Tucker & Dale fightent le mal – Eli Craig

On sent la touche craspec proche du grindhouse...mais que dans l'affiche !

Tucker & Dale, c’est un peu le cousin germain d’Evil Dead et de Massacre à la Tronçonneuse, lesquels se seraient respectivement mariés avec Delivrance et Vendredi 13. Un pot pourri de tout ce qui se fait de mieux dans le genre, agrémenté d’une sauce piquante. Et même si le plat ouvre l’appétit, on se dit en le voyant qu’il faut éviter de trop en manger afin d’éviter l’indigestion. Les Rosbeefs n’ont plus besoin de nous prouver qu’ils sont les champions de la comédie horrifique. Eli Craig, voyant que ses compatriotes de la Manche n’en était pas, a décidé de relever un défi de taille. Faire une excellente comédie horrifique…aux Etats-Unis. N’en déplaise à personne, c’est pas ça qui manquait au pays de l’Oncle Sam: de Scary Movie à Paranormal Activity (ah, c’est pas une comédie ?), le genre foisonne même s’il reste dans l’ombre des génies de l’écriture tels que Christopher Smith ou Edgar Wright.

Jouer à saute-mouton dans les bois peut être dangereux pour la santé...

On peut aisément dire que le défi est relevé, même si le film pêche par souci de rythme: certains dialogues sincères prennent trop de temps et, même s’ils peuvent expliquer le besoin de faire une pause dans le paquet de sketches et de gags que procure le scénario, ralentissent l’ensemble et ennuient le spectateur. Avant toute chose, je vous souhaite de ne pas voir la bande annonce car elle dévoile beaucoup trop de morts et fait ainsi perdre l’effet de surprise qui accompagnait la bobine. Sachez juste qu’il s’agit d’une parodie intelligente et d’une réflexion sur le genre qui ne l’est pas moins. Compilant les plus gros clichés des slashers pour mieux les dénoncer, Tucker & Dale est une petite pépite chétive perdue au milieu d’un genre qui n’épargne personne.

Dégarnis sur les côtés avec une raie au milieu, c'est bien ça ?

Car le Craig connaît ses classiques sur le bout des doigts: flashbacks, silence pesants, plans iconiques, scare-jumps,…Tous les ingrédients d’un véritable slasher y passe et il n’hésite pas sur les clins d’œil appuyés pour crédibiliser l’ensemble. Dommage qu’il se sente obligé de dévaloriser à outrance ses deux protagonistes en rabâchant exagérément que ce sont des bouseux. Le public est assez intelligent pour comprendre que le but de ton film est de chercher un effet miroir aux standards actuels. L’ambiance 80’s qui se dégage de la péloche est jolie à regarder, tout comme les visages des demoiselles en détresse même si j’ai besoin qu’on m’explique un truc: pourquoi la blonde de service va toujours dans les bois en talons aiguilles ?

6,5/10

La censure permet de dénuder de moins en moins les scream-queens des films d'horreur...dommage

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