Die Hard 5: a good day to die hard – John Moore (2013)

J'ai été obligé de choisir une affiche au niveau du film...

J’ai été obligé de choisir une affiche au niveau du film…

Un DTV roumain de luxe. Voila ce qu’est la nouvelle aventure explosive de John McLane. Oui, dans cette critique, je ne dirais jamais Die Hard car pour moi, ce film n’existe pas. Je sais ce que vous devez penser mais vous verrez par vous même le jour où ce tissus de conneries vous passera devant les yeux que j’avais raison de renier cette daube infâme. Je ne dirais jamais Die Hard pour la simple et bonne raison que Moore salit le nom de McLane, mais encore plus le travail effectué par McTiernan pour élever au panthéon des mecs badass le personnage désincarné par Bruce Willis. Désincarné,c’est bien le mot. John McLane n’est plus que l’ombre de lui même. Son fils, qui semble avoir pris la relève autant au niveau physique que charismatique (c’est dire le niveau de jeu de Willis), est une véritable endive bodybuildée qui a un regard d’ahuri une fois sur deux, c’est à dire lorsqu’il ne ferme pas les yeux à cause de toutes les explosions qu’ils se prennent dans la tronche.

- "C'est faux ! J'ai pas un regard d'endive !"

– « C’est faux ! J’ai pas un regard d’endive ! »

Oui ! Car le maître mot du film, c’est de tout faire péter ! Et que ça saute ! C’est ça qu’aime les jeunes de toute façon ! Sauf que John Moore a tablé sur un public abruti devant MTV ou aveuglé par l’aura mythique de John McLane pour faire son beurre. Mais moi, je ne suis pas dupe, je vois clair dans son jeu. C’est tellement une merde finie qu’il cache son manque de talent dans des explosions ou des fusillades qui, soit dit en passant, n’ont rien de jouissives. Je crois avoir vu, entre deux facepalms, un méchant russe danser la gigue devant McLane père et fils en mangeant une carotte. Arrêtez moi si je me trompe mais en quoi ça le rend plus méchant ? En plus, le coup de la carotte, ça a déjà été vu dans Shoot’em up et c’est pas parce que t’es le sosie soviétique de Clive Owen qui faut te la raconter.

Quand Yamakasi rencontre Wanted. En gros, quand Besson rencontre Bekmambetov...

Quand Yamakasi rencontre Wanted. En gros, quand Besson rencontre Bekmambetov

Entre dix ralentis et douze plans à la seconde, j’ai cru apercevoir un foutage de gueule. La moitié des scènes de la bande annonce ne sont pas dans le film. Et oui ! C’est une nouvelle forme de marketing ! On te met des scènes qu’ont l’air bien mais on les met pas dans la sortie salles. Si tu veux les voir, faudra venir acheter le Blu Ray, comme ça tu raques deux fois. Malin le lynx ! Sauf que celui qui voit le film en salles et qui achète également le film, soit il est très con, soit…soit …ben soit il est vraiment très con. Je ne le ferais même pas en cadeau à mon pire ennemi par peur de refiler des sous à John Moore. Il serait capable de faire un sixième épisode où John McLane devrait retrouver son frère, ancien marine reconverti en mercenaire au Cameroun où il a été fait capturé par des islamistes radicaux qui veulent faire péter les Etats-Unis avec des bombes au plutonium enrichi au lait de gazelle.

Ça doit être une image subliminale vu que j'ai rien vu de tel dans le film.

Ça doit être une image subliminale vu que j’ai rien vu de tel dans le film.

En même temps, il ne fallait pas s’attendre à ce que le scénariste fasse des étincelles puisqu’il est le géniteur du film Wolverine et Opération Espadon, soit deux actionners à la ramasse aussi bien sur le plan technique que narratif. J’avais l’impression de regarder un mauvais cartoonMcLane tombe et se relève sans cesse, chute d’étages en étages, se prend des explosions, retombe, se blesse, se relève. Tout ça jusqu’à plus soif. Au lieu de arder l’image d’un tough guy impossible à abattre mais qui est meurtri dans son amour propre et qui ressent la fatigue, Moore décide d’en faire un mec increvable, qui aligne les bads guys avec autant de facilité que les mauvaises punchlines.

J'ai lutter pour trouver des screens digne de ce nom.

J’ai lutter pour trouver des screens digne d’intérêt.

Ça flirte même sur la vague Skyfall avec une bande originale sans saveurs, qui peine à reprendre des airs déjà entendus dans d’autres films d’espionnage. La saga perd toute crédibilité lorsqu’on se rend compte que la moitié du budget est passé dans les bagnoles explosées, broyées, écrasées à la manière d’un Taxi. Ajouté à cela des scènes d’actions en CGI indignes de la trilogie originelle et vous obtenez la pire mayonnaise jamais créée en matière de film d’action. Une parodie débilitante qui ne prend jamais ses personnages au sérieux et chie sur toute la mythologie du flic increvable que tant de gens ont galéré à modeler. Et déplacer l’action en Russie n’apporte rien au film, si ce n’est de pouvoir détruire des immeubles à moindre coût puisqu’ils sont plus aux normes.

"- Vous êtes prêt ? On va se faire démolir par un vieillard et son fiston alors qu'on est surarmés."

« – Vous êtes prêt ? On va se faire démolir par un vieillard et son fiston alors qu’on est surarmés. »

Je sauverai juste la course poursuite en plein Moscou qui rend hommage à la saga qui, même si elle est filmée avec les pieds, reste assez efficace et très impressionnante. Pour ma part, John McLane est mort et enterré et ce patriotisme forcené qui cherche à ressusciter des légendes bons pour la casse a tendance à m’exaspérer. Yippie-ki-yai, pauvre con !

2,5/10

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