Dead or alive: Hanzaisha – Takaski Miike (1999)

Faut faire le tri entre plein de femmes-pixels en bikinis avant de tomber sur une affiche décente.

Faut faire le tri entre plein de femmes-pixels en bikinis avant de tomber sur une affiche décente.

J’ai jamais été un très grand fan du cinéma de Miike. A vrai dire, à part Audition et un petit bout de Sukiyaki Western Django, tout les autres films que j’ai vu me sont restés sur l’estomac. Pas que ça soit une bouillie visuelle difficile à avaler, loin de là (Takashi a vraiment un style particulier et bien à lui), mais son cinéma ne désemplit jamais d’idées grotesques qui tue dans l’oeuf toutes celles, géniales,qu’il a pu avoir juste avant. Et au vu du premier épisode de la trilogie Dead or alive, cette saga semble adopter ce schéma de fonctionnement à la perfection.

L'intrigue policière n'est pas foncièrement mauvaise.

On a retrouvé le cousin éloigné de Steven Seagal !

Le début du film est psychédélique et clipesque à souhait. Miike nous monte une sorte de partie de flipper visuelle géante où les images s’entrechoquent, toutes plus violentes les unes que les autres, mettant en scène sa galerie de personnages. Allié à une musique électronique japonaise assourdissante, on a l’impression de voir naître la folie pure au sein des esprits les plus torturés de ces âmes vagabondes du Tokyo nocturne. Une bande annonce pré-générique de tout ce que le spectateur va subir tout au long du film et, peut être, de la saga. Puis le calme surgit, au détour d’un plan et l’enquête commence. Loin d’être traité à la volée, l’intrigue policière n’est pas foncièrement mauvaise, même si elle manque réellement d’implication dans la structure du récit. Miike préfère jongler entre relation familiale et affective, agrémentée de quelques gags dont il a le secret.

Y'a des moments comme ça où Miike est égoïste et se perd dans son délire...

Y’a des moments comme ça où Miike est égoïste et se perd dans son délire…

Et l’humour, aussi omniprésent soit-il, a du mal à passer à certains moments tant il force le sourire et le rire. Le fantastique a une part bien moins importante que dans ses productions habituelles, le scénario se concentrant davantage sur la relation du flic entre pouvoir et justice, respect et honneur. D’une fidélité sans bornes, on s’émeut de sa difficulté à exprimer ses sentiments auprès de sa femme. Malgré toute la peine du monde qu’il se donne pour la contenter, celle-ci ne semble jamais satisfaite et le dévore à petit feu au fil des jours, jusqu’à ce qu’il ne devienne que le spectre de lui même et que sa raison plie bagage. Et c’est dans une fin aussi jubilatoire qu’incroyablement poussive que les émotions explosent et que l’homme renaît enfin de ses cendres, par l’intermédiaire d’une autodestruction préalable.

L'ultra violence du film n'a jamais de limites.

L’ultra violence du film n’a jamais de limites.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, je me suis laissé happé par cette histoire originale sans vraiment m’en rendre compte. Même si quelques longueurs parsèment le film, c’est un gratin de fun et de génie visuel qui se met en place, Miike nous invitant à partager son art et sa délicatesse légendaire dans un melting pot de violence outrancière.

7/10

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