Rampage: sniper en liberté – Uwe Boll (2009)

La tuerie de masse, c'est vraiment pas mon truc...

La tuerie de masse, c’est vraiment pas mon truc…

Rampage est l’incarnation parfaite du message qui déclare que lorsqu’on a rien à dire, autant fermer sa gueule. Sauf qu’Uwe Boll ne semble pas connaître ce dicton qui aurait pu lui éviter de plomber encore plus sa filmographie. A défaut de faire mouche sur le spectateur, il décide de vider ses cartouches sur de pauvres innocents en clamant haut et fort un discours anarchiste doublé d’un message nihiliste à la violence extrême et exagérée. Peut être que ça mettra un peu de plomb dans la tête des dirigeants du gouvernement.

L'abus de Chute libre est dangereux pour la santé: à consommer avec modération...

L’abus de Chute libre est dangereux pour la santé: à consommer avec modération…

Sauf que l’énorme point noir du film, la verrue sur la pellicule, c’est ce massacre qui ne touche absolument personne de ledit gouvernement (hormis une dizaine de flics qui faisaient leurs jobs). Bien loin du Michael Douglas de Chute libre qui pétait une durite sous le coup de plusieurs éléments recevables (rupture, chaleur, embouteillage) et dont la folie meurtrière allait creshendo sans chercher à viser quelqu’un en particulier, le tueur en série de Rampage (car c’est bel et bien comme ça qu’il faut l’appeler) se cache derrière des propos rabâchés sans cesse depuis des années par le parti communiste pour justifier ses actes. Un mouvement de rébellion bien vain pour quelqu’un qui prône la destruction des biens et des valeurs marchandes en allant braquer une banque pour garder le magot.

Un massacre injustifié car l'état n'en prend même pas pour son grade.

Un massacre injustifié car l’état n’en prend même pas pour son grade.

Ce qui aurait été intéressant de développer, c’est le laxisme des parents (dont l’hypocrisie vont jusqu’à leur faire dire qu’une mère ressent quand son garçon ne va pas bien), l’individualisme latent qui gangrène le moindre être humain, l’aveuglement des états dirigeants au pillage des ressources. Tout un tas de débats qui sont traités par dessus la jambe. Uwe Boll arrive avec ses gros sabots crasseux et fout des coups de pompe à la bienséance et à la morale en créant un usurpateur armé de la liberté individuelle, se permettant même de ponctuer son film de scènes comiques entre deux boucheries !

La mise en scène rendrait un Parkinsonien fiévreux...

La mise en scène rendrait un parkinsonien fiévreux…

Un film à la limite du soutenable pour ceux qui ont un tant soit peu foi en l’âme humaine. Un Elephant shooté au speed où seuls les vieux en réchappent alors que l’instigateur du massacre assure qu’il cherche à faire de la place. En plus de se tromper de cible, son discours ne vaut pas tripette. Gerbant !

1,5/10

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