The Amazing Spider-Man – Marc Webb

Un reboot 10 ans après le premier film ? C’est ce qu’on appelle jeter l’argent par les fenêtres…

Non je ne suis pas un retard d’une dizaine d’années. Non je ne viens pas de découvrir le Spider-Man de Sam Raimi. Celui dont je veux vous parler est le reboot réalisé par Marc Webb, un gonze qu’a juste pondu une comédie romantique (500 jours ensemble, qui est pas trop mal d’ailleurs). Alors là vous vous dîtes que je blague, que Marc Webb c’est un nom inventé pour rappeler la toile d’araignée, que personne n’est assez con pour débourser 230 millions de $ pour refaire un film qui avait bien marché. Et bien les Américains l’ont fait. Surfant sur la vague des adaptations de super-héros (Thor, Captain America, Avengers, j’en passe et des meilleures), Hollywood s’est dit que le capital sympathie qu’engendre l’homme araignée méritait bien un ravalement de façade.

On est loin de l’exubérance du film de Raimi, même si certaines scènes font dans l’humour.

Fini les couleurs pop et chatoyantes, exit la romance mièvre qui plombait l’ambiance du premier film, The Amazing Spider-Man se veut noir et torturé. A l’instar de son collègue Batman qui s’est refait une « beauté » sous la direction de Christopher Nolan. Mais est-ce que sortir son film en même temps que le très attendu épilogue de la saga du justicier noir est la meilleure idée du siècle ? Assurément non. Sachant que cet épisode est censé débuter une nouvelle trilogie et que la suite des événements sera dictée par les recettes du film au box office, les studios vont se mordre les doigts d’avoir tenter de rivaliser avec la chauve-souris. Sauf si les parents, avides de faire découvrir à moindre mal le monde des super-héros à leurs enfants, décident d’opter pour une approche plus récréative que frontale. Et c’est donc un public jeune et familial que va chercher à atteindre Marc Webb.

Ne prêtez jamais vos objets de valeur à un inconnu…

Et pour ce faire, il a plusieurs cordes à son arc: les réseaux sociaux assurant le marketing, le Comic Con de San Diego et l’utilisation des vues subjectives dans son film, qui ne sont pas sans rappeler les vues à la 1ère personne des FPS adulés par les jeunes joueurs. Ces éléments dans l’ère du temps vont faire du film le porte-parole d’une nouvelle génération d’adaptations de super-héros. Du moins c’est ce que croit dur comme fer le réalisateur qui ne tarit pas d’éloge sur la qualité de son acteur principal: Andrew Garfield. Il est vrai que sa prestation est assez réussie. Ça n’est pas donné à tout le monde d’incarner un adolescent de 17 ans lorsqu’on en a 29. Et c’est d’autant plus difficile vu la manière dont les jeunes générations évoluent et semblent complètement déconnecté de la réalité.

Mary Jane versus Gwen Stacy ? Rousse: 0. Blonde: 1.

Ce qu’il parvient à maîtriser en prenant ses pouvoirs à la rigolade. Car après tout, est-ce qu’on n’est pas jeune et con à cet âge ingrat ? C’est d’ailleurs ce sentiment rebelle et égocentrique qui coûtera la vie à son oncle Ben (c’est pas une blague non plus), mise en scène de façon moins épisodique que dans le film de Raimi. La scène finale, en plein cœur du générique, ne sert absolument à rien si ce n’est à prendre le spectateur pour un abruti en nous disant quasiment texto qu’il y aura une suite. Bon allez, c’était pas si mal, on les pardonne…

7/10

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