Paiement cash – John Frankenheimer (1986)

Ça sent les 80's à plein nez !

Ça sent les 80’s à plein nez !

Elmore Leonard a été adapté maintes et maintes fois, pour le meilleur (Jackie Brown) et pour le pire (Cat Chaser). En grand fan de l’écrivain (dont j’ai du lire une bonne moitié de la bibliographie), je m’attendais à ce que la Cannon bousille son talent, malgré sa place de choix en tant que co-scénariste. Mais il n’en est rien tant John Frankenheimer, dont la présence derrière la caméra semble étrange par rapport au type de production qu’est Paiement Cash, met l’attitude cool de l’auteur sur le devant de la scène, tout en restant relativement sobre dans sa mise en scène afin d’éviter de lui voler la vedette.

Y'a un sacré paquet de jolis mouvements de caméra qui rehausse la qualité du film.

Y’a un sacré paquet de jolis mouvements de caméra qui rehausse la qualité du film.

On a donc en face de nous un film pur jus, qui délivre la quintessence du style de Leonard: gangsters maladroits, victime rebelle, sexe, drogue et argent. Même si l’emballage est estampillé 80’s à fond les manettes (le look, les musiques,…), le scénario s’adapterait parfaitement dans n’importe quelle époque tant la qualité du récit est d’être intemporel. Le sexe et l’argent ont, font et feront toujours tourner le business lucratif des gens mal intentionnés. Même si Frankenheimer semble plus intéressé par la relation du couple Scheider/Ann-Margret que par l’intrigue, sa caméra s’attardant sur leurs visages et leurs gestes, il n’en oublie pas qu’il adapte le roi du polar et qu’il se doit de délivrer un minimum d’action.

Scheider incarne parfaitement le roc en sommeil.

Scheider incarne parfaitement l’eau qui dort.

Et il livre la marchandise, avec des scènes de qualité, où l’on retrouve toute la saveur des répliques et la consistance des personnages. Le trio malfaisant est superbe, bande de déglingués qui joue les apprentis maîtres chanteurs, multipliant les gaffes qui ouvrent des brèches à la vengeance de Mitchell. La Cannon n’en oublie pas son public en alignant les voitures vrombissantes et les belles pépés, le tout monté sur un cocktail de musiques ringardes qui enlise le film dès sa date de sortie. Paiement Cash est un plongeon dans une époque bénie où les bons polars se bousculaient sur les écrans et où l’on avait pas peur de la redite si celle-ci été faite de bien belle manière.

7,5/10

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