Archives Mensuelles: février 2013

The Crow – Alex Proyas (1994)

Du romantisme comme je l'aime !

Du romantisme comme je l’aime !

Voila une romance que je conseillerais à tous les durs à cuire. Même si elle peut paraître maladroite, notamment à cause des flashbacks pas toujours utile (une scène pré-générique aurait été plus efficace à mon goût), c’est cet amour qui entretient le besoin de vengeance d’Eric Draven (ouh le vilain jeu de mots dans le nom) et qui lui donne la force nécessaire pour renaître d’entre les morts et accomplir sa funeste quête. Alex Proyas, dont le Dark City qui suivra terminera de prouver qu’il est un excellent créateur d’univers, pose déjà les bases de ce qui sera utilisé en terme d’adaptation de comics violent tels que ceux de Miller (Sin City et The Spirit en tête de peloton). A savoir des incrustations numériques, un noir et blanc pluvieux où seul le sang et le feu ressortent, dévorant le cadre à chaque apparition et une véritable patte graphique qui joue sur l’économie de budget sans réduire le matériel d’origine à peau de chagrin.

Une chute vertigineuse dans un monde hostile et dépravé.

Une chute vertigineuse dans un monde hostile et dépravé.

Malgré l’accoutrement gothique du personnage de Brandon Lee, The Crow ne joue jamais la carte de la facilité en nous infligeant un cheptel de punks à dessouder. Les bads guys ont plutôt un look original, comme Tin Tin qui arbore des dizaines de lames sur sa veste ou T-Bird qui a des spasmes colériques qui le rendent imprévisible. D’après les dires, l’adaptation semble être très fidèle ce qui n’est pas pour me déplaire tant le rythme rapide ne nous permet jamais de réellement souffler, comme si on lisait le comics d’une traite. La tension s’accumule au fur et à mesure que l’heure tourne et que la nuit du Feu du Diable prend fin, tension qui explose dans une fusillade monumentale propulsant Eric dans une scène d’action ultra jouissive face à une vingtaine d’hommes armés. Si Proyas doutait d’avoir réussi à iconiser son acteur et son personnage, il le range définitivement au rang des héros les plus classes grâce à cette scène aussi spectaculaire qu’elle surprend tant elle contraste avec le calme apparent d’Eric.

Un film que Heath Ledger a du voir tant les mimiques ressemblent étrangement à celles du Joker.

Un film que Heath Ledger a du voir tant les mimiques ressemblent étrangement à celles du Joker.

La bande originale, principalement composé de morceaux rock de groupes connus, permet de poser les bases d’un univers qui est tout autant visuel qu’auditif. Le rock mélancolique et torturé est porteur de messages vraiment dépressifs, restant constamment en parallèle avec l’histoire, totalement dépourvue d’humour (sauf noir) et de second degré qui nous rappelle sans cesse que la violence dont fait preuve le fantôme d’Eric n’a aucune autre échappatoire possible que la mort de ses bourreaux et assassins. Jamais il est question d’épargner qui que ce soit et dès sa première altercation avec Tin Tin, le spectateur le sait et choisit, en son âme et conscience, de comprendre qu’un tel acte puisse être nécessaire. Cependant, même si le film ne fait pas dans la dentelle, cette violence peut paraître édulcorée étant donné que le justicier est déjà décédé et que le message de vengeance personnelle porte moins loin que s’il avait survécu.

Malgré le choix de décors sombres, Proyas nous gratifie de plans éclatants.

Malgré le choix de décors sombres, Proyas nous gratifie de plans éclatants.

