Sorry – Zoran Drvenkar (2008)

Un Dieu vengeur écumant les rues de Berlin, ça fait saliver !

Malgré les critiques élogieuses et le flair imparable de l’éditeur Sonatine pour détecter les bonnes plumes, Sorry me reste en travers de la gorge. Et ce pour deux choses. La première est le traitement des personnages vraiment survolé. Aucunes émotions ne transparaît véritablement de leurs actes et de leurs paroles. Est-ce la faute à une traduction hasardeuse de la langue germanique ou à la paresse du romancier qui préfère laisser son imagination créer un suspense intense plutôt que disséquer les comportements humains ? Quoi qu’il en soit, la retranscription des souvenirs du passé du tueur fait froid dans le dos par l’aspect malsain des scènes décrites et le côté pourri du monde adulte vu par les yeux d’un enfant.

Une plongée sans concession dans un esprit torturé.

La deuxième est ce besoin viscéral d’être plus dégueulasse que ses aînés. Sorry a comme cet air de déjà vu et cet arrière goût de refroidi qui empêche d’entrer pleinement dans le roman. Malgré cela, on assiste, impuissant lecteur, à la naissance d’un schizophrène en quête de repère émotionnel et aux choix douloureux qui peuvent se faire s’entre-déchirer les amitiés les plus liées. Le rythme est soutenu, le mystère est complet et ça promet de longues heures de lecture pour les prochaines oeuvres traduites de l’écrivain.

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