The Hobbit – Peter Jackson

Le Seigneur des anneaux pour Les Nuls ?

The Hobbit: Le Seigneur des anneaux pour les nuls ?

S’il est pas pour les nuls, alors il est très certainement pour les enfants. L’abus de répliques et de scènes comiques rendent le traitement précédemment appliqué aux personnages de la Terre du Milieu un brin désuet (comme quoi toute les prélogies se valent…). Même s’il reste très fidèle à l’univers qu’il a habilement mis en place, Peter Jackson se pare de scènes grandiloquentes mais inutiles (les géants de pierre) histoire de faire durer le suspense, argumenter le besoin d’une nouvelle trilogie et rentabiliser ses caméras 3D 48 FPS. Même si je vais passer pour un vieux croûton  je suis allé le voir en 2D et 24 FPS. Et le spectacle est largement conquérant pour s’éviter une perte de temps de 3 heures. Certes, on pourrait croire que je tourne le dos à la nouvelle technologie arrivante mais il s’agit juste de me faire un avis critique de l’histoire avant de m’atteler à celui de l’utilité d’une telle technologie, Le Seigneur des anneaux étant impeccable sur pellicule.

Gollum fait toujours l'unanimité dans le public.

Gollum fait toujours l’unanimité dans le public.

Que cette nouvelle trilogie soit pour petits et grands, soit. Une fois prise, la douche froide se réchauffe pour nous emporter dans un petit nid douillet où les paysages connus, les personnages phares de la saga (Gandalf, Elrond, Saroumane) et les récits épiques familiers nous rassurent et nous réconfortent. Nous sommes en terrain connu et conquis et la Terre du Milieu se devait d’être identique au moment où nous la rencontrions dans La communauté de l’anneau. On ressent parfois que certains destins peuvent être funestes, que des complots se jouent, que la paix est fragile. Toute cette toile de fond politico-sociale joue en faveur de l’intrigue, apportant une complexité bienvenue à un film aux enjeux enfantins,les héros étant majoritairement à leur hauteur de point de vue et d’action (des nains veulent récupérer leur trésor, accompagné d’un hobbit et d’un magicien).

Plus modelable que dans la trilogie précédente, Gandalf est à n'en point douter le personnage qui évoluera le plus.

Plus modelable que dans la trilogie précédente, Gandalf est à n’en point douter le personnage qui évoluera le plus.

Gandalf, pour ne pas le citer, s’apparente plus à un chef de colonie de vacances qu’à un guide, remettant sans cesse sa troupe de nabots dans le droit chemin et leur sauvant les miches à plusieurs reprises. Son apparente fragilité vis à vis des Elfes et de Saroumane en font un personnage plus attachant, moins sûr de lui et d’autant plus charismatique. Une chance étant donné qu’on s’identifie uniquement à lui puisqu’il est le seul humain du groupe. D’une portée moins dramatique, The Hobbit se situe franchement dans le blockbuster familial, ne perdant pas son identité mais se déguisant pour plaire à un plus large public, attirant autant les jeunes que les détracteurs de la trilogie originelle.

Le fil rouge qui relie les deux sagas est bien entendu l'anneau...

Le fil rouge qui relie les deux sagas est bien entendu l’anneau…

Le cliffhanger final étant terriblement décevant, j’ai bien peur que Jackson ne s’essouffle en deuxième partie et livre ainsi un troisième film inutile, long et mercantile. J’espère me tromper tant j’apprécie cet univers si étoffé et si unique.

7,5/10

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