Haywire – Steven Soderbergh

La version dorsale et moderne de Blow Up ?

Si c’est pour raconter de la merde, certains réalisateurs feraient mieux de se taire. Et ça me déçoit d’autant plus lorsque ça vient de l’un de ceux dont j’apprécie le cinéma. Le pitch ressemble à s’y méprendre à celui d’un DTV de Steven Seagal et le travail fourni relève du minimum syndical. Scénario à la ramasse, actrice principale jamais charismatique, seconds rôles qui ne servent à rien. Tout les ingrédients d’un film raté se retrouvent dans un shaker de médiocrité. Secouez. Versez glacé. Le cocktail s’appelle un Haywire.

Pas besoin de faire semblant de taper un triple saut pour franchir deux mètres…

Et pourtant, y’a du potentiel dans cette histoire d’espionnage paranoïaque. Et ça commence très fort ! Avec une introduction de l’héroïne très mystérieuse et une scène de rencontre dans un restoroute qui terminera en eau de boudin pour Channing Tatum, qui se verra mettre à l’amende par une Carrano surentraînée. En effet, l’actrice (rires enregistrés) est en réalité championne de MMA. Ca donne tout de suite une certaine idée de la direction que voulait prendre Soderbergh pour son film, à savoir privilégier l’action plutôt que l’aspect thriller du scénario. Ce qui n’est pas pour me déplaire même si j’aurais préféré qu’il utilise à leurs avantages l’intégralité de sa galerie de personnages, campés par des acteurs prestigieux.

–  » En fait, j’ai choisi Gina pour ce rôle parce qu’elle est canon, que je peux la payer au rabais et qu’elle sait se battre. Ca m’évite de passer du budget dans de la chorégraphie et tout le toutim. »
–  » Et j’aime bien me retrouver dans les vestiaires avec tout le casting pour un débriefing. Mais y’a des scènes de nus qu’on a tournées qui sont pas dans le film. »
–  » T’inquiètes, ma jolie, ça sera dans le making-of. »

Décevant, du début à la fin. Seul deux moments de bravoure valent le déplacement soit 6 à 7% de l’intégralité du film. Car entre la révélation finale qui ne sert à rien, les gags à côté de la plaque (le cerf !), et les effets de mise en scène dignes d’un réalisateur de clips, ça vole vraiment pas très haut pour Steven qui, de Spielberg, n’a que le prénom (rires enregistrés).

3/10

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Une réflexion sur “Haywire – Steven Soderbergh

  1. Bien résumé, une belle souillure… Contagion est quand même plus intéressant.

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