L’écume des jours – Boris Vian (1947)

Une jolie édition pour un livre qui l’est tout autant…

Première (et dernière ?) plongée dans l’univers de Boris Vian. Je m’attendais à quelque chose empreint d’un véritable surréalisme et j’ai mis les pieds dans un univers onirique et poétique, où ses personnages n’existent pas vraiment et où le sérieux ne les atteint jamais. Ni comique même si certaines situations prêtent à sourire, ni réellement dramatiques même si la fin est relativement triste, j’en suis ressorti vraiment mitigé, avec une impression d’être passé à côté (comme avec 99 francs). Est-ce que ça serait la littérature française avec laquelle j’ai du mal ? Peut être bien. Je lui redonnerai peut être sa chance avec son non moins connu J’irai cracher sur vos tombes.

Le pianocktail, fabuleuse invention permettant aux meilleurs musiciens de savourer de succulents cocktails provenant de leurs propres musiques.

Certes, Vian brasse énormément de thèmes qui lui sont cher, tout en gardant en toile de fond son amour pour le jazz et plus particulièrement Duke Ellington. Mais ces 335 pages découpées en 68 chapitres permettent à Vian de passer du coq à l’âne comme il a l’air de si bien savoir le faire sans que l’on puisse vraiment s’attacher aux personnages. De plus, ces derniers sont totalement déconnectés de la réalité, ce qui fait qu’une seule lecture globale de l’œuvre est possible, empêchant les pauses entre chaque chapitres. Son style particulier s’appuie également sur le besoin d’user de multiples figures de styles qui accentue l’onirisme du roman pour définitivement empêcher toute accroche pour qui n’aurait pas l’esprit assez créatif.

Qui aime bien châtie bien: Jean-Paul Sartre en prend pour son grade dans le roman.

Michel Gondry compte bien s’approprier l’univers étrange de L’écume des jours et le transposer au cinéma. Alain Chabat, Romain Durris et Audrey Tautou serait de la partie, ce qui correspondrait assez bien aux personnages et à leur mentalité. Laissons faire le temps me donner tort…

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Une réflexion sur “L’écume des jours – Boris Vian (1947)

  1. Autant j’adore Boris Vian, il est sans aucun doute mon auteur préféré, mais l’écume des jours j’ai eu du mal.
    J’irais cracher sur vos tombes, par contre, est généralissime.

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