After Hours (1985)

Ce regard résume à lui seul tout le film !

Incroyable ! C’est ce que j’ai pensé quand je me suis rendu compte que Scorsese était aussi à l’aise avec la comédie qu’il l’est avec les films de gangsters. J’ai tout simplement halluciné face à sa définition ultra réaliste de ce à quoi peut ressembler une soirée merdique. On sent l’amour du travail bien fait dans l’ensemble de ses plans (les travellings rapides sont juste époustouflants !), le mélomane dans le choix de son ambiance sonore et le New-Yorkais pur et dur sur le regard qu’il porte sur sa ville et ses petites choses du quotidien qui l’enquiquinent (le prix des tickets de métro en est un bon exemple).

Déjà blasé alors que ça n'est que le cadet de ses soucis !

D’emblée, on s’attache au sort de Paul, cherchant à échapper à la monotonie de son travail par le biais de la lecture et des rencontres. Dont une en particulier qui va lui attirer tout un tas de problèmes. En temps normal, y’a souvent des creux dans ce genre de comédie où l’espace temps est limité ainsi que le nombre de personnages. Ici, c’est kafkaïen en diable et on ne s’ennuie pas une seule seconde. La galerie de personnages est juste démente et les situations cocasses s’enchaînent le plus naturellement du monde, plongeant le pauvre hère dans un tourbillon de folie nocturne dont il ne parviendra pas à s’échapper.

Le videur Berlinois aristo SM, ça ne s'invente pas !

Car du moment où il perd son argent au tout début du film, il est contraint de rester dans le quartier de Soho, multipliant les rencontres inimaginables et les mauvaises surprises. Lessivé, trimballé d’une rue à une autre dans une ville qu’il ne reconnaît pas, Paul (incarné à la perfection par Griffin Dunne) semble tout droit sorti d’un livre de contes psychédélique, d’une fable décalée où le final est une vraie claque et nous rappelle, à grands renforts de scènes hilarantes, qu’il y a une vie après le travail, mais que cette vie peut ne pas être compatible. A choisir, je préfèrerais être un papillon de nuit dans une jungle urbaine déjantée.

La bite dans un étau ou comment survivre aux plaies de New York.

Je met très rarement la note maximale. Cette récompense ne s’obtient que si un film renoue avec des sentiments que j’ai déjà partagés, si le film me touche au plus profond de moi et si je suis persuadé que la révision sera un véritable plaisir. After Hours fait carton plein !

10/10

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