The Descendants – Alexander Payne

Un père de famille, un obstacle qui paraît facile à surmonter...cette affiche résume bien l'idée du film.

Georges Clooney a tendance, ces dernières années, à choisir le côté indépendant du cinéma, y trouvant très certainement un réalisme qui résonne en lui. Après des Marches du pouvoir où il se faisait voler la vedette par Ryan « Drive » Gosling, le voici de nouveau en solitaire dans un film où il interprète un père esseulé par la perte de sa femme et la distance qu’il a mise entre ses deux filles. Loin de tomber dans le pathos lourdaud comme le montage de la bande annonce le laissait présager, on assiste à une quête salvatrice d’un homme qui va traverser une période douloureuse tout en chassant les démons qui l’empêchait de vivre sa vie de famille en père exemplaire. Ajouté à cela un legs familial lourd à porter et vous aurez une idée du fardeau que porte Clooney dans ce film.

" Quoi ! On a eu un Golden Globe ?! Non...2 Golden Globes ?!!!"

L’idée de placer le récit à Hawaï – même si elle provient du roman – est terriblement intelligente. Sa forme d’archipel et les longs trajets qui relient chacune des îles rappellent l’éloignement de chaque membre de cette famille l’un envers l’autre ainsi que les épuisants ponts qu’il faut construire pour les faire se rejoindre. Et le cadre idyllique est parfaitement antithétique avec le thème abordé – la souffrance, la perte d’un être cher, les tensions familiales – ce qui évite d’avoir à en rajouter niveau tire-larmes car le film fait très bien son office lorsqu’il s’agit de nous émouvoir. Certes, le scénario touche plus ou moins fortement les personnes, suivant qu’elles aient vécu une telle expérience ou non mais le point fort de The Descendants est de recentrer nos esprits sur un fondement important du bonheur: la famille.

L'archétype de la belle-famille est travaillé de manière originale.

Ce ton dramatique qui ponctue l’ensemble du film nous évite de sombrer dans la mélancolie grâce à des notes comiques et rafraîchissantes qui m’ont fait penser à Broken Flowers. Payne emprunte à Jim Jarmusch ce ton second degré qui met du baume au cœur au public, mais également aux personnages, au détour de deux ou trois scènes vraiment drôles. Mais même s’il n’a pas la fibre mélomane de ce dernier, l’ambiance musicale du métrage fleure bon la plage et le sable chaud. Même si j’ai eu très peur au tout début du film (une voix-off pendant près de 15 minutes), mes craintes se sont apaisées au fil des minutes et j’ai pu pleinement profiter de cet instant qui (pour emprunter à quelqu’un qui m’est cher) remet les pendules à l’heure.

7,5/10

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