Doom – Andrzej Bartkowiak (2005)

A quoi ça sert d'adapter un jeu qui n'a aucune scénario ?

A quoi ça sert d’adapter un jeu qui n’a aucun scénario ?

A faire un film d’action décérébré, voila la réponse. Doom réussit le pari dans les grandes largeurs en mixant troufions débiles (mais professionnels) et action brutale. Le film n’a du jeu vidéo qu’il adapte que le nom et le bestiaire. Le reste peut clairement être imputable à n’importe quelle autres productions. Adapter au cinéma un objet vénéré par des milliers de joueurs est un choix audacieux. Doom étant tout de même le père du FPS, c’était sans compter sur une pression de la part d’une grosse communauté qui désirait ardemment voir le côté subversif du soft transparaître à l’écran. On en est loin, la faute à une volonté de plaire à un large public. Les scènes sont rarement gores et les monstres ne font jamais peur.

Du placement de personnages à la Kurosawa ? Non !

Du placement de personnages à la Kurosawa ? Non !

Plus qu’une simple adaptation, le film calque son schéma narratif sur un certain Predator. La menace est inconnue pendant un long moment et la milice envoyée pour la neutraliser est composée de tough guys. Même le combat final entre Sarge et Reaper rappelle le climax du film de McTiernan. D’ailleurs, The Rock ne voulait pas le mauvais rôle lors du casting mais espérait plutôt terminer dans la peau de Reaper, le personnage de Sarge devant échouer à Vin Diesel. Rencontre ratée donc puisque Diesel refusera de participer à Doom (on le comprend vu qu’il sortait de Riddick) mais qui sera réparée grâce à Fast & Furious 5. Le film n’est jamais chiant mais il ne propose pas non plus de grands moments de bravoure en dehors du combat final.

Le bestiaire est fidèle, même si la mutation de certaines créatures laisse à désirer.

Le bestiaire est fidèle, même si la mutation de certaines créatures laisse à désirer.

Rosamund Pike apporte un peu de fraîcheur à l’ambiance testostéronée du métrage, même si son personnage est clairement écrit avec les pieds. Le genre de personnages qui, dans les jeux vidéos, se content d’être un PNJ pour être tué aussitôt après avoir accompli une action bénéfique pour la survie du héros. En l’occurrence, le héros sera Reaper qui, même s’il n’est jamais iconisé comme il se doit, se verra gratifier d’une scène en plan séquence affublée d’une vue à la première personne. Un hommage facile mais plaisant, qui s’inscrit dans la linéarité de l’action du film. A savoir longue et chiante.

4/10

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