The secret – Pascal Laugier

Je comprendrais jamais la manie qu’ont les distributeurs français de modifier un titre anglais par un autre.

De mémoire de spectateur avides de péloches en tous genres, j’ai rarement vu autant de films horrifiques mettant en scène des personnages principaux incarnés par des femmes. Depuis ces dernières années, on nous oblige à une (dis)parité de premiers rôles qui sont plus (The Descent) ou moins (The Grudge) efficace. Rien à voir avec ce qu’on a pu connaître dans le passé (Ripley, Carrie ou Laurie Strode restent encore des modèles du genre). Malheureusement pour Pascal Laugier, son film s’inscrit dans la seconde catégorie. Son incursion outre-Atlantique n’a pas la même saveur que le travail d’un Aja, dont le remake de La colline à des yeux avait le mérite d’enterrer son prédécesseur. Mais s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas retirer au cinéaste de Martyrs, c’est d’être entré par l’American Door avec un scénario original.

Les personnages secondaires n’ont aucune profondeur et aucunes scènes ne les met en avant.

Et pourtant, ça commence bien. Très bien même avec de jolis mouvements de caméra, une intrigue mystérieuse qui tisse lentement sa toile et un boogeyman qui a l’air inquiétant. Puis une scène met en branle l’action (qui tardait déjà à pointer le bout de son nez) et qui montre que Laugier n’est pas un manchot. Mais après cette brève piqûre d’adrénaline, plus rien ne se passe. Le film cherche tant bien que mal à distiller un suspense qui tombe à plat dès les premières minutes de la découverte de la machination. Malgré la paranoïa qui gagne tout les personnages au fur et à mesure, le film retombe comme un soufflé raté, le fait à un scénario qui cherche à se la jouer labyrinthique et à explorer de trop nombreuses directions en un minimum de temps.

– Mais non, revenez ! Le film est pas terminé ! »

Tout ce qu’il faudra retenir de The Secret, c’est sa première partie (le premier tiers du film en gros) ainsi que la performance hallucinée de Jessica Biel, qui se révèle après avoir enchaîné les rôles de potiches de blockbusters ou les seconds rôles dans des purges immondes (qui a dit Blade Trinity ?). Laugier, quand à lui, a du soucis à se faire quand à la suite de sa carrière car avant de chercher à gravir la montagne Paramount, il va devoir réviser ses classiques.

4/10

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