On connaît tous l’anecdote macabre qui entoure le film et qui lui a d’un côté collé une étiquette « culte » qui n’aurait peut être pas été justifié alors. Mais la mort de l’acteur Brandon Lee lors du tournage est un écho vraiment fort au personnage d’Eric Draven qu’il incarne et donne une aura mystique supplémentaire à The Crow qui n’en demandait pas tant. Le travail effectué par la suite rend un véritable hommage à la prestation de l’acteur qui atteignait ici la gloire et une place de choix pour de futures productions audacieuses. Mais à l’instar de son père, son destin pour le moins tragique lui a permis de rejoindre le firmament des étoiles montantes d’un cinéma qui n’aurait pas pu se passer de lui (on pense notamment à Heath Ledger qui explose en plein vol également).

Une variante de la roulette russe.

Une variante de la roulette russe.

The Crow est clairement à ranger du côté des excellentes adaptations tant on sent un amour immodéré du cinéaste pour le créateur de la saga, lui même victime d’une tragédie personnelle qui a fait naître ce récit sincère mais violent. Véritable catharsis d’un homme qui a perdu ce qu’il a de plus cher, le film résonne comme la plus belle histoire d’amour que le cinéma (fantastique) est porté.

8,5/10

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Cry_Wolf – Jeff Wadlow (2005)

Un slasher bien troussé.

Un slasher bien troussé.

Bien qu’on soit loin des grandes réussites du genre, Cry_Wolf n’a pas à pâlir de ces contemporains tant il assure le travail du début à la fin. Armé d’un scénario plus malin qu’il n’en a l’air, le film se suit sans peine et, du haut de ses 80 minutes, se permet même le luxe de nous livrer la première victime au bout d’une heure de bobine. Un choix osé mais qui permet à ses personnages de prendre forme et qui évite d’aller trop vite afin de pouvoir tisser une toile d’araignée grandeur nature où la paranoïa va s’immiscer chez chacun d’entre eux, emmenant le spectateur au passage dans son scénario tortueux.

"- J'avais plus de cire pour l'épilation. On va faire ça à l'ancienne..."

« – J’avais plus de cire pour l’épilation. On va faire ça à l’ancienne… »

Même si ça reste très téléphoné dans le cliché du campus universitaire pour gosses de riches, ça évite à de nombreux moments la redite en se focalisant sur le boogeyman qu’ils créent de toutes pièces. Bien qu’il n’ait pas un look exceptionnel, ce dernier est assez crédible pour filer la frousse et s’intégrer au récit sans trop de mal. Et malgré sa très courte présence durant les vingt dernières minutes où il opère, la légende urbaine qu’il a alimenté jusqu’alors permet de lui donner un charisme suffisant pour que ses meurtres fonctionnent. Film de serial-killer à tiroirs, il m’a vaguement rappelé The Skulls autant dans le fond que dans la forme.

Les riches ont vraiment des jeux au goût douteux...

Les riches ont vraiment des jeux au goût douteux…

Mais il est plus abouti que ce dernier, notamment grâce à l’écriture qui ne se fout pas de la gueule du spectateur. Se payant le luxe d’un double climax, le scénariste a fait du bon boulot malgré la semi-fainéantise du cinéaste qui donne le minimum syndical et n’iconise jamais son tueur. Un film à voir entre potes entouré du fameux duo pizza/bière et le tour est joué.

6,5/10

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Conan le Barbare – John Milius (1982)

L'heroic fantasy a son plus haut niveau !

L’heroic fantasy a son plus haut niveau !

C’est un genre largement démocratisé par la trilogie de Tolkien (et surtout par son adaptation) mais il ne faudrait pas oublier ses fondamentaux. Conan le Barbare en fait partie. Je ne prend pas de risques pour dire qu’il est même l’un des piliers du genre adapté sur grand écran. De mémoire, je ne l’avais encore jamais vu. Et ce qui m’a surpris, c’est que le film n’a pas vraiment vieilli. Autant certains effets spéciaux font cheaps aujourd’hui, autant le message insufflé par le biais d’une mythologie guerrière dépeinte par John Milius n’a pas pris une ride. Commencer un film portant tous les attraits de l’actionner bodybuildé par une citation de Nietzsche est loin d’être une gageure car c’est elle qui permet d’introduire la dimension psychologique du personnage et de nous faire comprendre que Conan le Barbare va aller au delà de nos attentes.

