulant (le massacre).

Il ne faut jamais se fier aux apparences.

Il ne faut jamais se fier aux apparences.

L’ange de la vengeance se classe donc dans le haut du panier de la filmographie éclectique de Ferrara, quasiment au même niveau qu’un Bad Lieutenant ou qu’un King of New York tant leur approche des personnages est semblable et qu’ils semblent se répondre dans une Big Apple rongé par un ver solitaire insatiable où l’individualisme est la seule loi qui compte.

7,5/10

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Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir – George Lucas (1977)

Une légende est née !

Une légende est née !

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine….

C’est une époque de guerre civile. À bord de vaisseaux spatiaux opérant à partir d’une base cachée, les Rebelles ont remporté leur première victoire sur le maléfique Empire galactique. Au cours de la bataille, des espions rebelles ont réussi à dérober les plans secrets de l’arme absolue de l’Empire : l’Étoile de la mort, une station spatiale blindée dotée d’un armement assez puissant pour annihiler une planète tout entière. Poursuivie par les sbires sinistres de l’Empire, la princesse Leia file vers sa base dans son vaisseau cosmique, porteuse des plans volés à l’ennemi qui pourront sauver son peuple et restaurer la liberté dans la galaxie…

"- Ouais, pas mal. Attendons la suite..."

« – Ouais, pas mal. Attendons la suite… »

Dans le coeur de nombreux fans, Star Wars est la seule et unique saga qui existe véritablement hors de son carcan cinématographique. Phénomène de société encore perceptible à l’heure où j’écris ces lignes, les différentes manifestations et réunions autour d’elle sont la preuve que Lucas a su créer un univers si intense et si complexe qu’il n’avait pas d’autre choix que de le laisser exister en dehors de ses films. Même si on peut regretter l’aspect mercantile de certains de ses choix, il faut revenir à la genèse de la saga et se concentrer sur ce qui a permis au cinéaste barbu d’allonger sur pellicule des rêves d’enfant et de cinéphile griffonnés avidement sur papier.

L'aventure vient à Luke, au contraire d'Indiana Jones qui va au devant d'elle.

L’aventure vient à Luke, au contraire d’Indiana Jones qui va au devant d’elle.

Un nouvel espoir a été injustement traduit La guerre des étoiles chez nous pour une raison purement commerciale. Le titre original choisi par Lucas ne permettait au public de s’aventurer dans la saga sans gène car il ressemblait à un titre de suite. Chose qu’il est à vrai dire puisque le premier film sorti correspond au quatrième épisode de la saga. Une décision sage qui permet d’intégrer directement une lutte intestine ente le bien et le mal, les Jedis et les Sith par le biais de la formation de Luke Skywalker. De plus, La guerre des étoiles perd un peu de son sens étant donné que la seule étoile entrant en conflit entre les deux factions (les Rebelles et l’Empire Galactique) est celle menaçant la paix spatiale: l’Etoile de la mort (ou Etoile noire). Sa résonance avec le titre de la saga, à une époque où les anglicismes avaient moins libre cour que maintenant, représentaient également une gageure car répétant deux fois le titre, dans deux langues différentes.

Le Falcon Millenium, relique parmi les reliques.

Le Falcon Millenium, relique parmi les reliques.

Empruntant à un large pan de cultures diverses et variés, George Lucas ne renie pas ses différentes sources d’inspirations. Reprenant le squelette scénaristique de La forteresse cachée d’Akira Kurosawa, le film initie une volonté forte d’accréditer la chevalerie romantique comme concept d’une aventure épique à l’envergure importante, à la manière de la légende arthurienne. En effet, un petit groupe de personnages, guidé par l’honneur, l’amour et la naïveté de croire que l’on peut vaincre le mal en faisant le bien, céderont leurs vies et leurs aspirations à lutter dans une aventure aussi bien humaine (ils feront face à un cosmopolitisme racial incroyable) que personnelle (Luke se cherche une raison de vivre). Lucas s’inspire également de la religion bouddhiste pour son concept de Force, de la littérature SF pour ses droïdes et de la seconde guerre mondiale pour armée de l’Empire. Autant d’éléments qui témoignent d’une volonté d’emporter le monde entier dans son sillage.

