Le dernier rempart – Kim Jee-woon (2013)

Les types qui pondent les affiches, c'est vraiment des rois.

Les types qui pondent les affiches, ce sont vraiment des rois.

Rien ne laisser présager dans le trailer que la déception serait aussi grande. Mis à part la présence de Johnny Knoxville au générique, tout semblait gagné d’avance pour Schwarzy qui retente ici, après une apparition légèrement poussive dans Expendables 2, un come-back intéressant. Les nostalgiques de la péloche burnée des années 80 peuvent excuser ce qu’ils veulent à The Last Stand, il faut vraiment avoir de la merde dans les yeux pour ne pas se rendre compte que le film est une catastrophe et que comparé à Fast & Furious 5 (vu qu’il semble vouloir jouer dans la même cour), il perd en tout points la bataille.

Un moyen rapide, efficace et économique pour remplacer la moissonneuse batteuse.

Un moyen rapide, efficace et économique pour remplacer la moissonneuse batteuse.

Et dès les premières apparitions de l’ex Mister Univers, on se dit qu’on va souffrir tant on pourrait croire que l’acteur à la sclérose en plaques. Ses mouvements sont si lents et si imprécis qu’on peut difficilement croire qu’il va venir à bout d’une armée surarmée et surentraînée à lui tout seul. Et on a raison de le penser car y’a le représentant humain des Lapins Crétins, une vieille, un bouseux qui rêve de grandes villes et une fliquette passant de la froussarde à la G.I Jane qui vont lui venir en aide. Une récréation au budget assez élevé qui divertira à l’aise les 12-20 ans ou les Jackies adeptes du tuning (ce qui semblait être le cas de la majorité non silencieuse derrière mon siège).

Ça pose tout de suite le niveau du bouzin...

Ça pose tout de suite le niveau du bouzin…

Les pointes d’humour ne sont jamais drôles et c’est lors des scènes les plus sérieuses qu’on en vient à rigoler de l’échec de l’entreprise opérée par Kim Jee-woon. Autant John Woo avait réussi son passage du côté américain, autant lui se prend les pieds dans le tapis de la révérence manchote, accumulant les conneries dans un script écrit à l’arrache à un salon de l’automobile. On peut difficilement croire que c’est le même type qui a réalisé A bittersweet life et surtout J’ai rencontré le diable, tant le niveau a fondu à une vitesse fulgurante. Comment vouloir faire croire aux spectateurs que pendant plus de deux heures, un chef de cartel mexicain (qui a une tête de playboy à la mord-moi le noeud) roule à travers l’état à plus de 300km/h, dans une Corvette ZR1 surgonflée à 1000ch sans jamais faire le plein ? Y’a comme qui dirait un problème dans l’énoncé…

D'après la police, ceci est un barrage insurmontable...

D’après la police, ceci est un barrage insurmontable…

Y’a quelques moments de bravoure à sauver comme un finish du haut d’un toit ou l’arrivée de la Gatling dans la fusillade mais c’est tellement peu comparé à ce à quoi je m’attendais que je ne peux qu’être déçu du résultat. Tout le début à Summertown est digne de Benny Hill, les passages entre Eduardo Noriega et Forest Whitaker sont tout bonnement indigestes et il faut attendre plus d’une heure pour voir enfin ce qu’on est venu chercher. Pour la gouverne de ceux qui me liront, j’ai été obligé, vu le nombre limité de copies, d’aller voir le film en version française. Et c’est juste un ramassis de conneries qui est raconté, avec une réplique qui va obligatoirement devenir culte et coller au statut du film (ça parle de mort, de cuisine et de verre de lait dans la même phrase…).

Heureusement que Schwarzy a toujours la classe quand il pointe une arme sur quelqu'un.

Heureusement que Schwarzy a toujours la classe quand il pointe une arme sur quelqu’un.

SI j’avais su plus tôt que Le dernier rempart était en carton pâte, j’aurais passé mon chemin. Pour un retour aux sources, Arnold s’est trompé de film. Jamais iconisé comme il se doit (sa silhouette sur le pont à la fin est tellement pathétique), espérons que The Tomb ou le futur Ten lui rende service car il va falloir ramasser les gravats de la démolition d’un mythe.

4,5/10

Publicités
Tagué , , , , , , , , ,

Une réflexion sur “Le dernier rempart – Kim Jee-woon (2013)

  1. […] les chaises en deux. On retient tous la tentative désespérée du colosse de s’afficher dans Le dernier rempart sous une métaphore de vieux de la vieille plutôt ringarde. Ou de partager l’affiche avec […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :