The Incident – Alexandre Courtès

Un petit bijou de claustrophobie et de terreur !

Il n’est pas rare de voir des réalisateurs français s’approprier le genre avec brio. Mais la vie de ses rares péloches n’est alimentée que par le buzz des festivals et elles se retrouvent à sortir directement en magasin sans même un passage auprès du grand public. Navrant vu la qualité de ces dernières dont The Incident fait clairement partie. Après avoir fait le bonheur des festivaliers, il nous arrive dans les bacs sans même un petit détour par les salles obscures. C’est donc aux fouineurs les plus avides de sensations fortes qu’il appartient d’assurer la longévité de tels films, permettant en même temps de promouvoir le talent des réalisateurs concernés.

1…2…3…soleil !!!

Le film ressemble clairement à un gendre du Carpenter de la belle époque. Alliant l’aliénation du Prince des ténèbres et l’enfermement d’un Assaut, on plonge en apnée dans cette folie crasse où la blancheur immaculée de l’asile se verra souillée par le sang des innocents. Court mais suffocant, la bobine est parsemée d’une infinité de détails dans lesquels on ressent un certain perfectionnisme et un amour du genre. Certains plans sont ingénieux (comme le reflet du cuistot en surimpression sur un malade mental), la musique minimaliste nous conforte encore dans l’idée que Courtès a bien fait ses devoirs et s’est bouffée toutes les meilleures bobines des années 80/90.

Ce soir, ce sont les invités qui régalent. Et la nourriture, c’est vous !

Les personnages sont clairement définis, même si certains passent à la trappe afin de délimiter le groupe principal au strict minimum, chacun ayant une personnalité vraiment différente. On a droit à une sortie à l’extérieur après un début qui annonce la couleur,sorte de retour à la surface permettant au spectateur de reprendre la plus grande quantité d’air possible avant de replonger dans les méandres de la folie humaine. Car les fous ne font pas semblant. Et ils font terriblement peur (certains semblent être tout droit sortis d’un véritable asile !).

L’excellente gestion des éclairages nous place d’emblée dans l’ambiance et on prie pour que la lampe torche de George ait assez de piles.

Calquant sa horde de tarés sur ceux de Romero dans The Crazies, le terrain de jeu limité oblige le réalisateur a faire preuve d’originalité et de sadisme (le dernier personnage meurt de façon cruelle !) et explique la courte durée du film. Mais 1h20 de tension quasi constante dans une maison de fous, c’est plus qu’il n’en faut pour un homme sain d’esprit.

8,5/10

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