Le duo formé par les C3-PO et R2-D2 est sans doute le groupe de personnages le plus présent dans le film.

Le duo formé par les C3-PO et R2-D2 est sans doute le groupe de personnages le plus présent du film.

Aujourd’hui encore, le film bluffe par sa capacité à transcender son histoire par des effets spéciaux certes datés mais qui s’inscrivent dans ce qui s’est fait de mieux à l’époque. Si en regardant Un nouvel espoir en 2013 peut prêter à sourire, le film n’en reste pas moins l’un des piliers du genre, donnant une telle profondeur à ces batailles spatiales par une maîtrise du rythme au montage qu’elles en deviennent aussi sensationnelles qu’inoubliables. Quelques effets resteront à jamais cheap et semblaient être souhaités dès le départ (le look de C3-P0 qui ressemble au robot de Metropolis), d’autres auraient pu être évités et ne lui rendent pas forcément justice (les cuts au montage à chaque apparition du sabre laser ou de fermetures de sas sont atroces).

Le bien et le mal s'affrontent dans une chorégraphie pour le moins...particulière.

Le bien et le mal s’affrontent dans une chorégraphie pour le moins…particulière.

Film le plus rentable de tous les temps, cette couronne de lauriers n’est pas uniquement due à son rayonnement mondial mais à son intemporalité scénaristique. En inscrivant sa saga dans une époque aussi bien factice qu’éloignée (le fameux far, far away du générique) et en brassant des thèmes propres à l’être humain (le dépassement de soi, l’amour, l’amitié, l’ouverture d’esprit et la religion), George Lucas permet à sa saga de se nourrir perpétuellement de ce que le monde peut lui fournir pour l’intégrer à son propre monde. Un nouvel espoir, et plus particulièrement la saga tout entière est un microcosme de notre propre société, une mise en abîme de notre monde, simplifié pour toucher aussi bien les adultes que les jeunes.

Un mercenaire, une créature, un vieillard et un fermier. On ne peut pas faire plus hétéroclite.

Un mercenaire, une créature, un vieillard et un fermier. On ne peut pas faire plus hétéroclite.

Chaque personnage apporte une touche d’originalité au projet: que ça soit le candide Luke Skywalker (Mark Hamill et sa bouille juvénile), Chewbacca et son grognement risible, Han Solo (Harrison Ford déjà ultra charismatique) ou Dark Vador et son ambition démesurée de conquête intergalactique (un petit côté hitlérien dans sa démarche). Cette galerie incroyable gagne encore plus en intensité grâce à la composition musicale signée John Williams qui concocte pour l’occasion des thèmes exceptionnels (l’ouverture du film, le bar, l’attaque de l’Etoile Noire) et rend hommage à la dimension opératique voulue par le créateur.

Les vaisseaux ont un design très recherchés.

Les vaisseaux ont un design très recherchés.

15 ans doivent me séparer de mon dernier visionnage de la trilogie originelle et, par contre coup, de cet épisode IV. Mais le charme reste intact et la restauration effectuée pour la sortie du Blu Ray rend hommage au travail effectué pour rendre cette ambiance et cette atmosphère unique (la scène du bar est toujours aussi jouissive). Si on pourra reprocher le scénario quelque peu simpliste, la facilité avec laquelle les Rebelles réussissent leur mission d’exfiltration et cette fin qui, en annonçant une suite directe, bâcle la happy end, on reste tout de même béat d’admiration devant un tel dévouement qui a permis de livrer un divertissement aussi puissant. Lucas croyait si fort à son sujet qu’il a réussi à nous y faire croire également.

8/10

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Les émotifs anonymes – Jean-Pierre Améris (2010)

Un film aussi doux et sucré qu'un chocolat fondant sur un palais.

Un film aussi doux et sucré qu’un chocolat fondant sur un palais.

La comédie française, on a beau en faire le tour, elle arrive toujours à nous surprendre. Malgré les dizaines de films qui sortent tous les ans et qui tablent sur le registre comique (à défaut du dramatique), certains sortent du lot et gagnent à être connus. C’est le cas de ces Emotifs anonymes qui ne le sont pas tant que ça. Si le film aurait gagné en candeur et en profondeur avec des interprètes peu connus, il reste tout de même habité d’un charme fou du fait de ses deux interprètes aussi talentueux que peu exploités pour livrer des personnages tout en retenue (Poelvoorde en tête de liste).

