Rock Of Ages – Adam Shankman

Ca sent bon les années 80 !

Quand j’avais aperçu la première image de Tom Cruise lors de la promotion de Rock Of Ages, je m’étais dit qu’on tenait là une véritable preuve d’amour à ce qu’était le rock’n roll des années 80 et l’engouement qu’il suscitait auprès des fans et des compagnies de disques. Et le soufflet est retombé en regardant la bande annonce. On allait avoir à faire avec une comédie niaise sur une greluche sortie tout droit de son Amérique profonde, sirène désabusée attirée par les projecteurs d’Hollywood, perpétuels phares de la déchéance humaine. Mais comme par hasard, elle se contente d’un job de merde du moment qu’elle puisse écouter du rock à volonté. Il est beau l’Américain Way Of Life.

Une des principales raisons de vouloir être une rockstar: les grouppies !

Cependant, devant cet étalage de bons sentiments dégoulinants de tendresse et fleurant bon le vu et revu, Broadway a réussi une chose: faire revivre le temps d’une comédie musicale les années 80. Et ça n’est pas chose aisée tant l’univers musical de cette période semble être à des années lumières des productions d’aujourd’hui, plus électronique que jamais. Dans Rock Of Ages, les guitares ont le champ libre et les artistes sont plus complets que jamais. A commencer par Stacey Jaxx, véritable archétype de la rockstar sous acide, encerclé de fan(e)s hystériques qu’il fait chavirer d’un seul regard. Et là, j’ai compris une chose: sans Tom Cruise pour amener au panthéon ce personnage, le film se cassait la gueule.

On parle de lui pour les Oscars ! Si jamais c’est le cas, on va se retrouver avec un raz de marée de comédie musicales auxquelles mon sphincter ne résistera pas.

C’est d’autant plus rassurant qu’il participe au film car étant lui même adepte d’une certaine forme de mimétisme (tout de même moins que Christian Bale mais on se souvient quand même de son look dans Tropic Thunder !), il délivre une prestation hors norme, incarnant à lui seul le rock’n roll et devenant l’égérie d’une époque complètement barrée. Mais malgré ce gros point fort, on est en droit de se demander où est l’inspiration des compositeurs. Seules deux ou trois piètres chansonnettes sont originales. Le reste n’est que reprise de tubes tous plus mythiques les uns que les autres. Def Leppard, Foreigner, Bon Jovi, Scorpions,…

Baldwin se transforme petit à petit en Steven Seagal. Attention, c’est contagieux !

Ma note paraîtra élevée par rapport à mon avis mais c’est la nostalgie qui parle et je n’ai pu que me réjouir d’entendre à nouveau des tubes oubliés, ceux qui ont forgés ma culture musicale et ma jeunesse et qui ne paraîtront jamais vieillots à mes oreilles.

7/10

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