Les infidèles – Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Eric Lartigau & Alexandre Courtès

Attention, terrain graveleux !

A boire et à manger ! Voila ce qu’il y a dans ce film. Après l’american dream de Jean Dujardin dans les nombreux festivals du monde entier des Etats-Unis d’Amérique planétaire, on aurait pu penser qu’il se ferait discret avant de retourner. Et ben non ! Modestie française oblige, il est du coup à l’affiche de deux films en même temps en salles: The Artist, qui ressort pour faire gonfler les recettes parce qu’ils ont pas eu assez de sous après avoir fondu les statuettes des Oscars et des Cesars et Les Infidèles, qui est à peu près tout ce que ne prône pas les Etats-Unis d’Amérique (fidélité, valeurs familiales et tout le toutim) alors qu’ils l’ont si gentiment récompensé en pensant qu’il était le nouveau porte-étendard d’un cinéma mignon et sans artifices. Un retour aux sources en quelque sorte. Sauf que le retour aux sources, Dujardin l’effectue à merveille en signant pour ce film à sketches.

Les lunettes de soleil, ça sert pas qu'à jouer au poker. Ca sert aussi...à mater des culs sans se faire choper.

Et dans un film à sketches, ce qui est bon, c’est qu’on est sûr de pas s’ennuyer, sauf si les sketches sont tous mauvais auquel cas, ça aurait été une purge. Sauf qu’avec un panel de réalisateurs pareils, les surprises s’avéraient alléchantes. Le concept est simple: donner une définition de l’infidélité en plusieurs courts-métrages, chacun entrecoupés de sketches d’une à deux minutes. Le procédé a du mal à décoller et après un prologue très drôle, on se demande où on est. Quand certains ont choisis l’humour pour parler de ce phénomène social d’actualité (ben ouais, quand le Français moyen est en crise, il baise, c’est bien connu),d’autres préfèrent l’aborder de manière frontale, utilisant un ton dramatique où le cynisme pointe le bout de son nez, ce qui rend la chose drôle. Et ce qui est étonnant, c’est que les morceaux les plus réussis sont particulièrement ceux là (même si j’avoue que la réunion est hilarante).

Le DVD du film, le cadeau d'anniversaire de mariage rêvé de Dominique Strauss-Kahn.

Ca reste donc assez mitigé car on rit puis on est ému puis ont rit plus trop et enfin on rigole. Ca n’est peut être pas la comédie de l’année mais ça a le mérite de se réapproprier le film à sketches qui avait disparu des écrans avec panache. La qualité d’écriture n’est pas toujours au rendez-vous (certains dialogues sombrent dans le vulgaire un peu trop facilement) mais il faut se laisser pénétrer par l’expérience.

7/10

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