Lorsqu'il ne prend pas la grosse tête, Poelvoorde peut être épatant.

Lorsqu’il ne prend pas la grosse tête, Poelvoorde peut être épatant.

Affublé d’un filtre d’époque qui n’est pas sans rappeler celui qu’on reverra en 2012 dans Populaire (ça se passe sans doute dans la même décennie ou proche), le film d’Améris étonne par sa relative simplicité et sa courte durée. 1h20 lui suffiront pour exploiter ses deux personnages aussi naïfs que sentimentalement affaiblis par leur timidité et leur inexpérience. Aussi touchants l’un que l’autre, ils ne sont jamais plus drôles que lorsqu’ils se donnent en spectacle, dans un ballet de quiproquos, de maladresse et de tendresse. Les scènes qui les font se rapprocher (le restaurant, le concours) sont celles là même qui définissent la raison d’être du film, bien loin des développements psychologiques des deux personnages.

Y'a du music-hall dans la chanson que murmure Isabelle Carré.

Y’a du music-hall dans la chanson que murmure Isabelle Carré.

C’est d’ailleurs dommage que le cinéaste ne s’attarde pas sur leur manière d’appréhender le monde en solitaire. Si l’on voit Isabelle Carré tenter de briser le silence qui la foudroie dans des réunions d’émotifs anonymes et Benoît Poelvoorde se livrer à son psychologue, on ne se frotte que très peu à leur jeunesse, la naissance de cette timidité et les appréhensions passées ou les histoires d’amour ratés qui les définissent comme ces deux grands enfants qu’on aperçoit dans la chocolaterie. L’idée de leur faire se bouleverser leur quotidien dans un monde de chocolat est une idée agréable tant le goût et l’odeur de celui-ci représente parfaitement la manière dont il vivent cette romance, aussi sucrée et craquante, coupable et en même temps innocente.

Il n'y en a pas un pour faire le premier pas.

Il n’y en a pas un pour faire le premier pas.

Les émotifs anonymes est une comédie douce-amère que l’on déguste et qui apporte un peu de gaieté et de renouveau dans la manière d’aborder l’amour dans le cinéma français. Rien d’exceptionnel dans tout ça mais ça dure si peu de temps que ça serait dommage de passer à côté de cette rafraîchissante histoire d’amour.

6,5/10

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Le flic de Hong-Kong – Sammo Hung (1985)

Dix minutes pour trouver une affiche qui pique pas les yeux...

Dix minutes pour trouver une affiche qui pique pas les yeux…

Décidément, 1985 est un excellent cru pour Jackie Chan. Après un Police Story tout pourri rattrapé de justesse par ses cascades impressionnantes, son pote Sammo Hung le fait apparaître dans son film au titre qui fleure bon le polar de triade, Le flic de Hong Kong. Sauf qu’en fait, on s’en bat les couilles qu’il vienne de Hong-Kong vu que l’histoire se passe…à Tokyo. Oui, sans aucune raison aucune, on passe d’un pays à l’autre sans que ça soit jamais indiqué (une réplique au bout d’une heure de film viendra nous expliquer dans quelle ville on se trouve). Un tel niveau d’écriture et une telle gestion du suspense ne se trouve que dans des productions tels que Les Teletubbies, où la totale improvisation est de mise.

C'est bon, y'a le pourcentage d'handicapés dans le film. Ah merde ! On s'est trompé de chiffre

Je crois qu’à ce moment précis, j’ai eu le plus gros facepalm de toute ma chienne de vie.

Y’a un pourcentage d’handicapés mentaux dans ce film qui frise le record. On dirait qu’on est en face d’une réclame pour le Téléthon chinois. Y’en a pas un pour relever l’autre, l’humour de Police Story passe pour du Molière à côté de celui-ci et Jackie Chan n’a jamais été aussi peu présent dans un film et autant visible sur une affiche (peut être battra-t-il son record dans Expendables 3). Je m’attendais à avoir un minimum de bastons et je me retrouve à suivre les aventures débilitantes de Sammo et sa bande (Block Head, c’est juste un putain d’autiste quoi !). Après une introduction assez généreuse (ça se bagarre et y’a une course poursuite sympa), on se retrouve face à des ninjas aux gestuelles et aux accoutrements dignes du pire épisode des Powers Rangers.

