The Reef – Andrew Traucki (2009)

Les dents de la mer n'auront jamais été aussi aiguisées.

Les dents de la mer n’auront jamais été aussi aiguisées.

Certaines affiches montrent du sang autour du personnage, d’autres non. Mais quelque soit le choix qui a été fait, il ne s’agit juste que d’un élément marketing car on est loin du survival qui mise gros sur le gore qui tache. Dans The Reef, c’est l’ambiance qui est privilégiée. Et le requin n’est là que pour faire monter la pression, n’apparaissant qu’après une bonne moitié de film. Ce chasseur marin au look de torpille fait froid dans le dos. Filmé avec toute l’angoisse qu’il instille, le squale est un personnage à part entière, un tueur en série connu de tous mais libre de faire son festin de tous ceux piétinant ses plates-bandes.

The Reef jongle sans cesse sur et sous la surface de l'eau afin de rendre une pleine immersion.

The Reef jongle sans cesse sur et sous la surface de l’eau afin de rendre une pleine immersion.

On évoque souvent Les dents de la mer comme l’oeuvre ultime mettant en scène ce dangereux prédateur mais The Reef flirte avec le podium tant le réalisme apporté aux évènements  l’estampille histoire vraie du récit et la crédibilité des réactions des nageurs nous font frôler la crise cardiaque à chaque apparition du requin. On a sans cesse l’impression d’observer en temps réel ces pauvres hères palmés jouer aux appâts vivants avec force conviction. En ne cherchant jamais à être époustouflant par des scènes hyper cadrées, le film se laisse dévorer de par son impeccable gestion du rythme et du bodycount.

Assis et Debout sont sur un bateau. Assis tombent à l'eau: qui reste-t-il ?

Assis et Debout sont sur un bateau. Assis tombent à l’eau: qui reste-t-il ?

Même si des longueurs traînent ci et là, la courte durée du long métrage permet de se ressaisir et d’apprécier d’autant plus l’expérience unique qui nous est proposée. Ça n’est pas tous les jours qu’on est convié à un pique-nique sous marin en compagnie des requins. Très documenté, jamais poussif et d’un réalisme saisissant, The Reef gagne ses galons autant grâce à son requin patibulaire qu’à ses acteurs impliqués. Ne lésinant pas sur la rapidité et la violence des assauts aquatiques, chaque apparition de l’aileron file une peur bleue et donne libre cours aux instincts de survie de tout un chacun (même si certains gestes sont incompréhensibles, comme ce type qui retourne chercher sa planche).

Au dîner: bruschettas de coraux humains sur un lit de viscères.

Au dîner: bruschettas de coraux humains sur un lit de viscères.

D’une efficacité incroyable et quasi documentaire, cette histoire, loin de faire gagner des points au tourisme local, alimente notre phobie des eaux profondes et de tous ces dangers qui nous y guettent. Vous êtes prévenus !

7/10

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