Véritable fresque épique, Conan fourmille de mille et une idées.

Véritable fresque épique, Conan fourmille de mille et une idées.

S’appréciant tel un opéra, le film se découpe en plusieurs actes, tous empreints d’une forte symbolique et d’un sentiment noble. Dès les premières images et l’entrée en matière qui ferait pâlir n’importe quel homme habitué à un certain niveau de cruauté, on sait que le film va donner ses lettres de noblesse au mot « épique ». Chaque moments de bravoure surpassera le précédent, que ça soit en terme de brutalité ou de vaillance. Mais ces images, à peine affublées d’un manteau de dialogues, seraient crues et sans saveur si elles n’étaient pas accompagnées de thèmes musicaux orchestrés avec une telle maestria qu’on est en droit de se demander si la bande originale n’est pas l’une des meilleures au monde. Poledouris s’inspire de Wagner et de ses odyssées musicales épiques où la vengeance, l’amour, la famille, le pouvoir et la richesse donnent toute la profondeur à un récit mutique. Contes et légendes, dangers et trésors, ces mots à la saveur inénarrables résonnent dans notre inconscient à chaque apparition du Cimmérien.

Thulsa Doom représente le Mal dans toute ses largeurs.

Thulsa Doom représente le Mal dans toute sa splendeur.

Que serait-il d’une telle épopée si le héros ne devait pas venir à bout de son lot d’épreuves ? Conan se forge un caractère bien trempé, fait de repli intérieur  de force brute et de concentration lui assurant un mental de fer. Les idées noires qu’il a si longuement ruminé durant ses vingt dernières explose à l’écran lors de chaque affrontement, comme si la personne qui se mettait en travers de son chemin représentait un obstacle à sa soif de vengeance. D’une virilité sans nulle autre pareille, faisant passer n’importe quel macho pour un homosexuel refoulé, Conan représente la quintessence du mâle, fier de sa force et s’assurant le respect par la seule vision de sa présence physique. Et qui aurait pu incarner au mieux l’homme avec un grand H que Mister Univers en personne ? Même si son charisme laisse à désirer, son mutisme ne laissant échapper que de rares sonorités slaves et son regard ne laissant transparaître qu’un vide impossible à combler font de Schwarzenegger l’acteur idéal qui incarne à la perfection cette personnification de la barbarie.

Dieu parmi les hommes, Conan est bon et vengeur.

Dieu parmi les hommes, Conan est bon et vengeur.

Adoptant un format proche du serial, Milius conserve tous les ingrédients de l’heroic fantasy et les adapte au périple de Conan qui trouvera en Thulsa Doom un objectif vers lequel poindre. Sa quête l’emmènera dans des aventures bardées de péripéties qui permettent de comprendre l’homme qu’est devenu Conan. S’il représente le summum de la virilité, Thulsa Doom incarne le Mal absolu. Prisme de toutes les batailles que l’on puisse livrer, le personnage est à la fois chef religieux (au sens péjoratif du terme), sauvage, tortionnaire, dictateur et pervers. Leur manière d’appréhender le monde et la religion sont si éloignés qu’on ne pouvait pas avoir meilleur antagonisme. Et même si un Dieu gagne au profit d’un autre (Set contre Crom), c’est au nom de valeurs traditionnellement plus humbles, plus spirituelles et plus humaines.

Les paysages varient très peu mais ça n'est jamais dérangeant.

Les paysages varient très peu mais ça n’est jamais dérangeant.