- Pitié, je dirais tout mais arrêtez ce film de merde !"

– Pitié, je dirais tout mais arrêtez ce film de merde ! »

La chorégraphie des bagarres est poussive, les blagues sont drôles si on sort d’une lobotomie, les sketches sont d’une débilité à toute épreuve et sont d’une longueur digne d’un viol ou d’un dîner avec la belle-famille. Impossible d’attaquer la VF qui n’est aucunement responsable de la pitrerie dégénérescente des acteurs et la stupidité de l’histoire, tout juste bonne à enchaîner des situations comiques et des combats d’une platitude navrante. La seule scène à sauver est celle où Jackie Chan a un temps de présence rallongé par son entrée dans la maison hantée. Le flic de Hong-Kong n’est ni plus, ni moins qu’un film de kung-fou à l’instar de Crazy Kung Fu, le talent en moins. Le genre de film à faire passer dans les hôpitaux spécialisés.

1,5/10

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The Place Beyond the Pines – Derek Cianfrance (2013)

Un polar au scénario pour le moins inattendu.

Un polar au scénario pour le moins inattendu.

Derek Cianfrance est vraiment un réalisateur adroit. En balançant un synopsis d’une simple ligne, il parvient à nous induire en erreurs et à rallier le plus grand nombre à sa cause. Les fans de Gosling, les fans de polar et de films de casse et ses propres fans. Trois publics bien ciblés, différents dans leurs attentes mais qui peuvent être une seule et même personne. C’est un peu ça l’idée du scénario de son nouveau film: tenter d’imbriquer trois histoires bien distinctes mais qui se répondent par une continuité chronologique et qui permettent une lecture parfaite de sa fresque dramatique.

Les erreurs d'une génération peuvent influer les choix de vie de la génération suivante.

Les erreurs d’une génération peuvent influer les choix de vie de la génération suivante.

Ce qui surprend en premier lieu, c’est ce choix voulu dès le départ de ne pas se répéter. Autant le personnage de Ryan Gosling partage la même vision de la famille que son personnage précédent chez le cinéaste, autant elle n’est clairement pas au centre de ce film. Cette continuité chronologique débute donc dès le plan séquence d’ouverture, d’une maîtrise absolue et d’une fluidité incroyable, avec un thème qui semble être très cher à Cianfrance: la figure paternelle. Si les femmes ne sont pas de simples potiches, la qualité de l’écriture des personnages se ressent surtout du coté masculin, avec des personnalités fortes. Et pour donner un poids à ces caractères bien trempés, quoi de mieux que d’utiliser à contre-emploi deux des acteurs les plus cruellement mésestimés et utilisés à mauvais escient.

La partie polar en interne pourrait faire un film à elle seule.

La partie polar en interne pourrait faire un film à elle seule.

Cooper et Gosling ne se volent jamais la vedette grâce à une particularité scénaristique. Une manière simple qui permet à Cianfrance d’éviter de trancher sur leurs temps de présence et qui ramène le film à hauteur d’homme en ne s’attardant que sur un seul personnage à la fois. Même si leurs destins se croisent, The Place Beyond the Pines recherche plus qu’une simple fatalité évidente dans leur différence de statut (l’un braque des banques, l’autre est flic) mais faire retentir le souvenir de leurs actions et exactions aussi longtemps que possible dans le temps, quitte à ce que leurs échos parviennent aux oreilles de leur progéniture.

Le film parvient à être émouvant avec une facilité qui désarçonne.

Le film parvient à être émouvant avec une facilité qui désarçonne.

Ambitieux dans sa manière d’aborder le polar, admirable dans sa capacité à le rendre plus touchant et plus humain, le récit est maîtrisé de bout en bout. Même si les éclairs de génie en terme de mise en scène disséminés ci et là ne parviennent pas à cacher la monotonie qui s’en dégage, c’est un élément positif qui est à rajouter à l’impact mélancolique qui se dégagent des images. Un dyptique parfait avec Blue Valentine.

7,5/10

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