Pusher 2: du sang sur les mains (2004)

Est-ce que ça serait le pendant comique du premier opus ?

Après nous avoir laissé en plan avec une fin ouverte et absolument pessimiste, nous arpentons de nouveau les rues danoises en compagnie de Tonny, l’ex-acolyte de Frank. Je m’attendais à quelque chose de plus nauséeux, de plus sale que ce que j’avais vu mais Refn prend le spectateur à contrepied et lui offre un film mafieux aux accents burlesques et familiaux, dénotant complètement de son entrée en matière.

Pusher, vous ne prendrez plus le métro chez nous par hasard.

Madds Mikelsen officiant déjà dans Pusher, premier du nom, confirme ici qu’il peut porter un film sur ses épaules sans jamais le laisser sombrer dans l’ennui ou le grand guignolesque, malgré les multiples situations où on est en droit de se dire que c’est un raté complet. Refn met l’accent sur la famille et ce qu’elle implique de responsabilité, emmenant son personnage sur un chemin semé de doutes et de questionnements. La violence, toujours présente mais moins frontale, apparaît lors d’une scène finale terrible, où le choix fait par Tonny semble être le meilleur.

Madds avait vraiment le look parfait pour incarner l’agent 47. Dommage !

Un épisode qui diffère largement de son prédécesseur en inscrivant la trilogie dans un ersatz de tragédie grecque, tout en gardant le froid et la saveur de l’humour danois. Un régal !

8/10

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