La galerie de personnages que va rencontrer Conan durant sa quête n’est qu’un complément de sa propre personnalité. Subotaï est la tristesse et Valéria la passion. Conan va pouvoir, par l’intermédiaire de ces deux compagnons d’armes, se libérer de ces deux sentiments qui l’empêchent de mener à bien sa tâche et se déshumaniser pour ne faire qu’un avec son épée et appréhender le secret de l’acier comme une ligne de conduite à suivre, héritage impalpable que lui a légué son père. Par la décapitation de Thulsa Doom à l’aide de son épée brisée, il rendra justice à ses deux parents en un seul et même geste, permettant ainsi à son âme d’être apaisée. Mais une fois cet objectif atteint, il sera vidé de toute vie et ne saura plus quelle direction prendre pour se réinventer (la scène où il est assis sur les marches du temple, perdu dans ses pensées, est sans équivoque).

Cette seule image a su alimenter le fantasme de milliers de fans.

Cette seule image a su alimenter le fantasme de milliers de fans.

A l’heure actuelle, aucun film ne parvient à la cheville de Conan. Bien qu’un peu daté visuellement lors de certains passages, il est étonnant de voir que le temps ne semble pas avoir de prises sur ce film et que le Cimmérien ne quittera pas son trône de si tôt. Et ça n’est pas le pâle remake pour la nouvelle génération qui va discréditer mes dires tant la qualité est à milles lieux du film de John Milius. Par Crom, Conan serait-il le véritable roi des rois ?

9/10

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Passion – Brian De Palma (2013)

De Palma revient d'entre les morts ?

C’est moins érotique que prévu. Un mal pour un bien ?

Après quelques années d’errance improductives, Brian De Palma était attendu au tournant. Son aura de cinéaste de génie s’étant quelque peu dissipé depuis Snake Eyes, il est normal de le voir tenter de renouer avec ce qui fait le charme de la majeure partie de sa filmographie: le baroque et l’érotisme, teinté d’une pointe Hitchockienne. Il est vrai que Passion déroute un peu par ces partis pris et que le traitement choisi tient plus du fait divers banal que de l’histoire au scénario tissé de fil d’or. Mais ce qui fait toute la saveur du film, c’est ce qui a amené à ce simple fait divers. Toute la confrontation psychologique entre les deux femmes est si bien dépeinte qu’on veut bien que De Palma nous emmène au bout de son histoire et oublier les mauvais choix artistiques qui ont été fait, à commencer par ces marques de fabrique disséminées ci et là comme autant de repère pour le fan consterné.

Le duo Rapace/McAdams fait des étincelles !

Le duo Rapace/McAdams fait des étincelles !

Car elles n’ont pas leur place ici. Le split-screen ne prend son importance qu’à la toute dernière bobine, ce qui annihile toute tension. Les plans séquences ne mettent pas grand chose en valeur et sont accompagnés d’une musique mal à propos. Et les placements de caméra rendent télévisuelles des séquences qui auraient gagné à être plus amples visuellement et à gagner en profondeur de champ afin d’augmenter le mal être et la paranoïa d’Isabelle. Mais on sent ici un besoin de renouvellement de la part du cinéaste. C’est comme s’il cherchait à tisser un lien étroit entre ces deux personnages en réduisant sa technique au profit du scénario. Car on pourra dire tout ce que l’on veut sur la forme de Passion, mais le fond est d’une maîtrise absolue.

Le stress peut engendrer des dérapages plus ou moins conséquents.

Le stress peut engendrer des dérapages plus ou moins conséquents.

Thriller d’entreprise, Passion n’adopte pas cette figure de proue érotique comme le laissait croire la bande annonce. Il s’agit en réalité d’un jeu du chat et de la souris pervers, où l’un ne peut pas être satisfait sans l’existence de l’autre. Manipulation, trahison, pression, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins dans le monde du travail. Et il est de notoriété publique que les femmes sont beaucoup plus douées à ce petit jeu là que la gente masculine. La rivalité prend donc des proportions dantesque, jusqu’à atteindre un point de non-retour tragique, ou le simple thriller tourne dans le film paranoïaque pur. Et si la part de fantastique n’apparaît qu’à la toute fin du film, tel un point d’orgue qui ferait culminer la perversion de l’âme humaine, elle n’en est que plus savoureuse tant l’intrigue ne fait que poindre vers cet instant crucial, ce climax en forme de labyrinthe scénaristique, où l’issue peut se trouver à n’importe quel tournant.

