Phantom of the Paradise (1974)

Les opéras rock de Kamel Ouali peuvent aller se rhabiller !

De Palma a tâté un petit peu du fantastique avant de percer dans le film noir et s’installer comme le digne héritier d’Alfred Hitchcock. Ce qui n’est pas désagréable à regarder. Même si l’aspect foutraque et comique du scénario n’aurait pas déplu à Terry Gilliam, le réalisateur montre déjà un talent tout particulier à la mise en scène: split-screens, plans séquences, 360°,… Tout ce qui fait le sel de la filmographie du maestro est déjà présente à l’écran. Le voyeurisme dont il aime faire preuve (son paroxysme étant atteint dans Body Double) prend toute sa signification dans cette histoire de musicien maudit hantant les coulisses du Paradise.

"C'est bien ici la Savoyarde avec la grande bouteille de Coca ?"

Le kitsch est totalement assumé et est même un personnage à part entière. Le décor dans son ensemble permet à la pop culture d’insuffler son rythme à l’image. Mélange de Faust rock’n roll et de Fantôme de l’opéra moderne, nombreux sont les éléments repris dans la littérature, la musique ou le cinéma et qui, plus tard, seront eux mêmes repris par d’autres. De Palma signe avec son Phantom son film le plus original, détonnant complètement avec le reste de son œuvre dans son intégralité.

7,5/10

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