The Expendables 2 – Simon West

Ceci est mon sang, livré pour vous. Frais de port inclus.

Si Simon West mettait fin à sa carrière dès aujourd’hui, il la terminerait aussi bien qu’il l’a commencé (Les ailes de l’enfer, c’était quelque chose !). Si The Expendables faisait déjà renaître de leurs cendres les stars d’action déchues de nos eighties chéries, le second opus fait planer leurs ombres incandescentes sur le 7ème art et inonde nos cœurs d’un feu miraculeux. Un feu purificateur, qui brûle tous les souvenirs des daubes qu’on a pu voir jusqu’alors. Une terre brûlée des actionners du pauvre. Et l’Attila du bourrinage n’est autre que Stallone.

J’avais rien vu d’aussi beau au cinéma depuis…non, j’avais jamais rien vu d’aussi beau en fait…

On s’en fout qu’ils se sentent obligés de montrer les viles actions des Chinois avant que la horde sauvage attaque, comme pour justifier le bain de sang et garder l’image de l’Américain conquérant et libérateur. On s’en contrefout que tout le budget soit passé dans les explosions et les fusillades, et que les décors sentent le carton-pâte. Du moment qu’on prend son pied ! Et la dream team l’a bien compris. Offrir un spectacle bigger and louder que le prédécesseur. Ce qui n’est pas chose aisée tant The Expendables, premier du nom, plaçait haut la barre dans l’action à l’état cristalline. Et cristallin est bien le mot tant le sang coule à flots. Mais un sang pur et innocent, celui dont on sait qu’il est faux. Celui qui, par hectolitres versés, perd de sa superbe vitalité mais se transforme en ambroisie pour qui s’en épanche.

L’apparition de Chuck a provoqué un fou rire général. C’était encore pire avec ses répliques.

Et ses dieux qui ont tant bercé notre jeunesse, tous réunis au panthéon des stars balbutiantes mais charismatiques, sont présents à l’écran et ont chacun leur quart d’heure de gloire. A commencer par Chuck Norris qui est la cible de moqueries de la part du monde entier (mais qui semble le prendre très bien), ou Jean-Claude Van Damme qui se pose en prophète guerrier philosophe. Leur présence est rassurante car ils incarnent tout ce qu’on aime chez ses bad boys: leur humour second degré autant que leur cynisme, leurs muscles saillants autant que leur vaillance, leurs forces démesurées autant que leurs faiblesses humaines. Si Shakespeare était encore vivant, il vanterait les mérites de ces guerriers inhumains, acteurs élevés au rang de mythes, dont les légendes abreuvent nos souvenirs cinéphiliques.

Stallone versus JCVD: un rêve devenu réalité !

Ça tue, ça plaisante, ça explose, ça se vanne, ça déchiquète et ça pleure. Le public s’émeut autant que les personnages du film. Public agréablement composé de nombreuses femmes qui sont venus chercher, telles de pauvres hères impies, une signification à l’écume entourant les lèvres de leurs conjoints lors de l’approche de la sortie en salles du film. Vu leur sourire béat et la flamme divine dans leurs yeux, nul doute qu’elles ont trouvé la réponse à leurs questions. Longue vie aux guerriers !

9,5/10

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Une réflexion sur “The Expendables 2 – Simon West

  1. […] plutôt ringarde. Ou de partager l’affiche avec son rival éternel Sylvester Stallone dans The Expendables 2 ou Evasion. Mais il faudra compter sur David Ayer pour redorer le blason du Terminator et le faire […]

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