Aller de plus en plus loin dans le fantasme peut être dangereux pour la santé !

Aller de plus en plus loin dans le fantasme peut être dangereux pour la santé !

Cette fin très ouverte constitue toute la force et la raison d’être du film. J’y ai vu une possibilité (certes un peu tirée par les cheveux), la personne qui m’accompagnait en a vu une autre. Mais nous sommes tombés d’accord pour dire que Passion est bien complexe qu’il n’en a l’air et qu’une révision peut s’imposer pour permettre aux rouages scénaristiques de fonctionner à plein régime. De Palma tient en très haute estime la femme où celle ci, qu’elle soit brune ou blonde, tient le beau rôle et renvoie l’homme à un vulgaire pantin ou objet sexuel. Hitchcokien en diable, Passion dépasse son statut de simple thriller pour aboutir à cette fin si échevelée qu’elle rend le spectateur mutique, inquiet d’avoir raté un épisode tant ses sens sont bafoués par l’arrivée du générique.

Certaines surprises sont plus désagréables que d'autres.

Certaines surprises sont plus désagréables que d’autres.

Si les scènes sexuelles ne font qu’appuyer un hommage bien vain (on aurait facilement pu s’en passer), elles permettent de mettre à nu les forces et les faiblesses de chacune et nous montrer que plus qu’un simple exutoire sexuel, ce jeu dangereux n’a aucune règles et aucune limites et que ses participantes sont conscientes que chaque pion avancé ne peut être retiré. Une partie d’échecs où la pièce maîtresse est bel et bien la reine.

5,5/10

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Les associés – John Woo (1991)

La comédie d'action, c'est un vrai casse-tête chinois.

La comédie d’action, c’est un vrai casse-tête chinois.

Je n’ai jamais vu les comédies de John Woo mais une chose est sûr, l’humour guignol, c’est pas pour moi. Autant j’avais détesté le vaudeville de Police Story, autant l’action ne prenait jamais des allures de comédie. Ici, c’est impossible de passer outre le comique de situations, que ce soit dans les dialogues ou les mises en situation. Même si l’action pétaradante propre à John Woo est présente, elle se voit ridiculisée par des mimiques et des gags qui sont loin d’être drôle. Il n’y a que les chinois pour aimer leur humour tant les gamineries des acteurs m’ont exaspérées au plus haut point.

Chow-Yun Fat avait déjà des prédestinations au ridicule bien avant d'incarner Tortue Géniale.

Chow-Yun Fat avait déjà des prédestinations au ridicule bien avant d’incarner Tortue Géniale.

C’est vraiment décevant d’autant plus que s’ils avaient gardé intact la puissance des scènes d’actions, on aurait eu certes un film en demie-teinte, mais qui aurait pu tout de même être sauvé du naufrage grâce au style et à la classe des gunfights. C’est simple, le film est raté dans les grande largeurs. Je n’ai jamais ri, que ce soit devant les répliques d’abrutis des acteurs ou les incohérences scénaristiques. Et le peu qu’il y a à sauver se noie dans un humour bon enfant très mal dosé. Les thèmes chers à Woo sont parodiés à outrance, comme si le cinéaste se moquait de son propre cinéma. Ça en devient gênant de voir son trio d’acteurs cabotiner comme des chiens galeux.

Heureusement que Woo se réveille de temps en temps...

Heureusement que Woo se réveille de temps en temps…

Poussif, fainéant et débile, Les associés représente ce qu’il y a de pire dans le cinéma d’action chinois. S’appropriant le film de casse pour en faire un vulgaire sketch longue durée, Woo quitte Hong Kong avec un pied dans la tombe. Direction les Etats-Unis pour tenter de se réinventer avec Chasse à l’homme.

2,5/10

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