Hors de contrôle (2010)

Mel Gibson a encore de l'énergie à revendre !

Je voulais voir Mel Gibson renaître de ses cendres. J’ai repoussé l’échéance aussi longtemps que possible. J’avais lu beaucoup trop d’avis négatifs pour les prendre véritablement au sérieux car dans chaque critique, il y a une part de jalousie. Mais en fait, je me suis fourvoyé. C’est bel et bien le mauvais film annoncé. Enfin mauvais, tout est relatif. Il y a tout de même de bonnes idées et un amour du travail bien fait. Sauf que c’est également le problème de fond. Les bonnes idées ne se bousculent pas, ça a une allure de déjà vu (une sorte de mix de tout ce qui s’est bien fait dans le genre) et la mise en scène est sans âme.

- "T'as trois putains de répliques et t'es pas fichu de bien les jouer ! Travaille ton script !"

Loin de moi l’idée de vouloir voir un siamois de Death Sentence, ce film manque tout de même de cojones. Imperméable gris taupe et sa carrière derrière lui, Mel enchaîne les interrogatoires à la manière de Derrick avant qu’un éclair de violence vienne chatouiller nos rétines. Puis deux. Et enfin un troisième. Mais le tout est entrecoupé de bavardages bien patauds qui m’ont rappelé toute la lourdeur d’un Millenium. On assiste impuissant (quoi que j’aurais pu faire avance rapide) à un film d’enquête somme toute assez basique, parsemé de quelques plans incroyablement riches (l’ascenseur du parking, la tour).

Une discussion à demi-mots dans un film d'espionnage. OK. Mais la vue sur le fleuve, assis sur un banc, c'est un des clichés les plus surannés du genre.

Martin Campbell tente de se démarquer par ces scènes d’action mais leurs réalismes est tellement cru et elles sont si courtes et si tendues qu’on se demande si on a pas changé de film entre temps. Le contexte politique est traité par dessus la jambe et semble juste présent afin d’augmenter le bodycount de la quête vengeresse de Craven, le personnage incarné par Gibson. Si ça n’était que ça, ça serait déjà pas mal et ça ne gâcherait pas tout le film. Sauf qu’on a droit à des scènes nostalgiques sous formes de visions ou de flash-backs de la fille de Craven et qu’elles sont particulièrement mauvaises (je ne reviendrais pas sur la scène du rasage qui semble faire l’unanimité).

Mel à le visage d'un homme qui a vécu. Son personnage y gagne en profondeur et en charisme.

Pas de quoi se réveiller la nuit, hormis deux ou trois scènes bien troussées et un Mel qui montre qu’après quelques kilomètres au compteur, il peut en remontrer à la jeune génération.

6,5/10

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