Pusher 3: l’ange de la mort (2005)

Les feux d’artifices ont toujours un grand final !

Troisième et dernier volet de la saga mafieuse de Nicolas Winding Refn, Pusher 3 se révèle auss innatendu que déjà vu. Déjà vu car la trame scénaristique reprend sensiblement la même que celle du premier opus (des dettes contractées amènent le personnage principal dans une descente aux enfers) et innatendu car en choisissant d’installer son intrigue sur une courte durée (tout se passe sur une journée), Refn installe un rythme suffocant à son histoire, poussant les acteurs à devoir s’investir plus que jamais (la scène avec Mohamed représente bien ce que vit Milo et les spectateurs).

Les clivages politiques et religieux du passé ressurgissent lorsqu’il s’agit de faire du business.

Ultra réaliste dans sa mise en scène, Pusher 3 n’en oublie pas de dresser un portrait au vitriol de l’Europe de l’Est et des enjeux économiques que ces pays représente. Véritable plaque tournante de la drogue, l’Albanie, la Bosnie, la Croatie et la Turquie cherche à faire leur trou dans un monde clos, géré par des requins aux dents longues. Mais l’ambition de la nouvelle génération est immense et les vieux de la vieille, à l’instar de Milo, ne savent plus sur quel pied danser pour garder leur influence et leur business. Le problème de ce film vient de l’hyper violence qui, non stylisée, nous fait avoir des hauts-le-coeur (il faut s’accrocher durant les vingt dernières minutes).

– « Double ciseau. Les ciseaux peuvent donc couper le caillou. T’as perdu ! »

Cette violence est un aspect qui n’était pas absent des autres films mais qui, par leur prononciation moins forte, permettait de goûter à la qualité de l’écriture de Refn et aux jeux des personnages. Comment savoir à présent de quelle manière régir face à de tels actes ? Comment savoir si les faits et gestes des personnages sont plausibles ? Autant de questionnements qui ont pesé dans la balance et qui font que j’ai trouvé que l’épilogue était beaucoup moins réussi que le reste de la trilogie. Cependant, on ne peut que s’incliner devant un tel talent car, en l’espace de 3 films, le réalisateur a réussi à s’imposer sur la scène mondiale et à devenir l’instigateur d’un cinéma littéralement viscéral.

6/10

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