John Carter – Andrew Stanton

Je donne toute ma fortune sur celui qui me ramènera le scalp du doubleur français de John Carter...

Grand Edgar Rice Burroughs Exumé, autrement dit GERBE lorsqu’elle est confiée à un petit studio répondant au nom de Walt Disney. Un héros d’une virilité sans bornes, de l’action en barres et une princesse aussi sensuelle que charismatique. Tous les ingrédients étaient là pour forger un divertissement haut de gamme. Et haut de gamme il l’est, mais dans la fainéantise. Une mise en scène relativement plate, un acteur inexpressif et…et c’est déjà pas mal.

Les scènes réhabilitées par Georges Lucas sont légions.

Père de Tarzan, Burroughs aurait été fier de lui aujourd’hui. Alors qu’à l’époque de la parution de sa première histoire mettant en scène un confédéré en cavale qui voyage entre les planètes avait fait sourire, John Carter se retrouve adapté sur grand écran. Mais trop tard malheureusement. Toutes les fabuleuses idées que l’écrivain avait semé ont germé pour donner de plus ou moins belles plantes, celui ayant parfaitement su intégrer l’imagination foisonnante de son ancêtre étant Georges Lucas en personne. De nombreuses choses, qu’elles soient infimes ou grosses comme le nez au milieu de la figure (la main coupée, les Jedaks) renvoie aux évangiles qu’ont été les histoires de John Carter pour de nombreuses personnes en quête de voyages et d’aventures. Le contre-coup est donc fatal pour John Carter car vu avec un regard étranger à tout ça, c’est du déjà vu pour le spectateur.

Une vraie princesse doit faire fantasmer le héros. A moins que John Carter soit gay, j'vois pas ce qu'il lui faut d'autre là !

Néanmoins, le film a son identité propre et un charme exotique qui transporte. Le parti pris esthétique est dépaysant à souhait, nous plongeant directement au cœur de Mars sans préliminaires. L’immersion est complète et l’identification au personnage principal parfaite. Mais y’a ce petit truc, ce côté enfantin, qui bousille tout. Certes, c’est avant tout un divertissement et Disney oblige, les ennemis ont le sang bleu (ou alors c’est que ça se passe comme ça sur Mars). Mais même dans les scènes censées émouvoir (comme le carnage ponctué de flashbacks mélancoliques), on assiste impuissant à un une scène risible qui vire au ridicule et efface aussi rapidement qu’elle est apparue la figure matrimoniale.

Le sous-texte écologique est également omniprésent entre la cité d'Helium et ces vaisseaux aux ailes photovoltaïques.

En deçà de mes attentes, John Carter assure tout de même le spectacle. Sans se placer au panthéon du genre, il apporte un peu de fraîcheur à un genre souvent trop réduit à la saga Star Wars, même si la qualité est bien inférieure à ce qu’elle aurait pu être.

7/10

Publicités
Tagué , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :