Lock Out – James Mather & Stephen St. Leger

Une affiche DTVesque mais beaucoup plus sympa que l'autre.

Voir un film qui semble tout droit sorti des années 80, en 2012 et en salles, c’est encore possible. Et grand bien nous en fasse car c’est la période la plus cool de l’histoire du cinéma. C’est donc avec un grand sourire nostalgique que Lock Out doit être envisagé car c’est une véritable machine à remonter le temps. Très peu de réalisateurs font référence à cette période charnière, bénie par tous les fans de films de genre. Se pencher vers l’avenir est sain pour l’évolution du cinéma mais un tel plaisir coupable ne peut pas faire de mal. Et s’il est si jouissif, c’est justement du au fait qu’ils sont rares.

Avant ça, j'avais un peu peur que Guy Pearce n'ait pas la carrure pour endosser un rôle d'homme d'action. Je m'étais trompé.

Aussi rare que les films de John Carpenter dont les réalisateurs semblent être de grands fans. Lock Out est le rejeton de New York 1997. Même idée scénaristique (une prison gigantesque), même unité de lieu (un vrai/faux huis-clos) , même personnage nihiliste et charismatique (Snow/Snake) et même amour pour le genre. Les effets spéciaux semblent tout droit sortis d’une boîte à souvenirs, entre les maquettes de véhicules au dessus d’un faux Washington ou des explosions artisanales.

Les méchants ont droit à un traitement de faveur en terme de conneries.

Luc Besson oblige, on a encore une poulette en détresse à sauver des griffes des méchants. Sauf que même cet élément ne gâche pas le scénario copier/coller car au même titre que le Président qui était pris en otage dans le film de Big John, il s’agit ici de la fille du président (voyez la finesse du truc). On reste donc en terrain balisé et on assiste à une refonte totale de tout ce qui a bercé notre enfance. Et même si les novices y verront un film d’action SF bien badass, les fans de la première heure y chercheront tous les éléments coïncidant avec son ainé.

J'aurais dialogué ce genre de photo en temps normal mais Guy Pearce m'a piqué ma réplique.

On évite également les références sexuelles habituelles car comme nous le savons tous, les femmes chez Luc Besson sont obligatoirement des putes ou en passe de le devenir (vous avez vu un peu le jeu de mots). C’est en ça que le choix de Maggie Grace, qui apparaissait déjà dans Taken, est ingénieux car il l’utilise à contre emploi, en en faisant une femme qui a des couilles, ne piquant jamais la vedette mais permettant d’ajouter un peu de sel aux répliques de Snow. A malin, malin et demi car c’est sans compter sur l’avidité du producteur qui, grâce à ce stratagème, s’assure une suite probable suivant les résultats du box-office.

La notion de temps, un clin d’œil évident à Snake Plissken.

C’est donc sur de bons rails que se profile la carrière des deux réalisateurs, élevés à la bonne péloche et aux punchlines salés. Espérons qu’ils ne prendront pas la grosse tête et nous soumettront d’autres films dans la même veine que ce Lock Out. Wait & see !

8,5/10

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