L’amour dure trois ans – Frederic Beigbeder

C'est incontestablement son meilleur film puisque ça sera le seul...du moins j'espère

  • Amour = Amitié + Sexe.
  • 5 minutes < Sexe < 3 heures.
  • 6 mois < Amitié < 80 ans
  • Donc 5 minutes < Amour < 80 ans
  • 5 minutes = Coup de foudre et 80 ans = Nos arrières grands-parents
  • Amour = de 7 à 77 ans
  • Sexe = 5 * 180 = 900
  • Amitié = 80 * 0,5 = 40
  • Le nombre récurrent de l’amour est 7.
  • Donc si je divise le Sexe par l’Amitié et que je divise l’Amour par son nombre récurrent, cela me donne 3,2142857142857142857142857142…………….

- "Je vois exactement où il veut en venir !" - "Et ben, t'es bien le seul..."

Si l’on arrondit à l’inférieur, on n’arrive bien à 3 ans. Mais si l’on n’arrondit pas, on se rend compte que l’amour est infini. Alors que choisir ? Beigbeder ne répond pas à la question une seule seconde. Il se contente d’essayer de copier Kounen pour refaire un 99 francs bis à la sauce romantico-bobo-parisianiste (le correcteur d’orthographe me dit pagano christianniste). Mais sans style, ça ne sert absolument à rien et l’effort de l’adaptation se voit flouer par une tentative maladroite de regagner les lecteurs et le public de son best-seller précédemment sorti en salles. Ce qui aurait pu être une comédie satirique et incisive sur le mariage, l’amour et la consommation de couple n’est en fait qu’un patchwork de citations plus ou moins intéressantes sur ce sentiment inexplicable. De Charles Baudelaire à Marc Lévy, on a droit à tout un tas de copier/coller au fur et à mesure que le film perd de son originalité et l’adaptation perd de sa saveur.

Ca aide d'avoir le nom d'un écrivain célèbre. Encore faudrait-il avoir du talent !

Le pire dans tout ça, c’est de donner carte blanche à un acteur qui ne sait pas jouer ! On a l’impression qu’il récite par cœur ses répliques sur un ton froid et faussement mordant. Même un acteur de théâtre burlesque jouerait plus vrai que lui. Et en plus d’être con, il est moche ce qui n’aide pas à apprécier le personnage qui parle d’amour alors qu’il ne s’aime pas lui même. Ce film est tellement raté que je vais devoir écrire une phrase que je n’aurais jamais pensé devoir écrire jusqu’alors. Comment l’amener ? Euh…voyons voir…on va pas y aller par quatre chemins: Louise Bourgoin sauve le film. Ah putain c’était dur ! Mais pas autant que ma joie de la voir nue sur une dizaine de plans, de me rendre compte qu’elle est vraiment resplendissante de candeur et de joie de vivre et qu’elle respire le sex-appeal par tous les pores de sa peau.

C'est sûr que c'est moins excitant que dans L'autre monde mais vous verrez par vous même.

Beigbeder a fait là un beau plantage sauvé par toutes les critiques parisiennes (Le Parisien et Le Figaro ne sont qu’éloges et jeter de pétales) mais qui sera descendu à coup sûr par tous les fans du monsieur qui, depuis quelques années, se complait dans de la critique romancée et se pose en proseur maudit et nombriliste. J’ai tout de même honte pour l’utilisation de mon maître à penser, Henry Charles Bukowski, qui sert d’introduction au film. On n’aurait pas pu faire meilleur choix de citation !

4/10

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