Chasse à l’homme – John Woo (1993)

Un film que je n'ai pas revu depuis mes 8 ans !

Un film que je n’ai pas revu depuis mes 8 ans !

Premier film de John Woo sur les terres de l’Oncle Sam, Chasse à l’homme peut et se doit d’être considérer comme une excellente transition entre ces deux pays de tournage favoris. Honk Kong n’est plus là et son univers très particulier, souvent ancré dans des histoires de triade et si propice aux polars hard-boiled, se voit échangé par une intrigue plus cloisonnée, où le nombre de personnages et leurs interactions sont limitées. Tirant plus du côté du survival guerrier, son petit bébé américain respecte la charte habituelle des productions de Woo: gunfights, acrobaties et ralentis.

Ça ne lésine pas sur les explosions !

Ça ne lésine pas sur les explosions !

C’est d’ailleurs ce film qui révélera Jean Claude Van Damme aux yeux des cinéastes d’action chinois tel Tsui Hark et Ringo Lam avec qui il collaborera quelques années plus tard à son grand plaisir. Mais mis à part ses compétences martiales alliées à une vitalité physique impressionnante permettant à l’acteur de se dépasser dans les scènes d’action, je ne vois pas vraiment ce qu’ils ont pu lui trouver, Woo n’arrivant jamais à lui faire cesser ses clins d’oeils complices à tout bout de champ, décrédibilisant le côté animal de son personnage. Tel un serpent vivant dans le bayou depuis sa plus tendre enfance, Chance Boudreaux ne fait qu’un avec la nature, préférant fuir la ville pour avoir une chance d’échapper à ses poursuivants.

Quelque soit la saison, la chasse est ouverte...

Quelque soit la saison, la chasse est ouverte…

C’est d’ailleurs dommage que cet aspect sauvage n’ait pas bénéficié d’une attention toute particulière qui aurait pu emmener Woo dans un nouvel univers. Mais il préfère garder ses hangars désaffectés et ses usines délabrées qui sont davantage propices à des explosions et des cascades en tous genres. La présence de volatiles est encore plus forte que dans n’importe lequel de ses autres films, gimmick qui n’est jamais gênant mais qui renforce mon opinion qui est que John Woo voulait faire ornithologue quand il était petit. Sa caméra se promène partout, rendant l’action ultra lisible et permettant à Van Damme de démontrer son talent d’action man sous toutes les coutures. Par contre, jamais une balle ou une explosion ne le blessera: un problème majeur pour une chasse à l’homme qui n’a plus rien de réaliste lorsque des types surarmés et entraînés loupent leur cible à tous les coups.

Un plan très classe, déjà présent dans Tango et Cash.

Un plan très classe qui permet de confronter le bien et le mal dans la même scène.

L’idée est très intéressante et aurait gagné à être plus étoffée car le message qu’il semble vouloir délivrer a tout de politique, le pauvre dégommant du riche à tout va. Les bad guys sont charismatiques et leurs affrontement sont aussi spectaculaires qu’ils sont fréquents. Avec cette Chasse à l’homme, on en a pour son argent et c’est tout ce qui compte. John Woo prouve qu’il peut faire tout aussi bien ailleurs, même si le mal du pays se fera vite ressentir par la suite.

7/10

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