The Dark Knight Rises – Christopher Nolan

Un final épique pour une trilogie monumentale !

Rises ! Tel le phénix qui se consume pour mieux renaître de ses cendres. Bane est l’antithèse de Batman. Le Mal dans sa forme la plus pure. Si insidieux, si terrifiant, si impressionnant (Tom Hardy joue le rôle de sa vie !). Les enjeux dramatiques et psychologiques sont bien présents. Les personnages sont très bien écrits et développés mais (et oui, y’a toujours un mais), les incohérences scénaristiques plombent énormément la structure du film. Autant l’architecture et la beauté de l’ensemble flattent l’œil, autant les bases sont friables et le tout manque à plusieurs reprises de se casser la gueule.

Les armes semblent s’enrayer quand Batman arrive dans une baston: pratique pour mettre une branlée aux bads guys !

Happy end oblige (ben oui, comment faire un 4ème épisode si le gentil meurt ?), toute la tension accumulée lors des scènes de dialogues et les multiples discussions philosophiques entre Alfred et Bruce s’effondrent comme un château de cartes avec des minis scènes finales écrites à la volée. Était-ce véritablement une bonne idée de restreindre les scénaristes à cause d’un égo surdimensionné ? Un brainstorming composé de fans ardus du Chevalier noir n’aurait pas été plus solide lors de l’élaboration des scènes clés ? Il faut croire que non tant Nolan s’embourbe dans des incohérences grosses comme le poing (la scène d’ouverture vaut son pesant de cacahuètes).

Anne Hathaway est un choix osé mais gagnant: féline, féminine et sexy, elle fait une parfaite Catwoman (même si je préférais le métissage d’Halle Berry).

Heureusement qu’il a appris de ses erreurs et que les scènes d’actions sont beaucoup plus maîtrisés que dans The Dark Knight (même si je soupçonne là le travail d’une seconde équipe de tournage tellement le progrès est bluffant), Inception semblant lui avoir donné matière à jauger l’espace et la vitesse. Les fights à mains nues sont impressionnants et le combat épique entre les deux protagonistes principaux amènera un nouvel obstacle pour Batman et sa quête de justice vengeresse. Celui du dépassement de soi et de l’acceptation de la peur dans son processus le plus simple: accepter une mort probable. Le chevalier devient donc plus noir qu’à l’accoutumée en se transformant ainsi intégralement en un justicier sans peur, flirtant avec elle jusqu’à s’en faire une alliée.

« – Gordon, va me chercher le script, s’il te plaît.
– Le quoi ?
– Le script. Je crois que je l’ai laissé dans le coffre de ma Batmobile.
– Depuis que t’es rentré du Moyen-Orient, t’emploies des mots bizarres. »

Il est manifeste de vouloir comparer The Dark Knight à son prédécesseur. Et autant dire tout de suite que Rises est un voire deux crans en dessous. Autant Bane déborde de charisme et en impose face à Batman, autant le scénario écrit à l’arrache semble juste vouloir se faire rencontrer les personnages, quelque soit les évènements, aussi improbables soient-ils. Je ne ferai pas le cotât des scènes what the fuck du long métrage mais il y en a un bon paquet (la charge des flics, la Bourse, l’agent Blake et j’en passe et des moins bonnes). Une saga qui ne se clôture tout de même pas en eau de boudin grâce à une noirceur profondément travaillée et un côté humain terriblement passionnant dans un film de super-héros. Mais vu le nombre incroyable de fans, je m’attendais à quelque chose d’un niveau nettement supérieur.

7,5/10

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